publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Psychose - Psychoses : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. décembre 2014)

Si l'on ne connaît pas les causes exactes des psychoses, on sait qu'elles sont en partie liées à l'histoire personnelle du malade. Une histoire qui remonte toujours à la petite enfance.

Au moment de la naissance, le bébé n'a pas encore d'existence psychique. C'est le regard de ses parents qui le font exister. C'est dans ce regard qu'il développe sa personnalité. Avant quatre mois, le bébé sourit à sa mère parce qu'elle-même sourit : par mimétisme. Par réflexe conditionné, aussi : il sait que la mère, c'est la nourriture. Puis, il y a la phase de l'angoisse du huitième mois : il commence à se différencier du monde extérieur et de sa mère. À dix-huit mois, il atteint sa « majorité » : c'est le stade du non et du début de la vie sociale.

Les enfants qui ne parviennent pas à s'approprier leur propre image, à ces différents stades, peuvent développer une psychose infantile. Ils n'ont pas de représentation, d'image d'eux mêmes. Si la psychose ne se développe pas à ce moment-là, parce que l'entourage est suffisamment présent pour protéger le jeune, il peut arriver, à l'âge adulte que, au détour d'un stress, d'un deuil, d'un traumatisme, la personnalité fragilisée, craque. Et c'est l'entrée dans la psychose. Le délire est alors une forme de symptôme qui permet au malade de « dire » sa réalité, sa vérité. Le travail de thérapie consistera à rétablir un lien social, malgré ce délire. Il est de très bons botanistes, persuadés d'être eux-mêmes une plante !

Il existe différentes formes de psychoses, mais on peut en distinguer deux grands types :

- Les schizophrénies
Les causes de la schizophrénie restent encore inconnues, même si l'on a constaté qu'il existe des familles de schizophrènes. Les causes retenues sont plurifactorielles : la génétique, l'histoire familiale et l'environnement.

- Les délires chroniques
On ignore toujours les causes exactes des délires chroniques. On sait cependant qu'un délire paranoïaque survient le plus souvent chez un homme, après 35 ans. Il se développe sur des personnalités paranoïaques, ces personnes toujours méfiantes, suspicieuses, orgueilleuses, un peu psychorigides et autoritaires, dont les jugements sont basés sur des a priori.


publicité