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Tumeur du cerveau : Les symptômes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. octobre 2014)

La grande hétérogénéité des tumeurs du cerveau explique la variabilité des symptômes. Comme le crâne est un contenant inextensible, toute masse qui s'y développe est susceptible de comprimer les régions qui l'entourent (neurones, vaisseaux sanguins, voies d'évacuation du liquide céphalo-rachidien, etc.).

Ainsi, les symptômes d'une tumeur du cerveau peuvent être dus à la lésion directe des neurones, à un oedème, ou au caractère expansif de la tumeur (mettant le crâne en surpression). L'expression de la tumeur du cerveau dépend donc de la localisation, du volume, et de la rapidité d'évolution de la tumeur.

Trois types de symptômes sont possibles :

1- Les maux de tête.
Ces maux de tête ne sont pas constants, et témoignent le plus souvent d'une hyper-pression à l'intérieur du crâne, appelée HyperTension Intra-crânienne (HTIC).

Ces maux de tête sont plutôt présents le matin, et s'accompagnent de nausées, voire de vomissements en jet. Ils peuvent notamment s'accroître lors des éternuements et de la défécation.
Cette HTIC peut être due à la tumeur elle-même, à l'oedème qui l'entoure, ou à une accumulation de liquide céphalo-rachidien (secondaire au blocage d'une voie d'évacuation).

2- Les crises d' épilepsie.
La présence d'une tumeur touchant, directement ou indirectement, les hémisphères cérébraux peut perturber l'activité des neurones, et provoquer des "courts-circuits". Les crises d'épilepsie résultent de ces ‘décharges électriques' excessives et inappropriées. L'apparition soudaine et temporaire, elles peuvent être généralisées ou partielles, lorsqu'une seule zone du cerveau est concernée.

> Les crises généralisées
La crise d'épilepsie généralisée signe la présence de décharges diffuses dans tout le cerveau. Elles sont de deux types : crises généralisées tonico-cloniques et absences.

Même si elle ne dure que 2 minutes, la crise tonico-clonique est souvent très impressionnante pour les proches. Généralement, la crise commence par une perte de conscience brutale souvent accompagnée d'une chute, et se poursuit par une contraction soutenue et des mouvements soudains et involontaires des bras et des jambes. La crise se calme très rapidement et se termine par une phase de confusion et un retour progressif à la conscience. Il arrive qu'à l'occasion d'une crise, la personne se morde la langue et perde ses urines.

Les absences sont moins remarquables. Elles donnent l'impression à l'entourage que la personne est sur la lune, comme un léger ‘bug' qui ne dure que quelques secondes. La personne qui en souffre ne s'en rend, le plus souvent, pas compte.

> Les crises partielles
Ici, les symptômes sont focalisés, car ils sont consécutifs à une atteinte localisée du cerveau.
Voici quelques exemples de ces crises partielles :
- Sensations étranges, comme l'impression de déjà vu ou de déjà vécu, la perception d'une odeur désagréable, ou encore la sensation de peur inexpliquée.
- Anomalies motrices diverses : difficulté à marcher ou à parler, tremblements d'un membre, etc.
- Douleurs de l' estomac.

Attention, toutes les crises d'épilepsie ne sont pas dues à une tumeur du cerveau, loin de là ! Cependant, la survenue d'une crise d'épilepsie doit amener à consulter son médecin.

3- Les symptômes neurologiques localisés
Contrairement aux crises d'épilepsie, ces symptômes résultent de la lésion directe des neurones par la tumeur du cerveau ou son oedème, et sont donc durables.

Ces symptômes sont aussi variables que le cerveau a de fonctions. Selon la zone du cerveau touchée, l'atteinte neurologique sera différente. Par exemple, une atteinte du lobe frontal, responsable de la motricité et de l'inhibition des comportements socialement proscrits, peut provoquer un comportement socialement désinhibé et/ou une difficulté à se mouvoir ou à parler.

De la même façon, une lésion au niveau du lobe temporal, responsable des émotions et des cognitions, peut provoquer (en fonction du côté de l'atteinte) des difficultés de langage, de mémoire, de reconnaissance, ou encore des troubles émotionnels.

Les autres troubles possibles sont : engourdissement de la moitié du corps, difficulté à écrire, perturbation de la vue, mauvaise coordination motrice, troubles de la marche, paralysie de la moitié du visage, difficulté à déglutir, etc.


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