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Surdité : Les traitements

Publié par : Dorothee Gebele (09. juillet 2015)

Pour des déficiences auditives (généralement liées à l’âge), pour des hypoacousies de perception, le port d’une prothèse auditive ou de deux, peut être la solution préconisée par le médecin ORL. Ces appareils ont fait d’importants progrès (même si malheureusement, l'entière satisfaction n'est pas toujours au rendez-vous). Le mieux est de commencer à les porter relativement tôt, ne pas attendre que la surdité s’installe vraiment pour s’habituer à ces prothèses.

Mais lorsque la surdité est trop prononcée, un appareil auditif n’apporte pas d’amélioration : un implant cochléaire (prothèse de l’oreille interne) peut alors être un bon moyen pour rétablir une bonne qualité d’audition. Même si cette audition retrouvée ne sera pas comparable à celle d’une oreille en parfaite santé…

Selon la gravité, une surdité unilatérale ne nécessite pas inévitablement un traitement, l’oreille saine pouvant théoriquement « compenser » la défaillance de l’oreille sourde. Il est cependant fortement conseillé de traiter même une surdité partielle, puisqu’elle peut entraîner de nombreux désagréments et complications.

Même si les enfants touchés de manière précoce d’une déficience auditive unilatérale ne souffrent généralement pas de troubles lors de l’apprentissage du langage, la surdité partielle pose souvent problème, par exemple parce que l’enfant est incapable de faire le « tri » des sons, qui l’entourent et de faire abstraction d’un bruit de fond pour se concentrer sur l’essentiel. De même, si une surdité survient plus tard (par exemple suite à des acouphènes), le traitement de la surdité partielle est pertinent, car :

- la prothèse auditive peut éventuellement rétablir la capacité (perdue) de localiser une source sonore.
- il est souvent possible de supprimer les bruits gênants perçus dans l’oreille.

En cas de surdité bilatérale, le succès du traitement par implant cochléaire est par la suite étroitement lié à la réadaptation : cette dernière qui est très intense et longue, est proposée dans des centres spécialisés. Car il est tout d’abord important de réapprendre à entendre et à parler. Des exercices réguliers, de l’assiduité et une dose de motivation sont indispensables pour y parvenir.

En cas de surdité congénitale, un implant cochléaire peut être posé lorsque l’enfant est âgé d’entre 2 et 4 ans pour lui permettre un développement normal du langage. Avant l’âge de 1 an, l’intervention est souvent déconseillée en raison des éventuels risques liés à l’opération.
L’implant cochléaire est également très prometteur chez les adultes qui étaient capables de parler avant de perdre l’ouïe.

En cas de surdité précoce, il est également conseillé de recourir à la langue des signes dès que possible, en plus du traitement par implant cochléaire et du (ré-) apprentissage du langage. L’apprentissage précoce de cette langue visuelle qui possède sa propre grammaire a un impact positif sur les compétences linguistiques des enfants malentendants. Les enfants sourds bilingues, c’est-à-dire qui grandissent avec la langue des signes comme première langue et la langue parlée comme deuxième langue, obtiennent de bien meilleurs résultats aux tests linguistiques (même aux tests portant sur la langue parlée) que les enfants sourds qui ont appris uniquement la langue parlée.

Etant donné qu’un implant cochléaire ne garantit pas le parfait développement de l’ouïe et du langage, même si cet implant est mis en place dès la petite enfance, il n’est pas conseillé de séparer les enfants souffrant de surdité bilatérale traités par implant des enfants sourds sans implant, et de favoriser uniquement l’apprentissage de la langue parlée.


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