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Rectocolite hémorragique (RCH) : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. novembre 2014)

Les causes de la rectocolite hémorragique (RCH) restant toujours inconnues, il n'existe donc aucun traitement médical unique et radical de la maladie. On ne guérit pas d'une RCH. Par contre, on parvient bien à traiter la rectocolite, à en limiter la durée et à réduire la fréquence des poussées.

> Dans un premier temps : les 5 ASA. Ce sont des anti-inflammatoires. Des dérivés de l'acide aminosalicylique. Ils s'appellent sulfasalazine, mésalazine, olsalazine, etc. Il s'agit d'anti-inflammatoires qui exercent une action locale et directe sur les muqueuses intestinales. Rien à voir avec les corticoïdes ou avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens classiques qui eux ont une action générale.

Les 5 asa sont actifs dans le cas de poussées faibles à modérées, et c'est le traitement de première intention. On les prend par voie orale jusqu'à la rémission puis à demi-dose en traitement d'entretien.

Ils existent sous forme de lavements (un lavement le soir au coucher, par jour) lorsque l'atteinte intéresse le rectum et le colon sigmoïde, ou sous forme de suppositoire (un ou deux par jour), lorsque seul le rectum est atteint.

Ces traitements doivent être pris de façon régulière, et ne jamais être interrompus sans l'avis du médecin. Les 5 ASA, en traitement d'entretien, diminueraient les risques de cancer du côlon selon certaines études.

Les effets secondaires :
Les 5 ASA sont généralement bien tolérés. Mais comme tous médicaments actifs, ils peuvent présenter des effets secondaires, notamment la salazopyrine, qui contient un sulfamide, mais qui n'est quasiment plus utilisée, sauf en cas d'atteinte articulaire exceptionnelle dans la RCH.

> La cortisone (corticoïdes) : par voie orale ou par voie locale. La cortisone peut également être administrée par voie intraveineuse, notamment dans les poussées graves. C'est un traitement de seconde intension, lorsque les 5 médicaments « ASA » s'avèrent insuffisants.

Dans certains cas, lors des poussées sévères, une hospitalisation en urgence peut être nécessaire, le temps de mettre le côlon au repos et d'instituer un traitement par cortisone par voie intraveineuse. Pour cela, le temps de la crise, l'alimentation se fait par voie intraveineuse. Le temps pour le côlon de s'apaiser.

Il existe des cortico-résistances et des cortico-dépendances (il existe alors une nouvelle poussée dès l'arrêt du traitement). On utilise alors des immunodépresseurs dont l'action ne se manifeste qu'après au moins un mois de traitement.

Le risque de cancer colorectal après plusieurs années d'évolution existe et explique que la surveillance endoscopique sera régulière. La fréquence de la surveillance recommandée par les experts est variable selon la durée d'évolution de la maladie et l'étendue des lésions, elle sera d'autant plus fréquente qu'il existe des antécédents familiaux de cancer colique.



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