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L'hyperactivité chez l'enfant : les traitements

Publié par : rédaction Onmeda (11. janvier 2016)

Le traitement de l'hyperactivité est multidisciplinaire: psychothérapeutique, interventions pédagogiques et éducatives, rééducations psychomotrice et du langage, traitement médicamenteux 

La ritaline ou méthylphénidate

Les parents concernés sont souvent terrorisés par le médicament le plus connu pour le traitement d'un enfant hyperactif : le méthylphénidate (Ritaline® ou Concerta®). Il est pourtant bien connu car il est prescrit depuis près de cinquante ans. Il n'y a pas d'effet de dépendance et il peut être arrêté à n'importe quel moment. La seule dépendance connue est relative à la meilleure qualité de vie qu'il entraîne.

La Ritaline dispose d'effets secondaires non négligeables : maux de tête, troubles de l'appétit, dépression... Et ses effets à long terme sur le cerveau et le coeur n'ont pas été suffisamment étudiés. 

Le méthylphénidate est efficace sur le comportement de l'enfant, plus précisément sur l'impulsivité et l'attention. Il a tendance à "poser" les enfants qui en prennent. Les enfants qui arrêtent ce médicament pendant les week-ends ou les vacances, demandent parfois eux-mêmes sa reprise pour canaliser leur attention. Paradoxalement, même si le méthylphénidate gêne l'endormissement, il favorise la qualité du sommeil, ce qui n'est pas négligeable quand on sait que ces enfants souffrent terriblement d'insomnies.

Ce traitement ne peut être prescrit que par un praticien hospitalier, après avoir confirmé le trouble déficitaire de l'attention par des tests, après s'être renseigné auprès de son entourage (nourrice, crèche, enseignant maternelle/école) et après avoir effectuer un bilan pré-thérapeutique (cardio-vasculaire notamment). 

Il existe d'autres formes de méthylphénidate que la Ritaline. Elles portent des noms différents : Quazym, Concerta, etc.
Attention, la prescription de méthylphénidate n'est pas systématique en cas de TDA/H, elle dépend de beaucoup de facteurs : le tempérament de l'enfant, les aides apportées par la psychomotricité, l'orthophonie, etc. Si toutefois le pédopsychiatre hospitalier décide de le prescrire, sachez qu'il peut être renouvelé pour une durée d'un an par un médecin généraliste.

Les autres traitements

Très fréquemment, il est bénéfique de prescrire de la mélatonine (hormone du sommeil) afin de favoriser le sommeil - souvent difficile - des enfants TDA/H. Par ailleurs, il existe un nouveau traitement médicamenteux du TDA/H, nommé Atomoxétine (nom commercial : Strattera). Son efficacité et innocuité sont également insuffisamment validées, par rapport à des traitements non médicamenteux de l'hyperactivité. Il existe en effet de nombreuses prises en charge non médicamenteuses de ce trouble.

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