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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ACLASTA 5 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Rhumatologie
principes actifs: Acide zolédronique
laboratoire: Novartis Europharm Ltd

Solution injectable pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 100 ml
Toutes les formes
355,72€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 356,54 €

Indication

Traitement de

●          l'ostéoporose post-ménopausique

●          l'ostéoporose masculine

chez les patients à risque élevé de fractures, notamment chez les patients ayant eu une fracture de hanche récente secondaire à un traumatisme modéré.

Traitement de l'ostéoporose associée à une corticothérapie au long cours par voie générale

●          chez les femmes ménopausées

●          chez les hommes à risque élevé de fractures.

Traitement de la maladie de Paget chez les adultes.

Posologie ACLASTA 5 mg Solution injectable pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 100 ml

Posologie

Pour le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique, de l'ostéoporose masculine et le traitement de l'ostéoporose associée à une corticothérapie au long cours par voie générale, la dose recommandée est une perfusion intraveineuse de 5 mg d'Aclasta, administrée une fois par an.

La durée optimale du traitement par bisphosphonates pour l'ostéoporose n'a pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels d'Aclasta, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.

Chez les patients ayant eu une fracture de hanche récente secondaire à un traumatisme modéré, il est recommandé de réaliser l'administration d'Aclasta 2 semaines ou plus après l'intervention sur la fracture (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Pour la maladie de Paget, Aclasta doit uniquement être prescrit par des médecins expérimentés dans le traitement de cette pathologie. La dose recommandée est une unique perfusion intraveineuse de 5 mg d'Aclasta.

Répétition du traitement de la maladie de Paget : Il a été observé une période de rémission prolongée chez les patients répondeurs au traitement de la maladie de Paget après l' administration initiale d'Aclasta. La répétition du traitement consiste en une perfusion intraveineuse supplémentaire de 5 mg d'Aclasta à un intervalle d'un an ou plus de l'administration initiale chez les patients pour lesquels il a été observé une rechute. Les données disponibles concernant une répétition de traitement de la maladie de Paget sont limitées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Les patients doivent être correctement hydratés avant l'administration d'Aclasta. Cela est particulièrement important pour les patients âgés et les patients qui reçoivent un traitement diurétique.

Un apport adapté en calcium et vitamine D est recommandé simultanément à l'administration d'Aclasta. De plus, chez les patients atteints de la maladie de Paget, il est fortement conseillé d'administrer une supplémentation adaptée en calcium correspondant à un apport en calcium-élément d'au moins 500 mg deux fois par jour, pendant au moins les 10 jours suivant l'administration d'Aclasta (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Chez les patients ayant eu une fracture de hanche récente secondaire à un traumatisme modéré, il est recommandé d'administrer une dose de charge de 50 000 à 125 000 UI de vitamine D par voie orale ou intramusculaire, avant la 1ère perfusion d'Aclasta.

L'incidence des effets indésirables survenant dans les trois premiers jours suivant l'administration d'Aclasta peut être diminuée en administrant du paracétamol ou de l'ibuprofène après l'administration d'Aclasta.

Patients insuffisants rénaux

Aclasta est contre-indiqué chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 35 ml/min (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les patients dont la clairance de la créatinine est ≥ 35 ml/min.

Patients insuffisants hépatiques

Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Patients âgés ( 65 ans)

Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire puisque la biodisponibilité, la distribution et l'élimination ont été similaires chez les patients âgés et chez les patients plus jeunes.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité d'Aclasta chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans n'ont pas été établies

Mode d'administration

Voie intraveineuse

Aclasta (5 mg dans 100 ml de solution prête à l'emploi) est administré voie de perfusion et donné à un taux de perfusion constant. Le temps de la perfusion ne doit pas être inférieur à 15 minutes. Pour des informations sur la perfusion d'Aclasta, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Contre indications

- Hypersensibilité à la substance active, à d'autres bisphosphonates ou à l'un des excipients.

- Patients ayant une hypocalcémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

- Insuffisance rénale sévère avec une clairance de la créatinine < 35 ml/min (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

- Grossesse ou allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement).

Effets indésirables Aclasta

Le pourcentage global de patients qui ont présenté des effets indésirables survenant après l'administration était de 44,7%, 16,7% et 10,2% après la première, deuxième et troisième perfusion respectivement. L'incidence individuelle de ces effets indésirables après la première administration était : fièvre (17,1%), myalgie (7,8%), syndrome pseudo-grippal (6,7%), arthralgie (4,8%) et céphalée (5,1%). L'incidence de ces effets a diminué nettement avec les doses sucessives annuelles d'Aclasta. La majorité de ces effets est survenue dans les trois premiers jours suivant l'administration d'Aclasta, a été d'intensité légère à modérée et a disparu dans les trois jours suivant leur survenue. Le pourcentage de patients présentant des effets indésirables était respectivement de 19,5%, 10,4%, 10,7% après la première, deuxième et troisième perfusion, dans une étude de plus petite taille où le traitement symptomatique décrit ci-dessous avait été utilisé.

L'incidence des effets indésirables survenant dans les trois premiers jours suivant l'administration d'Aclasta peut être diminuée en administrant du paracétamol ou de l'ibuprofène peu après l'administration d'Aclasta si nécessaire (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Dans l'étude pivot HORIZON-PFT (ostéoporose post-ménopausique) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), l'incidence globale des fibrillations auriculaires a été de 2,5% (96 des 3 862) et de 1,9% (75 des 3 852) chez les patients recevant respectivement Aclasta et le placebo. Le taux de fibrillations auriculaires classé comme évènements indésirables graves était de 1,3% (51 sur 3 862) chez les patientes traitées par Aclasta comparé à 0,6% (22 sur 3 852) chez les patientes recevant le placebo. Le mécanisme de l'augmentation de cette incidence des fibrillations auriculaires n'est pas connu. Dans les études HORIZON-PFT et HORIZON-RFT (étude après fracture de hanche), l'incidence globale des fibrillations auriculaires a été comparable entre le groupe Aclasta (2,6%) et le groupe placebo (2,1)%. L'incidence globale des fibrillations auriculaires rapportées comme événement indésirable grave était de 1,3% pour le groupe Aclasta et de 0,8% pour le groupe placebo.

Les effets indésirables du Tableau 1 sont listés selon la classification des classes de systèmes d'organes MedDRA et par catégorie de fréquence. Les catégories de fréquences sont définies en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau1

Infections et infestations

Peu fréquent

Grippe, rhinopharyngite

Affections hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent

Anémie

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée**

Réactions d'hypersensibilité incluant de rares cas de bronchoconstriction, urticaire et angiodème et de très rares cas de réaction ou de choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent Peu fréquent

Hypocalcémie*

Anoréxie, diminution de l'appétit

Affections psychiatriques

Peu fréquent

Insomnie

Affections du système nerveux

Fréquent

Peu fréquent

Céphalées, vertiges

Léthargie, paresthésies, somnolence, tremblements, syncope, dysgueusie

Affections oculaires

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Fréquence indéterminée**

Hyperémie oculaire

Conjonctivite, douleur oculaire

Uvéite, épisclérite, iritis

Sclérite et inflammation oculaire

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Vertiges

Affections cardiaques

Fréquent

Peu fréquent

Fibrillation auriculaire

Palpitations

Affections vasculaires

Peu fréquent

Fréquence indéterminée**

Hypertension, bouffées vasomotrices

Hypotension (chez les patients présentant des facteurs de risque sous-jacents)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Toux, dyspnée

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Peu fréquent

Nausées, vomissements, diarrhées

Dyspepsie, douleur abdominale haute, douleur abdominale, reflux gastrooesophagien, constipation, sécheresse buccale, oesophagite, douleur dentaire,

gastrite#

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Eruption cutanée, hyperhydrose, prurit, érythème

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

Myalgies, arthralgies, douleurs osseuses, douleurs rachidiennes, douleurs au niveau des extrémités

Peu fréquent

Cervicalgies, raideur musculo-squelettique, gonflement articulaire, spasmes musculaires, douleurs de l'épaule, douleurs thoraciques musculo-squelettiques, douleurs musculo-squelettiques, raideur articulaire, arthrite, faiblesse musculaire

Rare

Fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires † (effets indésirables de classe des bisphosphonates)

Fréquence indéterminée**

Ostéonécroses de la mâchoire (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables effets de classe)

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent

Fréquence indéterminée**

Augmentation de la créatinémie, pollakiurie, protéinurie

Altération de la fonction rénale. Des cas d'altération de la fonction rénale nécessitant une dialyse et de rares cas ayant eu une issue fatale ont été rapportés chez les patients présentant une altération rénale préexistante ou d'autres facteurs de risques tels que la prise concomitante de médicaments néphrotoxiques, d'un traitement diurétique ou en cas de déshydratation survenant après la perfusion (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables effets de classe)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent

Fièvre

Fréquent

Syndrome pseudo-grippal, frissons, fatigue, asthénie, douleurs, malaise, réaction au site de perfusion

Peu fréquent

Œdème périphérique, soif, réaction inflammatoire aigüe, douleur thoracique d'origine non-cardiaque

Fréquence indéterminée**

Déshydratation secondaire à des symptômes post-administration tels que fièvre, vomissements et diarrhées

Investigations

Fréquent

Peu fréquent

Augmentation de la protéine C réactive

Hypocalcémie

#            Observé chez des patients prenant un traitement corticoïde concomitant.

*           Fréquent en cas de maladie de Paget uniquement. Pour l'hypocalcémie voir ci-dessous.

**          Basé sur des données après commercialisation. La fréquence ne peut pas être estimée à partir des données disponibles.

†          Identifié depuis la commercialisation.

Effets de classe :

Altération de la fonction rénale

L'acide zolédronique a été associé à une altération de la fonction rénale se manifestant sous forme d'une détérioration de la fonction rénale (c-à-d. augmentation de la créatininémie) et dans de rares cas insuffisance rénale aiguë. Une altération de la fonction rénale a été observée après l'administration d'acide zolédronique, en particulier chez les patients présentant une altération rénale préexistante ou des facteurs de risque supplémentaires (par exemple, patients âgés, chimiothérapie anticancéreuse, médicaments néphrotoxiques concomitants, traitement diurétique concomitant, déshydratation sévère, etc.). La majorité de ces patients ont reçu une dose de 4 mg toutes les 3 à 4 semaines, mais une anomalie de la fonction rénale a également été observée chez les patients ayant reçu une seule administration.

Au cours des études cliniques dans l'ostéoporose, les modifications de la clairance de la créatinine (mesurée chaque année avant l'injection) et l'incidence de l'insuffisance rénale étaient comparables dans les deux groupes de traitement (Aclasta et placebo) sur une période de trois ans. Une augmentation transitoire de la créatininémie a été observée sur 10 jours chez 1,8% des patientes traitées par Aclasta versus 0,8% des patientes traitées par le placebo.

Hypocalcémie

Au cours des études cliniques dans l'ostéoporose, environ 0,2% des patientes ont présenté une diminution notable de la calcémie (moins de 1,87 mmol/l), suite à l'administration d'Aclasta. Aucun cas d'hypocalcémie symptomatique n'a été observé.

Au cours d'études menées chez des patients atteints de la maladie de Paget, une hypocalcémie symptomatique a été observée chez environ 1% des patients. Chez tous les patients, l'hypocalcémie a été résolutive.

D'après l'évaluation des paramètres biologiques issue d'une vaste étude clinique, il a été observé des valeurs, transitoires et asymptomatiques, de calcémie inférieures aux valeurs normales de référence (moins de 2,10 mmol/l) chez 2,3% des patients traités avec Aclasta comparé à 21% des patients traités avec Aclasta dans les études de la maladie de Paget. La fréquence d'hypocalcémie était beaucoup moins élevée avec les perfusions suivantes.

Tous les patients ont reçu une supplémentation en vitamine D et en calcium : dans l'étude menée sur l'ostéoporose post-ménopausique (étude PFT), dans l'étude sur la prévention des fractures cliniques après fracture de hanche (étude RFT) ainsi que dans les études de la maladie de Paget (voir également rubrique Posologie et mode d'administration). Dans l'étude RFT, la majorité des patients a reçu une dose de charge en vitamine D avant l'administration d'Aclasta bien que le taux de vitamine D n'ait pas été mesuré de façon systématique (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Réactions locales

Au cours d'une vaste étude, des réactions locales au site de perfusion, telles qu'une rougeur, un gonflement et/ou une douleur (0,7%), ont été observées après l'administration d'acide zolédronique.

Ostéonécrose de la mâchoire

Des cas d'ostéonécrose (principalement de la mâchoire) ont été peu fréquemment rapportés, principalement chez des patients atteints d'un cancer et traités par bisphosphonates, dont l'acide zolédronique. Beaucoup d'entre eux présentaient des signes d'infection locale y compris une ostéomyélite. La majorité des cas concerne des patients atteints d'un cancer et ayant subi une extraction dentaire ou d'autres chirurgies dentaires. L'ostéonécrose de la mâchoire présente de multiples facteurs de risque bien documentés incluant le diagnostic d'un cancer, les traitements associés (par exemple : chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie) et des affections associées (par exemple : anémie, troubles de la coagulation, infection, maladie buccale préexistante). Bien que la causalité ne puisse être établie, il est prudent d'éviter une chirurgie dentaire dont la guérison pourrait être retardée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Au cours d'une vaste étude clinique réalisée chez 7 736 patientes, une ostéonécrose de la mâchoire a été observée chez une patiente traitée par Aclasta et chez une patiente traitée par le placebo. Dans les deux cas, l'évolution a été favorable.



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