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TDA/H chez l’adulte : les traitements

Publié par : Dr. Ada Picard (01. septembre 2017)

Le TDA/H ne se soigne pas vraiment… Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’une « maladie » à proprement parler, mais d’un « trouble ». Certains TDA/H vivent d’ailleurs très bien avec ! Tout dépend de leur contexte social, familial et professionnel.

Il existe cependant de nombreux « traitements » qui permettent d’aider ces adultes à vivre avec, voire à tirer des forces de cette particularité. Mieux vivre avec un TDA/H implique donc plusieurs éléments : retrouver de la bienveillance envers soi-même, exercer son attention à l’instant présent, rééduquer son cerveau, ré-organiser son quotidien, apprendre à gérer ses émotions, et adapter son environnement.

Tous ces changements peuvent nécessiter un accompagnement professionnel. Voici, en résumé, les différents traitements existants :

La thérapie cognitive et comportementale

La psychothérapie, et plus particulièrement la thérapie cognitive et comportementale (TCC), est très pertinente dans le traitement du TDA/H adulte. Elle permet de travailler le manque de confiance en soi – en favorisant une pensée plus positive envers soi-même – mais aussi sur les habitudes comportementales qui posent problème (retards, évitement de situations anxiogènes, addictions, procrastination, etc.). Elle se déroule sur – au moins – une douzaine de séances et nécessite, pour être bénéfique, une motivation à « changer » et une bonne relation entre le psychiatre/psychologue et son patient.

La remédiation cognitive

La remédiation cognitive, le plus souvent pratiquée par un neuropsychologue, permet de rééduquer certaines compétences cognitives, comme l’attention, la mémoire de travail, etc. Elle peut reposer sur des jeux, des exercices ou du biofeedback. Le but est d’entraîner le cerveau sur des séances régulières, à domicile ou auprès du psychologue, afin de réduire le déficit de contrôle attentionnel et les difficultés de mémoire, caractéristiques du TDA/H.

La méditation basée sur la pleine conscience

La méditation basée sur la pleine conscience est particulièrement adaptée aux personnes TDA/H. Tout simplement parce qu’elle favorise l’attention à l’instant présent, en défaut dans le TDA/H. Cependant, elle doit être pratiquée sous certaines conditions, et être guidée dans un premier temps par un instructeur de méditation formée au TDA/H. Sont préférées les méditations simples (centrées sur la respiration) courtes (pas plus d’un quart d’heure) et actives (impliquant du mouvement ou de l’imagerie mentale).

Un programme de thérapie cognitive basée sur la méditation a été spécialement conçu, par Lydia Zylowska, pour le public TDA/H. Certains instructeurs de pleine conscience le pratiquent en France.

Les traitements médicamenteux

Les médicaments peuvent être utiles lorsque les symptômes du TDA/H entraînent un handicap majeur et ne cèdent pas malgré la psychothérapie. Ils reposent, soit sur la Ritaline (ou amphétamines apparentées, qui agissent sur le métabolisme de la dopamine), soit sur la Duloxétine (un antidépresseur) ou l’Atomoxétine, qui agissent toutes deux sur la métabolisme de la noradrénaline. Ces prescriptions doivent se faire par un psychiatre ou un neurologue spécialiste du TDA/H.

Ces traitements médicamenteux sont d’autant plus bénéfiques qu’ils sont associés à une autre prise en charge psychothérapeutique :

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