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Psoriasis : Le témoignage d’un patient

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. janvier 2015)

Estelle, 39 ans, raconte dans son témoignage avoir traversé des moments de grande déprime en raison de sa maladie de peau...

Vous souffrez de psoriasis depuis longtemps ?
Depuis l'adolescence. Cela a commencé par des pellicules. J'ai tout essayé, les shampoings anti-pelliculaires de toutes sortes. Cela ne marchait pas. Mais on ne pensait pas au psoriasis. On ne savait même pas que ça existait. Par contre, on connaissait les pellicules. C'était déjà pénible au moment de l'adolescence quand on commence à vouloir plaire, d'avoir tout le temps des pellicules sur ses vêtements. Cela m'avait même provoqué un tic. Je me grattais toujours la tête. Et puis, ça a commencé sur les coudes. J'avais des espèces de plaques rouges et de la peau morte dessus. Des plaques blanches. Cala a commencé à la mort de mon père. J'avais 16 ans. C'est venu d'un coup. Là, on est allé voir le dermatologue. Et on a découvert cette maladie.

Avez-vous réussi à vous traiter ?
Pas au début. J'ai vu plusieurs dermatologues. Je prenais mon traitement correctement, mais ça ne marchait pas. Le fait de changer de médecin, comme ça, c'était très démoralisant. J'avais l'impression que je ne m'en sortirais pas. J'avais ces plaques sur les coudes, je n'osais plus mettre de manches courtes en cours de sport, j'avais honte. Je n'osais pas aller à la piscine. C'était moche. Et les médecins, qui, au début ne parvenaient pas à me guérir... ça a été dur. D'autant plus que le psoriasis a progressé.
L'été, ça allait un peu mieux, avec le soleil. Mais l'hiver, c'était l'enfer. Et j'ai fini par en avoir aussi sur le visage. Autour des oreilles, sur les sourcils. Une horreur. Je n'osais plus regarder personne. Et toujours pas de traitement efficace.

Et aujourd'hui ?
Je vis avec le psoriaisis. Je peux vous dire que ça m'a pourri la vie, cette maladie. Je me suis repliée sur moi, pile à un âge où on a des copains. Cela a certainement modifié mon caractère. Difficile d'avoir confiance en soi et de s'aimer soi-même quand on a les sourcils qui pèlent tout le temps et des plaques sur les bras. J'ai traversé des périodes de grande déprime. Je crois qu'on peut même parler de dépression. Et puis, il y a quelques années, j'ai rencontré un nouveau dermatologue qui m'a proposé un traitement de fond. Les séances d'UV m'ont fait du bien. En plus, j'étais bronzée en plein hiver... c'est bête, mais ça m'a redonné un peu de confiance dans mon image.

Et avec ce dermatologue, j'ai mieux compris les mécanismes de la maladie. J'ai fait attention à mon hygiène de vie. Et puis j'ai suivi un traitement médicamenteux, et là, ça va mieux. Bon, quand je suis trop fatiguée, ou qu'il se passe quelque chose de mauvais dans ma vie, ça revient. Mais je le sais. Je sais comment ça fonctionne. J'arrive à contrôler la maladie. Et maintenant j'assume.



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