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Ovaires polykystiques - OPK : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. août 2014)

Grâce aux avancées de la médecine, on sait aujourd'hui que le blocage de l'ovulation n'est pas la cause, mais plutôt la conséquence du dérèglement hormonal : entre autres, l'excès d'hormones mâles (hyperandrogénie) et la résistance à l'insuline (l'hormone du diabète).
Bien que les causes des ovaires polykystiques restent à ce jour mal définies, les études vont dans le sens d'une origine complexe, multigénétique et environnementale.

Plusieurs gènes responsables ont été identifiés à ce jour. Entre autres, ceux impliqués dans la sécrétion des hormones sexuelles, et ceux qui entraînent une résistance à l'insuline.
Cependant, l'existence d'une mutation sur l'un de ces gènes ne peut expliquer à elle seule l'apparition du trouble. L'expression de ceux-ci serait influencée en grande partie par l'environnement. Le stress, l'alimentation, la pollution, les pesticides, sont autant de causes susceptibles d'influencer l'apparition des ovaires polykystiques.

Les conséquences

> Le surpoids

À la fois cause et conséquence, le surpoids touche 50 % des femmes atteintes d'OPK.
Secondaire à l'insulinorésistance, cette tendance à la prise de poids serait aussi un facteur aggravant, voire une des causes du dérèglement hormonal.

> Le risque cardio-vasculaire

Les femmes porteuses d'ovaires polykystiques sont plus exposées aux complications cardio-vasculaires que la population générale. En cause : la fréquence élevée de facteurs de risque, tels que l'hypertension artérielle (dans 20 % des cas), l'excès de cholestérol (plus d'une femme sur 2) et, enfin, le diabète de type 2, qui touche plus de 10% des personnes souffrant d'OPK.

> Le risque de cancer

De nombreuses études scientifiques suggèrent que les femmes porteuses d'ovaires polykystiques auraient plus de risques d'être atteintes d'un cancer de l'endomètre (ou cancer du corps de l'utérus) que les femmes exemptes d'OPK.

Cependant, ce lien n'est pas certain, et il est possible que cette vulnérabilité soit plus liée au surpoids qu'à la présence d'OPK.



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