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La rage

Publié par : Dorothee Gebele (01. juin 2015)

© Jupiterimages/iStockphoto

La rage est une maladie virale mortelle si elle n’est pas traitée à temps. Un vaccin contre la rage assure néanmoins une protection efficace.

Le virus étant transmis par des animaux infectés, la rage est ce qu’on appelle une zoonose. Aujourd’hui globalement éradiqué en France, le virus de la rage était notamment répandu chez les carnivores sauvages (renard, blaireau, martre) et chez les chauves-souris qui contaminaient à leur tour les animaux domestiques (bovins, moutons, chèvres, chevaux, chiens et chats).
Chez les animaux sauvages, le renard était le principal vecteur de la rage, l’homme pouvant contracté le virus principalement par des morsures de chien ou de chat contaminés.

En France et dans une majorité des pays européens, des mesures d’éradication efficaces, notamment l’immunisation des renards sous forme d’appâts (contenant le vaccin), ont permis de maîtriser largement la rage chez les animaux sauvages et domestiques. En fait, seules vraiment les chauves-souris sont toujours susceptibles de transmettre la rage.

Cependant, dans certains pays d’Europe sud-orientale et dans de nombreux autres pays en-dehors de l’Europe, la rage est toujours un sujet de préoccupation. Dans ces régions, le risque de contracter la rage reste relativement élevé : encore aujourd’hui, la rage ferait plus de 50 000 victimes par an dans le monde, notamment en Afrique et en Asie. Et ce ne sont que les chiffres officiels auxquels il faut ajouter les cas non découverts ou non déclarés. Lors d’un voyage à l’étranger, il est important de prendre en compte ce risque augmenté de la rage dans certains pays.

Si le risque de contamination humaine est très minime en France aujourd’hui, la rage reste un sujet d’actualité. Car quelques cas de rage humaine sont apparus ces dernières années. Il s’agit alors de cas isolés et généralement liés à une « importation » du virus suite à :
- l’introduction illégale d’un animal domestique non vacciné provenant d’une région où la rage existe, ou
- un voyage dans un pays à risque rabique.
Si la probabilité d’une nouvelle introduction de la rage en France est plutôt faible, ce risque reste donc réel.

Une fois le virus contracté, la période d’incubation, c’est-à-dire le temps jusqu’à ce que la rage se déclare, peut varier. En moyenne les premiers symptômes de la rage se manifestent entre 3 et 8 semaines après l’infection.

Une fois que la maladie s’est déclarée avec ses premiers symptômes, la rage n’est plus curable : des paralysies s’installent progressivement et entraînent fatalement la mort. Dans la plupart des cas, il est cependant possible de prévenir le déclenchement de la maladie si des mesures sont prises immédiatement après la morsure (par exemple immunisation active et passive).

Une vaccination prophylactique contre la rage est recommandée chez l’homme de façon assez exceptionnelle, lorsqu’il y a des risques de contact avec le virus, par exemple en cas d’un voyage prolongé dans un pays à risque rabique, ou lorsqu’une personne exerce un métier l’exposant potentiellement au virus de la rage.

La rage est soumise à une déclaration obligatoire auprès de la mairie et des services sanitaires vétérinaires. La vaccination contre la rage des animaux domestiques n’est généralement pas recommandée en France, sauf pour certaines races de chiens. Comme, il est détaillé plus loin, en cas de morsure par un chien, des précautions doivent être prises pour s’assurer que l’animal n’est pas porteur du virus de la rage.

Auteurs : Dorothee Gebele, Dr Nicolas Evrard.


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