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Surdité : L'implant cochléaire

Publié par : Dorothee Gebele (09. juillet 2015)

En cas de surdité bilatérale très prononcée, l’implant cochléaire (prothèse de l’oreille interne) peut être un traitement efficace, mais uniquement à condition que le nerf auditif de l’oreille ne soit pas endommagé. Dans le cas contraire, l’implant cochléaire ne peut pas rétablir la capacité auditive de l’oreille sourde.

L’intervention se fait généralement sous anesthésie générale et dure 2 à 3 heures environ. Les risques de cette opération sont les mêmes que pour toute opération effectuée sous anesthésie générale.
Côté pratique : en principe, une fois implanté, l’implant cochléaire ne nécessite que très peu d’entretien.

L’implant cochléaire : comment ça marche ?

L’implant cochléaire est composé de deux éléments : la partie interne (l’implant, placé dans l’oreille interne) et la partie externe (le processeur de parole).  

L’implant, que le chirurgien introduit dans la cochlée à l’aide d’un câble très fin, est équipé d’électrodes qui stimulent (à la place des cellules sensorielles endommagées) directement le nerf auditif.

L’implant cochléaire améliore (ou rétablit) la capacité auditive de la manière suivante :

Afin de pouvoir traiter une surdité par un implant cochléaire, les conditions suivantes doivent être réunies :

- chez les enfants : une surdité bilatérale acquise avant, pendant ou après la naissance avec une conductivité des nerfs auditifs,
- chez les adolescents et adultes : une surdité ou forte perte d’audition bilatérale ; perte auditive unilatérale suite à un acouphène,
- un résultat positif au test qui permet de vérifier le bon fonctionnement du nerf auditif,
- des conditions anatomiques adéquates : présence de la cochlée dans l’oreille interne,
- une motivation et de bonnes capacités pour apprendre le langage en cas de surdité très précoce,
- la garantie d’une rééducation adéquate,
- un entourage et un environnement familial ou social motivé.

Les limites de l'implant cochléaire

Equipé d’une vingtaine d’électrodes, la capacité de l’implant cochléaire de remplacer la fonction d’une oreille saine contenant environ 30 000 fibres nerveuses est limitée : la perception auditive obtenue avec un implant cochléaire, après une perte de l’audition, n’est pas comparable à celle d’une oreille en parfaite santé. Cette prothèse sait transformer les stimuli acoustiques en différentes hauteurs de notes, mais ces notes sont d’une palette beaucoup moins large et subtile que celles perçues par une oreille saine. Le résultat ressemble alors à une voix de synthèse, plutôt métallique qu’humaine. Ainsi, il est pratiquement impossible de filtrer des bruits parasites indésirables.

- Les personnes souffrant d’une surdité bilatérale congénitale (à la naissance) – qui sont donc sourds de naissance et n’ont jamais entendu de voie « naturelle » – n’en seront pas véritablement « gênées ».
- Les personnes devenues sourdes plus tard, ont souvent plus de mal à s’y habituer (notamment les personnes ayant perdu l’audition à l’âge adulte).

Sous certaines conditions, un implant cochléaire peut être combiné avec un appareil auditif : dans le cas d’une surdité légère à moyenne pour les sons de basse fréquence et d’une surdité grave pour les sons d’une fréquence de plus de 1000 hertz, l’appareil auditif peut compenser la perte de l’audition pour les fréquences basses alors que l’implant cochléaire remédie à la surdité des sons de haute fréquence.


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