publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Phobie scolaire : Les facteurs de risque

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (12. novembre 2014)

Nous avons vu que les motifs qui mènent à une phobie scolaire sont très variables, cette dernière apparaissant comme le révélateur d'autres troubles sous-jacents. Dans ce contexte, il semble que certains enfants soient plus vulnérables que d'autres à développer une phobie scolaire.

Les facteurs internes
> Les expériences précoces
La capacité à supporter la séparation avec un proche, à interagir avec les autres, et la confiance en soi, dépendent en partie de la qualité des relations précoces avec les proches (parents en particulier).

> Le tempérament
Le tempérament est le caractère de l'enfant, tel qu'on le connaît depuis sa plus tendre enfance. On pourrait dire d'un enfant, par exemple, qu'il est sensible, calme et timide. Ou encore qu'il est colérique, énergique, et très sociable. D'un profil caractériel à l'autre, la vulnérabilité à souffrir de troubles émotionnels et donc de phobie scolaire est différente.
Un enfant plus sensible et moins sociable est plus à même de développer des troubles anxieux que son camarade chef de file.

Les facteurs environnementaux
> La vulnérabilité familiale
Une fragilité psychique familiale, comme l'existence d'une dépression récurrente chez l'un des deux parents, favorise l'apparition de troubles anxieux ou de troubles du comportement chez l'enfant, susceptibles de moduler son comportement vis-à-vis de l'école.

> Les attitudes parentales
L'investissement scolaire des parents peut influencer l'expérience que l'enfant a de l'école.
Tout comme le défaut d'intérêt donné à l'école par les parents peut défavoriser l'investissement scolaire de leur enfant, l'excès d'importance donné aux résultats scolaires peut s'avérer anxiogène pour l'écolier. En effet, un haut degré d'exigence parental peut, dans certains cas, accroître la peur d'échouer de l'enfant, et augmenter son anxiété quant à ses capacités d'apprentissage.

> Les événements de vie
Dans la vie d'un enfant, il y a les parents, la fratrie, les copains, la maison, les loisirs, l'école... et éventuellement le chien.
Quand un de ces éléments manque ou est mis en branle (déménagement, décès, maladie, etc.), les autres, en particulier l'école et l'apprentissage, se trouvent fragilisés (voire renforcés). Le tempérament et l'environnement de l'enfant jouent ici un rôle essentiel dans la façon dont l'enfant gérera ce type d'événement.

> Le contexte social
La barrière linguistique, l'importance des différences culturelles, ou encore la précarité parentale peuvent être des obstacles à l'apprentissage de l'enfant et à son intégration auprès de ses camarades.

> Le contexte scolaire
L'ambiance de la classe, l'entente avec les camarades, la sévérité du professeur sont autant de variables qui peuvent influencer l'investissement scolaire de l'enfant. Ainsi, un jeune adolescent qui se fait agresser verbalement sur le lieu du collège, sera plus susceptible de développer une phobie scolaire qu'un acolyte mieux intégré.


publicité