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Ostéoporose : les traitements

Publié par : Dr. Ada Picard (19. octobre 2016)

Il est important de bénéficier du bon traitement contre l'ostéoporose quand le diagnostic est établi.
Pour traiter l'ostéoporose, il existe 3 grandes catégories de médicaments :

  • Contre la destruction osseuse.
Les "anti-résorbeurs" luttent contre les destructions osseuses : les SERMs (modulateurs sélectifs des récepteurs aux oestrogènes) et les biphosphonates. Ces traitements agissent sur les hormones sexuelles. Mais attention ils sont différents du traitement hormonal de la ménopause.

Ils freinent ou bloquent l'activité des cellules responsables de la destruction de l'os (ostéoclastes) et permettent une diminution du risque de fracture, des vertèbres et des hanches pour les biphosphonates.

Les bisphosphonates sont les traitements de référence de l'ostéoprose. Cependant, leurs bénéfices sont aujourd'hui largement discutés.

Les SERMs (analoques de récepteurs aux oestrogènes), comme le raloxifène sont surtout indiqués pour des femmes après la ménopause. Ils permettent de diminuer le risque de fracture de vertèbres. Ce traitement diminue également le risque de développer un cancer du sein.

  • Pour la formation osseuse.
Un médicament anabolique favorise la formation osseuse : le tériparatide. Il s'administre par injection, une fois par jour.

Ce médicament stimule les cellules de la formation des os (ostéoblastes). Ce médicament, coûteux, n'est remboursé qu'aux femmes ayant déjà eu deux fractures vertébrales, et sa prescription est limitée dans le temps (18 mois).

  • Le deux-en-un 

Le ranélate de strontium est un médicament à la fois anabolique et anti-résorbeur. Il augmenterait la formation osseuse tout en diminuant sa destruction. Cependant, ce médicament est actuellement de moins en moins utilisé, en raison de ces effets secondaires, en particulier cardio-vasculaires. Ses effets bénéfiques sont par ailleurs jugés insuffisants par la Haute Autorité de Santé.

  • Un nouveau médicament
Un anticorps monclonal est désormais disponible pour les patients : le denosumab (en injection sous-cutanée deux fois par an).

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