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Rectocolite hémorragique (RCH) : Différences avec la maladie de Crohn

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. novembre 2014)

La rectocolite hémorragique ne doit pas être confondue avec la maladie de Crohn. Ces deux pathologies sont des maladies inflammatoires de l'intestin, toutes les deux des maladies chroniques évoluant par poussées et, toutes les deux des maladies auto-immunes. Il est parfois difficile, dans un premier temps, de faire une différence de diagnostic...

Cependant, de manière assez paradoxale, les deux maladies sont tout à fait différentes. La maladie de Crohn peut atteindre n'importe quel segment du tube digestif, de la bouche jusqu'à l'anus et peut provoquer des fistules avec la peau de l'abdomen ou de la marge anale, soit avec les organes des voisinages ( vessie ou vagin, par exemple). Encore une fois, la RCH ne concerne que la muqueuse du gros intestin et toujours de rectum, et il n'existe donc jamais de fistule.

Les symptômes


Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs abdominales, des diarrhées plus ou moins sanglantes, l'émission de selles glaireuses et sanglantes, pouvant être afécales (selles ne contenant pas de matières) elles sont liquides et parfois purulentes (c'est-à-dire contenant du pus), un état général plus ou moins altéré peut être associé en cas de crise sévère avec un amaigrissement, une fatigue, une perte d'appétit, de la fièvre.

Les symptômes de la rectocolite hémorragique (RCH) vont dépendre de l'importance de l'atteinte, c'est-à-dire de l'extension des lésions, aussi bien en profondeur qu'en superficie.

On distingue, en fonction de l'importance de l'atteinte du tube digestif, trois types de rectocolite :
> La RCH distale qui touche le rectum : on la rencontre dans les 2/3 des cas. Ce sont des rectites. Ces formes peuvent également concerner le rectum et le sigmoïde : ce sont les recto-sigmoïdites. Ce sont les formes les plus légères de la maladie.
> La RCH pancolique qui atteint le rectum et la totalité du côlon. Cette forme représente 15 % des cas. Une poussée d'intensité sévère se traduira par des signes plus nets comme des selles plus nombreuses et plus sanglantes, une altération de l'état général si la poussée se prolonge, une anémie.
> Les formes intermédiaires que l'on rencontre dans un quart des cas. Une poussée d'intensité modérée se traduit par quelques selles quotidiennes mêlées de sang et de glaires voire des déjections glairo-sanglantes afécales.

En fonction de l'atteinte de la muqueuse, la gravité de la poussée et de ses symptômes peut aller du simple érythème de la muqueuse digestive (muqueuse très rouge saignant au contact), aux ulcérations « creusantes », avec parfois une disparition complète de la muqueuse.

Lors de la première poussée, la maladie peut se déclarer soit par une atteinte isolée du rectum, avec une muqueuse simplement érythémateuse qui peut être traitée sans hospitalisation ; soit par une atteinte plus importante (pancolique), avec des ulcérations « creusantes » qui nécessitent une hospitalisation, parfois en service de réanimation.



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