publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Sclérose en plaques - SEP : Le diagnostic

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. mai 2015)

Il n'existe toujours pas de test diagnostique pour reconnaître la maladie avec certitude. Ce sont les médecins qui la diagnostiquent, cliniquement, c'est-à-dire en fonction des signes cliniques qu'ils peuvent identifier. Et ce n'est pas toujours simple dans la mesure où les signes de la maladie varient d'une personne à l'autre.

Cependant, le diagnostic est parfois long à établir avec certitude. En effet, ces troubles peuvent, dans un premier temps, se résorber seuls. Puis évoluer tout à coup, vers une aggravation ou des troubles nouveaux. Il faudra donc des examens complémentaires pour établir le diagnostic.
Des examens complémentaires :

> L'IRM : l'imagerie par résonance magnétique. C'est le premier examen complémentaire. L'IRM permet d'obtenir des « photos » très précises et très détaillées du cerveau et de la moelle épinière. Grâce à l'IRM, les médecins peuvent donc visualiser les lésions provoquées par la maladie. Cependant, les plus petites lésions peuvent échapper à l'IRM. D'autre part, d'autres maladies que la sclérose en plaques, peuvent provoquer des lésions similaires. L'IRM n'a donc pas valeur de diagnostic. L'examen sert à confirmer le diagnostic, mais pas à l'établir.

> La ponction lombaire : il s'agit de prélever une toute petite quantité de liquide céphalo-rachidien (le fluide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière). Dans ce liquide céphalo-rachidien, peuvent se trouver des anticorps particuliers, signalant l'inflammation.

Le diagnostic définitif de sclérose en plaques est affirmé lorsque :
> Au moins deux poussées ont été décelées dans au moins deux sites différents.

> Deux poussées ont été repérées dans un seul site et que l'IRM permet de voir des lésions disséminées ; lorsqu'une seule poussée a été repérée dans deux sites différents et qu'une IRM ultérieure montre l'apparition de nouvelles lésions.

> Lorsque la progression de la maladie est insidieuse, il faut un an de progression pour établir le diagnostic et effectuer alors une ponction lombaire, une IRM cérébrale et une IRM médullaire.


publicité