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Phobie sociale : Les conséquences

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. novembre 2014)

La première des conséquences de la phobie sociale, est la souffrance au quotidien. C'est l'anticipation permanente de toutes ces situations qui vont mettre en souffrance ou mal à l'aise. C'est la planification, pour chaque jour, de stratégies qui évitent la situation anxiogène (se faire livrer pour ne pas avoir à aller faire ses courses, prendre ses cours par correspondance pour ne pas avoir à aller en classe, trouver une excuse pour échapper à la réunion de famille ou à la soirée entre amis, se trouver à soi même une bonne raison pour rester à la maison et seul...).

Au fil du temps, le sentiment de dévalorisation (d'infériorité), d'incapacité, augmente. On arrive à se fabriquer une vie d'évitement confortable - du point de vue de la phobie sociale, mais l'image de soi reste dégradée. Et le risque est la dépression, l' addiction (à l'alcool ou aux anxiolytiques...).

Les conséquences de cette phobie sociale vont s'exprimer à des occasions très diverses. Les situations à l'origine de véritables crises de panique et donc de fuite, d'évitement, peuvent se trouver aussi bien dans les domaines scolaire, professionnel que familial. La phobie sociale peut se manifester au moment d'un exposé à l'école ou, tout simplement, lorsque l'on rencontre la voisine et qu'il va falloir lui parler de la pluie ou du beau temps.

Cela peut arriver lorsque l'on est amené à donner son point de vue, à défendre une idée ou, tout simplement, lorsque l'on mange, que l'on boit, que l'on écrit ou que l'on est dans le métro, et que l'on se sent observé, jugé. Les situations les plus banales, se transforment alors en cauchemar.


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