publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Sarcoïdose : la sarcoïdose pulmonaire

Publié par : Dorothee Gebele (12. janvier 2016)

En raison de la grande variété de symptômes de la sarcoïdose, il n’est pas toujours facile d’identifier une sarcoïdose pulmonaire. Pour poser un diagnostic précis, différents examens sont nécessaires.

Dans 90 % des cas, la sarcoïdose affecte les poumons : on parle alors d’une sarcoïdose pulmonaire. En plus des signes généraux liés à la maladie de type inflammatoire (tels que fatiguefièvre, perte de poids, etc.), les symptômes typiques d’une sarcoïdose pulmonaire sont : une toux sèche, un essoufflement et des douleurs thoraciques.

On ne connaît pas précisément les causes d’une sarcoïdose pulmonaire, mais l’inhalation de certaines substances pourraient être un élément déclencheur ou favorisant cette maladie, comme des substances chimiques, des particules fines, des agents infectieux…

L’un des examens les plus importants pour diagnostiquer une sarcoïdose est la radiographie du thorax : elle peut montrer les deux poumons touchés par des granulomes. Selon l’importance de l’atteinte pulmonaire, on distingue différents stades de sarcoïdose :

  • Stade 0 : atteinte d'un organe à l’extérieur du thorax, pas d’atteinte pulmonaire.
  • Stade I : gonflement de ganglions lymphatiques entre les deux poumons (médiastin), mais pas d’anomalie au niveau de la structure propre des poumons.
  • Stade II : gonflement des ganglions lymphatiques et de visibles modifications (taches) au niveau du poumon.
  • Stade III : modification du tissu pulmonaire, sans gonflement des ganglions lymphatiques.
  • Stade IV : fibrose pulmonaire avec réduction des fonctions respiratoires et une insuffisance respiratoire.

Si l’examen décèle une sarcoïdose pulmonaire, le médecin procède le plus souvent à une épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR) afin d’évaluer la capacité respiratoire du patient.

Deux examens supplémentaires peuvent aider à confirmer le diagnostic de la sarcoïdose pulmonaire :

  • La bronchoscopie (ou endoscopie bronchique) : examen visuel de l’intérieur des bronches et des poumons. La bronchoscopie, effectuée sous anesthésie locale, permet de visualiser l’état des bronches ou de faire des prélèvements. Elle est généralement associée à un lavage des bronches (lavage broncho-alvéolaire, LBA) avec une solution salée qui peut ensuite être examinée afin d’analyser un certain sous-groupe des globules blancs (les lymphocytes T).
  • La médiastinoscopie : exploration par une petite opération du médiastin, c’est-à-dire de l’espace situé dans la cage thoracique entre les deux poumons.

Une analyse sanguine permet aussi entre autres d’identifier une éventuelle augmentation d’une enzyme appelée ACE (enzyme de conversion de l’angiotensine) ou une plus forte concentration de calcium dans le sang (hypercalcémie), deux phénomènes souvent observés en cas de sarcoïdose.

Un tomo-scanner qui permet d’obtenir des images de haute définition du thorax, peut également contribuer au diagnostic. En complément à la radiographie, cet examen permet de visualiser de manière détaillée des modifications au niveau des ganglions lymphatiques et d’exclure ainsi d’autres maladies du poumon.

En plus de l’atteinte pulmonaire liée à la sarcoïdose, afin de vérifier si d’autres organes sont touchés, des examens supplémentaires peuvent être nécessaires, tels que : des analyses d’urine et de sang, un électrocardiogramme (ECG).

  


publicité