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Phimosis - Paraphimosis : Au sujet de la circoncision

Publié par : Dr. Nicolas Evrard

La circoncision est pratiquée systématiquement dans certaines communautés religieuses (juive, musulmane). Elle a aussi ses adeptes aux États-Unis, où, pour des raisons hygiénistes, la mode est à la circoncision des enfants. Elle a aussi ses détracteurs qui la comparent à l' excision.

Pour ceux-là, elle pourrait diminuer le plaisir sexuel. Le gland n'étant plus protégé par son prépuce serait plus dur et répondrait moins facilement aux excitations. Le prépuce, et notamment l'anneau préputial, étant très innervé, le plaisir serait plus intense lorsqu'il est conservé.

Pour les adeptes de la circoncision, au contraire, l'absence de prépuce assurerait une hygiène meilleure. Dans tous les cas, si, pour des raisons médicales, une posthectomie s'impose, on peut être rassuré, en se disant qu'autrefois le prépuce était appelé l'organe malheureux...

Le décalottage, pour ou contre ?


Pendant de nombreuses années, les médecins ont conseillé aux mamans de décalotter le sexe de leur enfant, plusieurs fois par semaine, voire à chaque bain, pour des raisons d'hygiène. Les médecins considéraient, en effet, que les smegma (des sécrétions) accumulées dans le prépuce, favorisaient les infections. Ils pensaient également, qu'un décalottage régulier permettait d'éviter le phimosis ultérieur, ou des troubles de l'érection.

Résultat, les mamans, angoissées, s'obstinaient à décalotter leur petit, en forçant sur un prépuce naturellement trop étroit pour s'ouvrir comme elles l'auraient voulu. Cela avait pour effet de provoquer des phimosis par irritation, c'est-à-dire, exactement l'inverse de ce que l'on cherchait... Les études menées depuis plusieurs années, ont montré que le décalottage ne favorisait pas l'hygiène et ne prévenait pas le phimosis.

Pour l'hygiène, les bains suffisent, à condition qu'ils soient répétés, et que chez le petit, les couches soient changées assez souvent. Les médecins conseillent donc, à présent, de ne pas toucher au prépuce des petits. Laisser faire la nature et l'enfant lui-même, est la meilleure recommandation.

Auteur : Sylvie Charbonnier.
Expert consultant : Docteur Georges Picherot, chef du service de pédiatrie du CHU de Nantes.


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