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Syndrome de Gougerot - Syndrome de Gougerot Sjogren : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (12. novembre 2014)

Comme beaucoup de maladies auto-immunes, le syndrome de Gougerot est à un carrefour diagnostique. C'est-à-dire qu'il peut être considéré comme une maladie en tant que telle, ou comme une conséquence d'une autre maladie auto-immune. Il existe deux types d'atteintes :

> Primaire : il n'est associé à aucune autre maladie. On parle de syndrome de Gougerot-Sjögren primitif. Paradoxalement, l'atteinte est plus sévère dans ce cas. On sait que les causes de cette affection sont auto-immunes. Et, comme toutes les maladies auto-immunes, l'explication serait plurifactorielle. Avec des causes à la fois environnementales et génétiques.

> Secondaire : le syndrome de Gougerot est alors accompagné d'une autre maladie auto-immune, le plus souvent la polyarthrite rhumatoïde, la sclérodermie, ou le lupus érythémateux disséminé. Plus qu'une conséquence de cette maladie, le syndrome de Gougerot survient principalement à cause d'un terrain propice aux maladies immunitaires.

Pour confirmer l'existence d'un syndrome de Gougerot, le médecin peut le faire :
> Par une prise de sang, en recherchant des anticorps anti-nucléaires de type anti-SSA et anti-SSB, parfois révélateurs du syndrome de Gougerot.

> Par une biopsie de glandes salivaires accessoires, qui consiste en un prélèvement d'un très petit morceau d'une glande salivaire, située à l'intérieur de la lèvre inférieure. En laboratoire, à l'examen histologique de cette petite portion de glande salivaire, la classification de Chisholm révèle la pénétration des lymphocytes dans les glandes salivaires et leur organisation en petits amas. Seuls les stades 3 et 4 (un ou plusieurs foyers de lymphocytes) apportent un critère de diagnostic du syndrome de Gougerot.


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