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Spondylarthrite : Les examens et le diagnostic

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (05. novembre 2014)

On estime qu'il faut en moyenne sept ans pour établir le diagnostic d'une spondylarthrite. Pourquoi aussi longtemps ? Tout simplement parce que les premiers symptômes de la maladie sont souvent confondus avec d'autres.

Le diagnostic est parfois long et difficile à établir. La première étape se passe dans le cabinet du médecin généraliste ou du rhumatologue. Les questions qu'il vous posera seront fondamentales pour s'orienter vers le bon diagnostic (lire interview du rhumatologue).

Des examens complémentaires sont souvent nécessaires pour établir le diagnostic :

> Une prise de sang :
L'examen sanguin permettra de rechercher une inflammation. La mesure de la vitesse de sédimentation pourra être un bon indicateur : elle sera d'autant plus élevée que l'inflammation sera importante. Cependant, chez la moitié des patients au moins, la vitesse de sédimentation reste normale alors même qu'ils sont dans une phase douloureuse de la maladie.

> La recherche du gène B27 (par la prise de sang) :
Même si toutes les personnes porteuses de ce gène ne développent pas la maladie, il est cependant un indice supplémentaire, en cas de doute.

> Une radiographie du bassin :
Même si cette radio de bassin est la plupart du temps normale en début de maladie, elle peut parfois donner quelques indications. L'articulation sacro-iliaque peut présenter de petites érosions, ou des lésions spécifiques.

> Une radio de la colonne vertébrale :
On peut voir, à un stade déjà avancé de la maladie, une modification de la forme des vertèbres.

> L' IRM :
Si rien n'est visible à la radiographie, mais que votre médecin suspecte, malgré tout, une spondylarthrite et qu'il a besoin d'une confirmation, il peut vous demander d'effectuer une IRM. L'imagerie par résonance magnétique est plus précise que la radio. Elle permet de voir ce que la radiographie classique ne peut pas voir. Comme il s'agit d'un examen ne nécessitant pas d'irradiation, ni d'injection de produit, il peut être pratiqué aussi bien chez l'enfant que chez la femme enceinte. Mais il arrive également que l'IRM ne montre pas d'anomalie inflammatoire chez un patient qui se plaint de douleurs.


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