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Polyarthrite rhumatoïde : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (31. décembre 2014)

L'idéal est diagnostiquer le plus tôt possible la maladie afin de la traiter le plus efficacement possible. Il est nécessaire d'informer les patients au maximum pour qu'ils puissent prendre en charge au mieux leur affection avec l'aide des soignants.

En fonction de la sévérité de la polyarthrite rhumatoïde, de l'ancienneté de la maladie, de l'âge du patient et de son état de santé général, différents traitements peuvent être prescrits. On en distingue deux groupes :

> Les traitements de soulagement : c'est l'inflammation des articulations qui provoque les douleurs de la polyarthrite rhumatoïde. Les médicaments antalgiques comme le paracétamol calment la douleur. Le médecin prescrira des anti-inflammatoires non stéroïdiens afin d'atténuer l'inflammation et diminuer la douleur. La cortisone, qui est un puissant anti-inflammatoire, est prescrite à dose faible (égale ou moins de 10 mg/jour), afin d'éviter ses effets secondaires. A l'heure actuelle, on utilise plus volontiers la cortisone pour des inflammations aiguës, en traitement quasi ponctuel, que sur du long cours. Si le médecin prescrit de la cortisone, il s'agit certainement de la posologie minimale, mais nécessaire pour soulager. Il est conseillé de bien suivre cette prescription, sans en modifier les doses. Il est aussi conseiller de surveiller son poids, d'éviter de manger trop salé, ou trop sucré et trop gras. Les produits laitiers et les aliments riches en calcium sont conseillés.

> Il est recommandé de vite contacter son médecin en cas de fièvre (un conseil valable pour d'autres médicaments prescrits dans la polyarthrite rhumatoïde).

> Les traitements de fond luttent contre la maladie proprement dite et réduisent ou stoppent l'évolution de la maladie et la destruction des articulations. Chacun de ces médicaments est prescrit en fonction de l'historique médical du patient qui bénéficie d'un suivi médical étroit.

- Le médicament prescrit en première intention est le méthotrexate (un antimitotique immuno-suppresseur) à 10 ou 15 mg/semaine, associé à des folates. Il permet de soulager très rapidement les patients et surtout de leur redonner espoir en réduisant de façon significative les détériorations articulaires. La dose peut être augmentée jusqu'à 30 mg/semaine. On peut passer à la forme injectable si le patient n'est pas assez soulagé.

- S'il y a contre-indication ou intolérance au méthotrexate, il est remplacé par le léflunomide, la salazopyrine ou des sels d'or. Ces derniers ne sont cependant quasiment plus utilisés, car souvent mal tolérés.

- Les antipaludéens sont des médicaments qui peuvent être proposés dans des formes très modérées de polyarthrite rhumatoïde.

- Depuis une vingtaine d'années, l'apparition des biothérapies (ou traitements biologiques) dans les formes sévères de la maladie, permet une évolution positive de la maladie. Il s'agit surtout des anti-TNF : des médicaments comme l'etanercept ou l'adalimumab. Souvent prescrits en complément du méthotrexate, ils diminuent, voire stoppent la maladie.

- Les anti- lymphocytes B (rituximab) font partie d'une nouvelle classe de médicaments : les anticorps monoclonaux. Ils sont prescrits dans le but de moduler la réponse immunitaire dans cette maladie auto-immune.

- D'autres biothérapies ont été commercialisées ces dernières années : un modulateur de l'activation des lymphocytes T, l'abatacept. Et un anticorps qui bloque l'action de l'interleukine 6 (un autre facteur d'amplification de la réaction inflammatoire) : le tocilizumab.

- Enfin l'utilisation de médicaments comme la D-penicillamine, l'auranofin, la tacrolimus, le chlorambuccil et l'anakinra a été totalement abandonnée.


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