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Poux : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (03. décembre 2014)

Pour se débarrasser des poux, on faut utiliser des traitements locaux, mais cela n'est pas assez. Lutter contre les poux, cela signifie trois choses : éliminer les poux adultes, éliminer les lentes, mais aussi limiter leur transmission à une autre personne.

Parmi les méthodes traditionnelles, on trouve :

  • Le rasage total du crâne. C'est radical ! De cette manière, on élimine les poux, les lentes et les cheveux qui les soutiennent. Mais si la méthode est efficace, elle peut être difficile à vivre du point de vue esthétique, en particulier chez les petites filles.
  •  L'épouillage par le peigne. Des peignes anti-poux, on en trouvait déjà chez nos ancêtres les Gaulois. Autant dire que si la méthode était vraiment radicale, depuis le temps, ça se saurait ! 
    Cela dit, la méthode est très appréciée outre-Manche, chez nos amis britanniques, qui la recommandent pour les enfants de moins de six mois (qui n'ont pas encore beaucoup de cheveux), chez la femme enceinte et les asthmatiques. Mais pour que le peigne soit efficace, il faut le passer dans les cheveux au moins 30 minutes et cela deux à trois fois par jour. Un travail à temps plein...

Dans tous les cas, un contrôle après deux jours, et après douze jours est nécessaire pour vérifier qu'il n'y a pas de réinfestation. Et le traitement est à renouveler de toute façon une semaine plus tard pour court-circuiter le cycle de reproduction des poux.

Puisque les traitements traditionnellement utilisés ne sont plus actifs, et que les poux sont devenus résistants aux insecticides (neurotoxiques), on utilise désormais des produits plus ingénieux.

Ces nouveaux traitements anti-poux agissent de manière mécanique pour détruire la bête par étouffement ou par noyade.

> Les produits siliconés comme le diméticone.

Il se présente sous forme de lotion. Le produit, au contact de l'air, sèche rapidement et forme une sorte de film plastique qui entre dans les voies respiratoires du pou et l'étouffe, aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur, en l'enveloppant et en le bridant.

Inconvénient : si le produit, sur le principe, est parfaitement actif, il n'est pas totalement au point. Son taux d'efficacité est évalué à 60 % seulement. En cause, son mode d'application. Pour qu'il soit actif, il faut en verser beaucoup sur la chevelure et ne pas s'arrêter à l'aspect « mouillé ».

Autre piste : la formulation. Certains produits à base de silicone ne sont pas stables. Mais ils sont vendus quand même, car à l'heure actuelle aucune réglementation dans ce domaine, n'oblige les laboratoires à valider leurs produits en évaluant réellement leur efficacité.

> Les produits huileux.

Ce sont toutes les lotions à base d'huile de noix de coco ou d'anis. Les premières observations montrent que les poux meurent « noyés ». Si les poux ne meurent pas dans l'eau (leurs orifices respiratoires se ferment et les protègent de la noyade pendant plusieurs minutes, le temps d'un shampoing par exemple), les huiles et les produits gras les asphyxient rapidement.

Dans certains pays où les shampoings et les traitements sont trop chers, on utilise de l'huile ou du beurre de karité. Et ça marche. Non seulement de manière mécanique, mais il est probable qu'une toxicité chimique de ces huiles existe, ce qui n'est pas encore démontrée.

Au total, ces nouveaux traitements anti-poux (« étouffeurs ») sont plus efficaces que les anciens qui étaient neuro-toxiques. D'ailleurs, on trouve aujourd'hui en pharmacie, des produits qui revendiquent une efficacité après une seule application. Surtout, appliquez bien les conseils indiqués sur la notice du médicament.

Autre avantage : ces nouveaux traitements sentent beaucoup moins mauvais que les anciens...



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