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Vitiligo : les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. juillet 2014)

Pendant longtemps, le traitement du vitiligo reposait sur des cures d'ultra-violets. L'idée était de provoquer des coups de soleil, dans l'espoir de faire « redémarrer » les mélanocytes... En fait, cela ne marche pas, et cela présente même des risques.

Facile à comprendre : ce qui protège la peau des effets nocifs du soleil, c'est précisément la concentration de mélanine. On sait bien qu'une peau foncée est moins sensible au soleil (et donc aux risques de cancers de la peau) qu'une peau claire. Alors, une peau totalement dépigmentée est, évidemment, une peau particulièrement fragile. Il est donc nécessaire de se protéger du soleil, lorsque l'on est atteint de vitiligo.

D'autant que, du point de vue esthétique, les plaques blanches sont d'autant plus visibles, que le reste du corps est bronzé !

 

Les traitements

C'est bien là le problème : il n'existe guère de traitement vraiment efficace. C'est un dermatologue, le médecin spécialiste que l'on peut consulter.

  • D'abord : éviter les frictions sur les zones touchées. C'est le phénomène de Koebner : trop frotter la peau peut provoquer l'apparition de lésions dermatologiques, jusqu'alors en sommeil.
  • Les irradiations par UVB. Ces cures sont proposées dans les formes généralisées de vitiligo.
  • La cortisone en crème. C'est le premier traitement proposé en cas de vitiligo récent. Généralement, c'est efficace, mais pas forcément durable dans le temps.
  • Les vitamines : notamment la vitamine B 10 (l'acide para-amino-benzoïque)... mais cela ne marche pas bien.
  • Le laser excimer : à tenter sur un vitiligo stabilisé.

Et la greffe de peau ?

La greffe pour cette pathologie est encore un traitement considéré comme expérimental. On effectue une sorte de greffe de mélanocytes. Elle ne peut être tentée que pour un vitiligo stabilisé depuis au moins un an.

Une sorte de carotte est prélevée sur une zone pigmentée du corps. Elle est réimplantée dans une zone atteinte. Au préalable, la zone dépigmentée aura dû être traitée : on aura retiré la couche supérieure de l'épiderme (kératinocytes et mélanocytes) par dermabrasion au laser (sous anesthésie locale ou générale). Une fois la greffe effectuée, un pansement devra être gardé au moins une semaine.

L'épiderme se reconstruit en une semaine, mais les mélanocytes demandent 4 à 6 semaines, pour produire de nouveau de la mélanine.



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