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Rectocolite hémorragique (RCH) : Les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. novembre 2014)

Interview du Dr Nicolas Lemarchand, gastro-proctologue, médecin spécialiste, chef de l'Institut de Proctologie Léopold Bellan de l'hôpital Saint-Joseph, Paris.

La RCH est-elle une maladie très invalidante ?
Oui, en effet. Moins cependant que la maladie de Crohn, avec laquelle il ne faut pas la confondre. Moins invalidante, dans la mesure où, contrairement à la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique reste limitée au côlon et au rectum, et ne provoque pas de pathologies associées, cutanées ou articulaires, comme dans la maladie de Crohn. Cependant, il est bien évident que, lorsqu'une personne est obligée d'aller à la selle plusieurs fois par jour, c'est toute la vie sociale qui est altérée. Et c'est d'autant plus pénible que cette maladie concerne essentiellement les adultes jeunes. Elle est diagnostiquée dans la plupart des cas avant 30 ans.

Est-ce que les traitements ont évolué, ces dernières années ?
Les traitements restent les mêmes : les 5 ASA, et les corticoïdes. Mais la nouveauté, c'est évidemment l'apparition des anti-TNF alpha. La rectocolite bénéficie, si l'on peut dire, des avancées thérapeutiques de la maladie de Crohn. Donc, en effet, c'est un nouvel espoir pour les patients. Il semble que ces thérapies qui jouent sur la réponse immunitaire soient efficaces. Ce sont des immuno-suppresseurs. Ils ne peuvent donc être utilisés que dans certains cas. Impossible de les prescrire chez des patients immuno-déprimés ou atteints d'infection.
On a constaté d'autre part, que dans certains cas, des anticorps se développaient à l'usage des anti-TNF alpha. Et les effets secondaires de ces médicaments ne sont pas nuls. Cependant, c'est le traitement qui ouvre le plus d'espoir ces derniers temps.

L'alimentation joue-t-elle un rôle important ?
Bien sûr, les patients ne peuvent pas consommer ni de fibres, ni de lactose. Un régime spécifique peut, dans une certaine mesure, diminuer les symptômes.



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