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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ABILIFY 7,5 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Neurologie-psychiatrie
principes actifs: Aripiprazole
laboratoire: Otsuka Pharma Europe Ltd

Solution injectable
Carton de 1 Flacon de 1,3 ml
Toutes les formes

Indication

ABILIFY solution injectable est indiqué pour contrôler rapidement l'agitation et les troubles du comportement chez les patients schizophrènes ou chez les patients présentant un épisode maniaque dans le cadre d'un trouble bipolaire de type I, lorsque le traitement par voie orale n'est pas adapté. Le traitement par aripiprazole solution injectable doit être arrêté et remplacé par l'aripiprazole par voie orale dès que l'état clinique du patient le permet.

Posologie ABILIFY 7,5 mg/mL Solution injectable Carton de 1 Flacon de 1,3 ml

Posologie

La dose initiale recommandée d'aripiprazole solution injectable est de 9,75 mg (1,3 ml), administrée en une seule injection intramusculaire. La fourchette de dose efficace d'aripiprazole solution injectable est de 5,25 à 15 mg en une seule injection. Une dose plus faible de 5,25 mg (0,7 ml) peut être administrée en fonction de l'état clinique du patient et des médicaments déjà administrés en traitement d'entretien ou en traitement aigu (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Une seconde injection peut être administrée 2 heures après la première en fonction de l'état clinique du patient. Il ne faut pas administrer plus de trois injections d'aripiprazole par 24 heures.

La dose quotidienne maximale d'aripiprazole est de 30 mg (incluant toutes les formes galéniques d'aripiprazole).

Pour plus d'informations sur la poursuite du traitement par l'aripiprazole par voie orale, se reporter au résumé des caractéristiques d'ABILIFY comprimés, d'ABILIFY comprimés orodispersibles ou d'ABILIFY solution buvable.

Population pédiatrique : il n'y a pas d'expérience chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans.

Insuffisants hépatiques : aucune adaptation posologique n'est requise chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée. Chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère, les données disponibles sont insuffisantes pour établir des recommandations. L'administration doit se faire avec prudence chez ces patients. Cependant, la dose quotidienne maximale de 30 mg peut être utilisée avec précaution chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisants rénaux : aucune adaptation posologique n'est requise chez les patients atteints d'une insuffisance rénale.

Patients âgés : l'efficacité d'ABILIFY solution injectable chez les patients âgés de 65 ans et plus n'a pas été établie. En raison d'une sensibilité plus grande de cette population, une dose initiale plus faible doit être envisagée lorsque des raisons cliniques le justifient (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Sexe : aucune adaptation posologique n'est requise chez la femme par rapport à l'homme (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Fumeurs : aucune adaptation posologique n'est requise chez les fumeurs compte-tenu du métabolisme d'ABILIFY (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Ajustements posologiques liés aux interactions:

Lors de l'administration concomitante d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou du CYP2D6 avec l'aripiprazole, la dose d'aripiprazole doit être réduite. Lorsque l'inhibiteur du CYP3A4 ou CYP2D6 est arrêté, la dose d'aripiprazole doit alors être augmentée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Lors de l'administration concomitante d'inducteurs du CYP3A4 avec l'aripiprazole, la dose d'aripiprazole doit être augmentée. Lorsque l'inducteur du CYP3A4 est arrêté, la dose d'aripiprazole doit alors être ramenée à la posologie recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Mode d'administration

ABILIFY solution injectable est utilisé par voie intramusculaire.

Pour augmenter l'absorption et réduire la variabilité, il est recommandé de pratiquer l'injection dans le muscle deltoïde ou de faire une injection intramusculaire profonde dans le grand fessier, en évitant les régions adipeuses.

ABILIFY solution injectable ne doit pas être administré par voie intraveineuse ou sous-cutanée. ABILIFY solution injectable est prêt à l'emploi et est destiné seulement à une utilisation de courte durée (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

Effets indésirables Abilify

Adultes :

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés durant les études cliniques contrôlées versus placebo sont nausées, étourdissement et somnolence, chacun apparaissant chez plus de 3% des patients traités avec l'aripiprazole solution injectable.


Les effets indésirables suivants ont été rapportés plus fréquemment (≥ 1/100) que sous placebo ou ont été identifiés comme des effets indésirables pouvant être cliniquement significatifs (*) dans les études cliniques avec l'aripiprazole solution injectable (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques):

Les fréquences ci-dessous sont définies en utilisant la convention suivante : fréquent ( ≥ 1/100à < 1/10) et peu fréquent ( ≥ 1/1000à < 1/100).

Affections du système nerveux

Fréquent: somnolence, étourdissement, céphalée, akathisie

Affections cardiaques

Peu fréquent : tachycardie*

Affections vasculaires

Peuffréquent: hypotension orthostatique*, augmentation de la pression artérielle diastolique*

Affections gastro-intestinales

Fréquent: nausées, vomissements

Peu fréquent: bouche sèche*

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent: fatigue*

Les effets indésirables suivants ont été rapportés plus fréquemment (> 1/100) que sous placebo, ou ont été identifiés comme des effets indésirables pouvant être cliniquement significatifs (*) dans les études cliniques avec l'aripiprazole sous forme orale (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques):

Affections psychiatriques

Fréquent: agitation, insomnie, anxiété

Peu fréquent: dépression*

Affections du système nerveux

Fréquent: troubles extrapyramidaux, akathisie, tremblement, étourdissement, somnolence, sédation, céphalée

Affections oculaires

Fréquent: trouble de la vision

Affections cardiaques

Peu fréquent: tachycardie*

Affections vasculaires

Peu fréquent: hypotension orthostatique*

Affections gastro-intestinales

Fréquent: dyspepsie, vomissements, nausées, constipation, hypersécrétion salivaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent: fatigue


Symptômes extrapyramidaux: Schizophrénie : dans une étude clinique contrôlée long-terme de 52 semaines, l'incidence des symptômes extrapyramidaux, comprenant parkinsonisme, akathisie, dystonie et dyskinésie, a été globalement plus faible chez les patients traités par l'aripiprazole (25,8%) comparativement aux patients traités par l'halopéridol (57,3%). Dans une étude clinique long terme de 26 semaines contrôlée versus placebo, l'incidence des symptômes extrapyramidaux était de 19% chez les patients traités par l'aripiprazole et de 13,1% chez les patients traités par le placebo. Dans une autre étude clinique contrôlée long terme de 26 semaines, l'incidence des symptômes extrapyramidaux était de 14,8% chez les patients traités par l'aripiprazole et de 15,1% chez les patients traités par l'olanzapine. Episodes maniaques dans les troubles bipolaires de type I - dans une étude clinique contrôlée de 12 semaines, l'incidence des symptômes extrapyramidaux était de 23,5% chez les patients traités par aripiprazole et de 53,3% chez les patients traités par halopéridol. Dans une autre étude clinique de 12 semaines, l'incidence des symptômes extrapyramidaux était de 26,6% chez les patients traités par aripiprazole et 17,6% chez les patients traités par lithium. Dans l' étude clinique contrôlée versus placebo long terme de 26 semaines de phase de maintenance, l'incidence des symptômes extrapyramidaux était de 18,2% chez les patients traités par aripiprazole et de 15,7% chez les patients traités par le placebo.


Dans les études cliniques contrôlées versus placebo, l'incidence d'akathisie chez les patients bipolaires était de 12,1% avec aripiprazole et de 3,2% avec placebo. Chez les patients schizophrènes, l'incidence d'akathisie était de 6,2% avec aripiprazole et de 3,0% avec placebo.


Dystonie : Effet de classe : des symptômes de dystonie, contractions anormales prolongées d'un groupe musculaire ont été rapportés chez des patients prédisposés durant les premiers jours de traitement. Les symptômes dystoniques incluent : spasme des muscles de la nuque, progressant parfois vers une oppression de la gorge, une difficulté à avaler, une difficulté à respirer et/ou une protrusion de la langue. Alors que ces symptômes peuvent survenir à faibles doses, ils ont été rapportés plus fréquemment et avec une plus grande sévérité avec des antipsychotiques de première génération de forte puissance et à plus fortes doses. Un risque élevé de dystonie aigùe a été observé dans des groupes d'hommes et de jeunes.


Parmi les patients ayant présenté des variations des paramètres biologiques standards et lipidiques pouvant être cliniquement significatives (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), il n'a pas été observé de différence importante de leur état clinique entre le groupe aripiprazole et le groupe placebo. Des élévations des CPK (créatine-phosphokinase), généralement transitoires et asymptomatiques, ont été observées chez 3,5% des patients traités par l'aripiprazole et chez 2,0% des patients traités par le placebo.


Autres données
:

Des effets indésirables connus pour être associés aux traitements antipsychotiques ont également été rapportés au cours du traitement par l'aripiprazole (syndrome malin des neuroleptiques, dyskinésies tardives, convulsions, effets indésirables cérébrovasculaires et augmentation de la mortalité chez les patients âgés souffrant de démence, hyperglycémie et diabète) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Population pédiatrique:


Schizophrénie chez les adolescents âgés de 15 ans et plus :

Dans un essai clinique à court terme contre placebo mené chez 302 adolescents schizophrènes (âgés de 13 à 17 ans), la fréquence et la nature des effets indésirables étaient similaires à celles des adultes, à l'exception des réactions suivantes qui ont été rapportées plus fréquemment chez les adolescents sous aripiprazole par voie orale que chez les adultes sous aripiprazole par voie orale (et plus fréquemment que sous placebo): somnolence/sédation et trouble extrapyramidal ont été très fréquents ( ≥ 1/10),sécheresse de la bouche, augmentation de l'appétit et hypotension orthostatique ont été fréquemment rapportés ( ≥ 1/100, < 1/10).

Le profil de tolérance lors d'un essai d'extension, en ouvert, sur 26 semaines était similaire à celui observé lors de l'essai à court terme contre placebo.

L'analyse poolée d'une population d'adolescents (âgés de 13 à 17 ans) atteints de schizophrénie, exposée au produit sur des périodes allant jusqu'à 2 ans, révèle une incidence de prolactine plasmatique basse chez les filles (<3 ng/ml) et les garçons (<2 ng/ml) de 29,5% et 48,3%, respectivement.


Episodes maniaques dans les troubles bipolaires de type I chez l'adolescent âgé de 13 ans et plus : La fréquence et la nature des effets indésirables chez les adolescents atteints de troubles bipolaires de type I étaient similaires à celles observées chez les adultes, à l'exception des réactions suivantes : très fréquemment ( ≥ 1/10) somnolence (23,0%), troubles extrapyramidaux (18,4%), akathisie (16,0%) et fatigue (11,8%) ; fréquemment ( ≥ 1/100, < 1/10) douleur abdominale supérieure, augmentation de la fréquence cardiaque, prise de poids, augmentation de l'appétit, contractions musculaires et dyskinésie.


Les effets indésirables suivants avaient une relation effet-dose possible : troubles extrapyramidaux (l'incidence était de 9,1% à une posologie de 10 mg, 28,8% à une posologie de 30 mg et 1,7% pour le placebo) ; et akathisie (l'incidence était de 12,1% à une posologie de 10 mg, 20,3% à une posologie de 30 mg et 1,7% pour le placebo).


Les variations moyennes de poids chez l'adolescent présentant des troubles bipolaires de type I après 12 et 30 semaines étaient respectivement de 2,4 kg et 5,8 kg avec l'aripiprazole et de 0,2 kg et 2,3 kg avec le placebo.


Dans la population pédiatrique, une somnolence et une fatigue ont été observés plus fréquemment chez les patients atteints de troubles bipolaires par rapport à ceux atteints de schizophrénie.


Dans la population pédiatrique atteinte de troubles bipolaires (patients âgés de 10 à 17 ans), exposée au produit sur des périodes allant jusqu'à 30 semaines, l'incidence des taux plasmatiques bas de prolactine était de 28,0% chez les filles (<3 ng/ml) et de 53,3% chez les garçons.


Effets indésirables rapportés après la commercialisation:

Les effets indésirables suivants ont été rapportés, après la commercialisation. La fréquence de ces effets est considérée inconnue (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatique:

leucopénie, neutropénie, thrombocytopénie

Affections du système immunitaire:

réactions allergiques (par exemple réaction anaphylactique, oedème de Quincke comprenant gonflement de la langue, oedème de la langue, oedème de la face, prurit ou urticaire)

Affections endocrines:

hyperglycémie, diabète mellitus, diabète acidocétosique, coma diabétique hyperosmolaire

Troubles du métabolisme et de la nutrition:

prise de poids, perte de poids, anorexie, hyponatrémie

Affections psychiatriques:

agitation, nervosité, jeu pathologique ; tentative de suicide, idées suicidaires, suicide accompli (voir. rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.)

Affections du système nerveux:

troubles de l'élocution, syndrome malin des neuroleptiques (SMN), grand mal épileptique, syndrome sérotoninergique

Affections cardiaques:

allongement du QT, arythmie ventriculaire, mort subite inexpliquée, arrêt cardiaque, torsades de pointes, bradycardie

Affections vasculaires:

syncope, hypertension, évènement thromboembolique (incluant embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinal:

spasmes oropharyngé, spasme laryngé, pneumonie de déglutition

Affections gastro-intestinales:

pancréatite, dysphagie, gêne au niveau de l'abdomen, gêne au niveau de l'estomac, diarrhée

Affections hépatobiliaires:

insuffisance hépatique, ictère, hépatite, augmentation de l'alanine aminotransférase (ALAT), augmentation de l'aspartate aminotransférase (ASAT), augmentation de la gamma glutamyl transférase (GGT), augmentation des phosphatases alcalines

Affections de la peau et du tissu sous-cutané:

rash, réaction de photosensibilité, alopécie, hyperhidrose

Affections musculo-squelettiques et systémiques:

rhabdomyolyse, myalgie, raideur

Affections gravidiques, puerpérales et périnatales:

syndrome de sevrage médicamenteux néonatal (voir section Grossesse et allaitement)

Affections du rein et des voies urinaires:

incontinence urinaire, rétention urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein:

Priapisme

Troubles généraux et anomalies au site d'administration:

trouble de la régulation de la température (par exemple hypothermie, fièvre), douleur thoracique, oedème périphérique

Investigations:

augmentation de la Créatinine Phosphokinase, augmentation de la glycémie, variation de la glycémie, augmentation de l'hémoglobine glycosylée



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