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Rectocolite hémorragique (RCH) : Le témoignage d’un patient

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. novembre 2014)

Céline, 41 ans, raconte sa maladie par son témoignage...

Comment est apparue votre maladie ?
D'un coup. Du jour au lendemain. Un jour, ça allait bien, le lendemain, j'étais malade. Très fatiguée. Je suis allée aux toilettes. J'ai vu, dans mes selles des traces bizarres. Mais, bon. Je ne me suis pas inquiétée davantage. Le lendemain, j'ai commencé à avoir des douleurs abdominales très violentes. En fait, j'étais pliée en deux, à cause des coliques. J'avais mal, et je devais courir le plus vite possible aux toilettes, sinon, j'aurais fait sous moi. Impossible de me contrôler. J'avais 20 ans à l'époque, je ne vous dis pas comme ce genre de situation est agréable à vivre ! Bref. Cela a duré plusieurs semaines comme ça. Je pensais à une gastro. Et, un jour, il y a eu plein de sang, dans les selles et des substances bizarres. Là, je suis allée voir mon médecin et on a diagnostiqué une rectocolite hémorragique.

Qu'est-ce qu'on vous a donné comme traitement ?
Des anti-inflammatoires. Mais ça ne marchait pas vraiment. C'est-à-dire, concrètement, ma vie se composait ainsi : douleurs abdominales terribles, diarrhées, 10 ou 15 fois par jour qui me laissaient complètement épuisées. Je n'ai pas pu continuer à travailler. J'ai fini par me retrouver à l'hôpital, complètement déshydratée. J'en étais à 15 à 20 selles par jour. Et là, le médecin m'a mise sous cortisone. Et je me suis retrouvée en rémission.

Comment se passe votre vie à présent ?
Mal. Impossible d'aller au restaurant avec des amis. Travailler, c'est difficile, je suis fatiguée, et je dois toujours savoir où sont les toilettes et en rester toute proche. C'est terrible. Parce que l'on se sent sale. Cette maladie est comme une humiliation. On risque de se faire dessus à tout moment. Vous imaginez ce que c'est pour une jeune fille. La honte. Et la fatigue, les douleurs. C'est un cauchemar. Pour l'instant, je suis en rémission... J'ai une vie normale. Enfin, presque normale. Parce que, en réalité, j'y pense tout le temps. Je vis dans l' angoisse que ça recommence. Peut-être que ça ne recommencera pas. Mais, peut-être que j'aurai une nouvelle poussée demain matin. Cela veut dire que je ne peux pas faire de projets. Cela m'a rendue complètement dépressive. Ma seule chance, c'est d'avoir contacté une association de malades. Avec eux, et seulement avec eux, je peux parler normalement de ma maladie.



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