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Rage : Le diagnostic

Publié par : Dorothee Gebele (01. juin 2015)

Avant la déclaration de la rage, il est difficile d’établir un diagnostic avec certitude : il est théoriquement possible de démontrer la présence du virus de la rage en procédant à un examen microscopique d’un échantillon de salive, de liquide céphalo-rachidien ou encore de follicules pileux. Mais cette preuve ne peut pas toujours être apportée, même s’il y a eu contagion.  

En présence d’un cas suspect, il est fortement conseillé d’examiner les éventuels animaux vecteurs et de les mettre sous surveillance vétérinaire officielle. Si l’animal est encore en vie et qu'il est contaminé, il aura développé les symptômes de la rage, et il est souvent possible de détecter les antigènes dans sa salive. Mais un diagnostic clair et certain ne peut être posé qu’après la mort de l’animal. Cela vaut également pour l’homme : seulement après le décès la rage peut être diagnostiquée de manière définitive en examinant des échantillons des tissus cérébraux.

Mais l’absence d’un diagnostic univoque chez l'animal est sans grande importance pour décider de traiter la personne : au moindre soupçon d’une éventuelle infection du virus de la rage, il est important d’être pris en charge rapidement à l’hôpital, le mieux est certainement dans un service spécialisé de maladies infectieuses.

Conclusion : si un animal (animal sauvage ou domestique ou une chauve-souris) présentant des signes de la rage a infligé une morsure ou blessure par griffe, ou si la salive de cet animal a été en contact avec les muqueuses, avec des égratignures, écorchures ou autres blessures, une prise en charge spécifique avec une immunisation active ou passive contre la rage est indiquée même en l’absence d’un diagnostic précis. Si enfin de compte, le soupçon de la rage ne se confirme pas, le traitement peut toujours être arrêté.  


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