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Psychose maniaco-dépressive (trouble bipolaire): Les causes

Publié par: Dr. Nicolas Evrard (06. octobre 2010)

Les troubles bipolaires, encore appelés maladie ou psychose maniaco-dépressive, se caractérisent par des fluctuations de l’humeur, dont on connaît mal les causes précises...

En théorie, il s’agit d’une alternance de phases de grandes euphories, parfois délirantes, et de phases de mélancolie, de grande tristesse.

Dans la réalité, on peut souffrir d’un trouble maniaco-dépressif et ne connaître qu’une seule phase, toujours dépressive ou toujours maniaque. Les cycles sont en effet plus ou moins longs, selon les personnes.
Alors, certes, nous sommes tous, plus ou moins, d’humeur changeante. Il y a des matins où tout va bien et où l’on se sent une énergie de dragon et d’autres où le poids de la vie pèse plus lourd. C’est normal...

Mais dans les psychoses maniaco-dépressives, c’est la même chose, mais en plus intense. Dans les phases dépressives, on ressent une tristesse extrême, une perte d’intérêt pour tout, des troubles du sommeil, mais aussi des troubles de l’appétit, des pertes de mémoire et des pensées de mort et des envies de suicide...

Au cours des phases maniaques, c’est l’inverse : on se sent capable de tout faire, l’énergie déborde, quelques petites heures de sommeil semblent suffire, mais le jugement devient erroné, l’agitation extrême et il est alors possible de perdre pied avec la réalité.
C’est quand on en arrive à ces phases extrêmes, à ces décompensations que l’on peut se retrouver à l’hôpital, voire au poste de police. Il est donc important de connaître la
maladie pour en éviter les symptômes invalidants

Les familles à risque

On n’en connaît pas vraiment les causes d'une psychose maniaco-dépressive, même si le caractère familial de cette maladie a été bien étudié.

Environ 1% de la population souffre de cette maladie. Et certaines familles ont un risque plus élevé de souffrir d’une maladie maniaco-dépressive. Les gènes suspectés font l’objet de recherches.

Pour l’ensemble de la population, le risque de développer la maladie est estimé à 1 ou 1,5 %, mais à 10% dans le cas d’antécédents familiaux et à 30% lorsque les deux parents sont concernés.

Lorsque l’un des parents ou des frères ou sœur sont atteints de ce trouble, il sera important d’être d’autant plus vigilent, en cas de dépression. De même lorsqu’un jeune présente des troubles de l’humeur, un caractère particulier, où s’alternent tristesse et euphorie, il sera important de penser à la possibilité d’un trouble bipolaire surtout si quelqu’un d’autre, dans la famille en est atteint.

A noter encore que cette maladie dure longtemps. Il s’agit d’un trouble chronique auquel il faudra être attentif toute la vie, même si les symptômes disparaissent et que la maladie est bien équilibrée



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