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Spondylarthrite : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (05. novembre 2014)

Il n'existe malheureusement pas de traitements curatifs de la spondylarthrite. Mais les récents médicaments permettent de diminuer grandement l'inflammation et la douleur. Plusieurs traitements sont possibles en fonction de la gravité de la maladie, de son évolution et des douleurs qu'elle provoque.

> Les traitements antalgiques : ils permettent de lutter contre la douleur.

> Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : ils permettent de combattre l'inflammation. Ils sont souvent beaucoup plus efficaces sur la douleur que les antalgiques usuels et sont souvent actifs sur la raideur. Mais ils peuvent présenter des effets secondaires d'ordre digestif, et ne sont pas toujours bien tolérés.

> La rééducation : elle va avoir pour but d'éviter l'installation de la raideur. Elle va permettre également d'éviter toutes ces mauvaises positions que l'on prend pour lutter contre la douleur, mais qui ne font qu'empirer les choses. Cette rééducation peut se faire avec un kinésithérapeute, mais aussi un ergothérapeute. Elle sera une aide précieuse pour les gestes quotidiens que doit faire le patient.

> La chirurgie : elle n'est plus pratiquée dans le traitement des spondylarthrites récentes. Les traitements médicamenteux ont suffisamment évolué pour que l'on n'ait que rarement recours à la chirurgie. Elle peut s'avérer utile dans le cas d'atteintes au niveau de la hanche.

> Les médicaments anti-TNF alpha : c'est la « révolution » de ces dernières années pour beaucoup de maladies auto-immunes. Ces biothérapies permettent maintenant à de très nombreuses personnes de vivre quasi normalement, malgré une spondylarthrite ankylosante. Les anti-TNF alpha sont des molécules capables de bloquer la sécrétion du TNF-alpha (facteur de nécrose tumorale) qui sont fortement impliquées dans cette maladie.

Ces médicaments permettent de lutter contre les phénomènes inflammatoires et de remplacer les anti-inflammatoires non stéroïdiens parfois difficiles à tolérer. Ils permettent également d'intervenir sur le cours même de la maladie en ralentissant le processus.

Mais attention, il s'agit de médicaments puissants que l'on ne peut pas prescrire à tout le monde. Le patient doit bien être suivi médicalement. Il faut d'abord que le diagnostic de spondylarthrite soit bien établi pour pouvoir en bénéficier. Pour cela, il faut une preuve formelle de l'existence de la maladie. Une preuve radiologique ou IRM.

Voir aussi cette vidéo :

Spondylarthrite ankylosante: vidéo


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