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Sclérose en plaques - SEP : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. mai 2015)

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui évolue par poussées plus ou moins invalidantes. On n'en connaît pas toujours les causes, et les effets sont variables d'une personne à l'autre. Cette maladie est, en tout cas, relativement fréquente puisqu'on estime que, toutes les quatre heures, une personne âgée de 20 à 40 ans, en est atteinte, dans notre pays.

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central (cerveau, nerfs optiques et moelle épinière). Elle débute, le plus souvent, chez des adultes jeunes. La maladie s'attaque à la myéline, ce tissu qui entoure les fibres nerveuses. On l'appelle sclérose en plaques, du fait que certaines régions sont touchées, par zones, par plaques. La maladie évolue par poussées plus ou moins invalidantes et plus ou moins espacées.

En fait, il s'agit d'une inflammation : les lymphocytes, anormalement activés, entrent dans le cerveau et s'attaquent aux gaines de myéline (la myéline a pour rôle de protéger les fibres nerveuses, mais aussi d'accélérer la transmission des influx nerveux). L'inflammation est la cause de la démyélinisation (la conduction électrique est moins bonne, les informations ne passent plus correctement ou plus du tout). Elle provoque, par la suite, une souffrance de l'axone et une atteinte du neurone. C'est cela qui entraîne un handicap.

S'il est possible de lutter contre la démyélinisation, en combattant l'inflammation, en revanche, on a des difficultés pour lutter contre l'atteinte des neurones. D'où l'intérêt de diagnostiquer la maladie le plus tôt possible, pour en limiter les effets le plus longtemps possible.

Une poussée correspond à la constitution d'une nouvelle zone de démyélinisation. La rémission correspond à une réparation, une cicatrisation de la myéline. Avec le temps, la cicatrisation se fait moins bien et les lésions deviennent définitives. Le rythme des alternances poussées-rémissions, est très variable d'une personne à l'autre.

Chez certains, la maladie reste longtemps silencieuse, sans handicap particulier, alors que certaines formes évolutives provoquent des poussées assez rapprochées.

A noter que la vaccination contre l' hépatite B n'a jamais fait la preuve scientifique d'un risque de sclérose en plaques.


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