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Sclérose en plaques (SEP) : diagnostic et évolution de la maladie

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (25. janvier 2017)

Il n'existe toujours pas de test diagnostique pour reconnaître la maladie avec certitude. Ce sont les médecins qui la diagnostiquent, cliniquement, c'est-à-dire en fonction des signes cliniques qu'ils peuvent identifier. Et ce n'est pas toujours simple dans la mesure où les signes de la maladie varient d'une personne à l'autre.

Cependant, le diagnostic est parfois long à établir avec certitude. En effet, ces troubles peuvent, dans un premier temps, se résorber seuls. Puis évoluer tout à coup, vers une aggravation ou des troubles nouveaux. Il faudra donc des examens complémentaires pour établir le diagnostic.
Des examens complémentaires :

> L'IRM : l'imagerie par résonance magnétique. C'est le premier examen complémentaire. L'IRM permet d'obtenir des « photos » très précises et très détaillées du cerveau et de la moelle épinière. Grâce à l'IRM, les médecins peuvent donc visualiser les lésions provoquées par la maladie. Cependant, les plus petites lésions peuvent échapper à l'IRM. D'autre part, d'autres maladies que la sclérose en plaques, peuvent provoquer des lésions similaires. L'IRM n'a donc pas valeur de diagnostic. L'examen sert à confirmer le diagnostic, mais pas à l'établir.

> La ponction lombaire : il s'agit de prélever une toute petite quantité de liquide céphalo-rachidien (le fluide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière). Dans ce liquide céphalo-rachidien, peuvent se trouver des anticorps particuliers, signalant l'inflammation.

Le diagnostic définitif de sclérose en plaques est affirmé lorsque :

  • Au moins deux poussées ont été décelées dans au moins deux sites différents.
  • Deux poussées ont été repérées dans un seul site et que l'IRM permet de voir des lésions disséminées ; lorsqu'une seule poussée a été repérée dans deux sites différents et qu'une IRM ultérieure montre l'apparition de nouvelles lésions.
  • Lorsque la progression de la maladie est insidieuse, il faut un an de progression pour établir le diagnostic et effectuer alors une ponction lombaire, une IRM cérébrale et une IRM médullaire.

L'évolution de la maladie

L'évolution d'une sclérose en plaques est parfois difficile à prévoir. La maladie évolue par poussées. Il faut savoir que l'évolution de la SEP n'est pas toujours catastrophique. Chaque patient fait une maladie différente ; il est difficile de prédire l'évolution de la maladie. Parfois, il existe 2 ou 3 poussées et les symptômes disparaissent totalement.

Au début de la maladie, les troubles, parfois fugaces, disparaissent totalement après la crise, il ne persiste aucune séquelle. Une période de rémission s'ensuit, de plusieurs années souvent.
D'autres fois, survient une deuxième crise, très différente de la première souvent, plus ou moins régressive, et ainsi de suite.

Quelquefois, les crises deviennent de plus en plus rapprochées, les troubles ne guérissent pas totalement, les séquelles peuvent s'accumuler. L'évolution vers une forme très invalidante est rare. Toutefois, un handicap permanent peut malheureusement s'installe et le malade est alors sévèrement touché.

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