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Psychose maniaco-dépressive : les risques de rechute

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (06. octobre 2010)

Les patients maniaco-dépressifs et leur famille doivent apprendre à identifier les facteurs risquant d’engendrer une rechute. Et apprendre à les éviter.

> Le stress : on sait que le stress est un facteur d’aggravation ou de rechute du trouble bipolaire. Cela dit, le stress est inévitable, au cours d’une vie. Ce que l’on peut apprendre, c’est à gérer ce stress pour qu’il ne conduise pas à la rechute.

> Le manque de sommeil. Non seulement le manque de sommeil est un des premiers signes de la maladie, mais il peut également être responsable de rechutes ou de décompensations. Il est donc important de maintenir un rythme de sommeil régulier.
Si l’on doit partir en voyage, par exemple, on prendra un traitement somnifère pour maintenir un rythme régulier de sommeil, malgré le décalage horaire.

> Les rythmes de travail irréguliers : une personne atteinte d’un trouble bipolaire, pourra travailler normalement, si sa maladie est équilibrée. Cependant, certains rythmes de travail lui seront déconseillés.
De même, suivre des études, quand on est maniaco-dépressif, c’est possible. A condition de maintenir un rythme de sommeil régulier, même en périodes d’examens.

> Certains traitements médicamenteux : les antidépresseurs sont contre-indiqués s’ils sont prescrits seuls. D’autres médicaments sont à manier avec précaution car peuvent déclencher des états d’exaltation. C’est le cas de la cortisone (corticoïdes).
Cela ne signifie pas que l’on ne pourra jamais en prendre. Mais en cas de besoin, il sera nécessaire de signaler au médecin le trouble bipolaire. Il adaptera le traitement de corticoïdes en conséquence.

Signes avant-coureurs d'une rechute

Une fois la maladie diagnostiquée et traitée, les patients et leur entourage doivent rester vigilents. Le piège est de se sentir guéri et d’interrompre le traitement médicamenteux.
C’est dans ces situations que survient le plus souvent la rechute ou la décompensation.

Cependant, certains signes peuvent mettre en alerte. Si le patient lui-même ne parvient pas toujours à les détecter, son entourage peut le faire.

Les signes avant-coureurs sont dans la plupart des cas liés au sommeil et à l’humeur :

> Les troubles du sommeil.
On dort moins bien et surtout moins longtemps. Dès la première nuit d’ insomnie, il faut intervenir. La difficulté à dormir est l’un des premiers signes auquel il faudra être attentif.

> Les nerfs à fleur de peau.
On se sent beaucoup plus sensible à toutes les émotions. On se sent irritable, irascible, on s’énerve pour un rien ou l’on fond en larmes. Cela peut être lié à un événement objectif ou pas. Mais dans tous les cas, il faut l’envisager comme un signe possible de récidive.

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