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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ACTIVELLE 1 mg/0,5 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Gynécologie
principes actifs: Estradiol, Noréthistérone
laboratoire: Novo Nordisk

Comprimé pelliculé
Boîte de 1 Distributeur journalier de 28
Toutes les formes
6,97€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 7,79 €

Indication

Traitement hormonal substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées dont les dernières règles remontent à plus d'un an.

Prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez la femme ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose.

L'expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.

Posologie ACTIVELLE 1 mg/0,5 mg Comprimé pelliculé Boîte de 1 Distributeur journalier de 28

ACTIVELLE est un produit d'hormonothérapie substitutive combinée continue conçu pour être utilisé chez les femmes qui ont un utérus intact. Un comprimé doit être pris par voie orale une fois par jour sans interruption, de préférence à la même heure du jour.

Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Un passage à un produit combiné plus fortement dosé peut être indiqué si après trois mois de traitement le soulagement attendu des symptômes est insuffisant.

Chez les femmes présentant une aménorrhée et ne suivant pas de traitement hormonal substitutif (THS) ou chez les femmes ayant précédemment suivi une autre hormonothérapie substitutive combinée continue, le traitement par ACTIVELLE peut être débuté n'importe quel jour. Chez les femmes précédemment traitées par THS séquentiel, le traitement doit débuter juste après la fin des saignements de privation.

Si la patiente a oublié de prendre un comprimé, celui-ci doit être pris dès que possible dans les 12 heures qui suivent l'heure habituelle de la prise. Si plus de 12 heures se sont écoulées, le comprimé doit être jeté. L'oubli d'une dose peut favoriser la survenue de saignements et de spottings.

Contre indications

· Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein;

· Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées ou antécédents de tumeurs malignes estrogéno-dépendantes (exemple : cancer de l'endomètre) ;

· Hémorragie génitale non diagnostiquée ;

· Hyperplasie endométriale non traitée ;

· Antécédent d'accident thromboembolique veineux ou accident thromboembolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;

· Troubles thrombophiliques connus (par exemple, déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ;

· Antécédent d'accident thromboembolique artériel ou accident thrombo-embolique artériel en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde) ;

· Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à la normalisation des tests hépatiques ;

· Hypersensibilité connue à l'un des principes actifs ou à l'un des excipients ;

· Porphyrie.

Effets indésirables Activelle

Expérience clinique

Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés au cours des essais cliniques réalisés avec ACTIVELLE sont des saignements vaginaux et des douleurs/tensions mammaires, rapportés chez environ 10 à 20 % des patientes. Les saignements vaginaux surviennent habituellement dans les premiers mois de traitement. Les douleurs mammaires surviennent en général après quelques mois de traitement. Les effets secondaires observés lors des études cliniques randomisées, dont la fréquence était plus élevée chez les patientes traitées par ACTIVELLE par rapport au placebo et considérés comme probablement liés au traitement, sont présentés ci-dessous.

Système

Effets indésirables très fréquents

≥ 1/10

Effets indésirables fréquents

≥ 1/100 ; < 1/10

Effets indésirables peu fréquents

≥ 1/1000 ;

< 1/100

Effets indésirables rares

≥ 1/10 000 ;

< 1/1000

Infections et infestations

Candidose génitale ou vaginite, voir aussi « Affections des organes de reproduction et du sein »

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité, voir aussi « Affections de la peau et du tissu sous-cutané »

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rétention hydrique, voir aussi « Troubles généraux et anomalies au site d'administration »

Affections psychiatriques

Dépression ou aggravation de la dépression

Nervosité

Affections du système nerveux

Céphalée, migraine ou aggravation de la migraine

Affections vasculaires

Thrombophlébite superficielle

Maladie thrombo-embolique veineuse profonde, embolie pulmonaire

Affections gastro-intestinales

Nausées

Douleur abdominale, gêne ou gonflement abdominal.

Flatulence ou ballonnement

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Alopécie, Hirsutisme

Acné

Prurit ou urticaire

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Douleur dorsale

Crampes aux membres inférieurs

Affections des organes de reproduction et du sein

Douleur ou tension mammaire

Hémorragie vaginale

Œdème mammaire ou hypertrophie mammaire Apparition, réapparition ou aggravation de fibromes utérins

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Oedème périphérique

Inefficacité du médicament

Investigations

Prise de poids

Expérience post-commercialisation

En plus des événements précédemment mentionnés, les effets indésirables présentés ci-après ont été rapportés spontanément et sont considérés comme probablement imputables à ACTIVELLE. La fréquence de ces effets indésirables spontanés est très rare (< 1/10 000 ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)). Le recueil post-commercialisation des effets indésirables est susceptible d'être sous-évalué particulièrement en ce qui concerne les effets indésirables bien connus. Les fréquences présentées doivent donc être interprétées dans ce contexte :

· Tumeurs bénignes et malignes (incluant kystes et polypes) : cancer de l'endomètre

· Affections du système immunitaire : réactions d'hypersensibilité généralisée (par exemple : réaction/choc anaphylactique)

· Affections psychiatriques : insomnie, anxiété, augmentation ou diminution de la libido

· Affections du système nerveux : vertiges, accident vasculaire cérébral

· Affections oculaires : troubles visuels

· Affections cardiaques : infarctus du myocarde

· Affections vasculaires : aggravation de l'hypertension

· Affections gastro-intestinales : dyspepsie, vomissement

· Affections hépatobiliaires : maladie de la vésicule biliaire, lithiase biliaire, aggravation de lithiase biliaire, récidive d'une lithiase biliaire

· Affections de la peau et du tissu sous-cutané : séborrhée, exanthème, oedème angioneurotique

· Affections des organes de reproduction et du sein : hyperplasie endométriale, prurit vulvovaginal

· Investigations : perte de poids, augmentation de la pression artérielle

D'autres effets indésirables ont été rapportés dans la littérature lors de l'administration d'un traitement estroprogestatif :

· troubles cutanés et sous-cutanés : alopécie, chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire

· probable démence après 65 ans (pour des informations complémentaires, voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Risque de cancer du sein

· Une augmentation jusqu'à 2 fois du risque de cancer du sein a été rapportée chez les femmes ayant pris une association estroprogestative pendant plus de 5 ans.

· L'augmentation du risque est nettement plus faible chez les utilisatrices d'estrogènes seuls comparativement aux utilisatrices d'associations estroprogestatives.

· Le niveau de risque dépend de la durée du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les résultats du plus grand essai randomisé contrôlé versus placebo (étude WHI) et de la plus grande étude épidémiologique (MWS) sont présentés ci-après.

Etude « Million Women Study » - Estimation du risque additionnel de cancer du sein sur 5 ans de traitement

Age (ans)

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 femmes non utilisatrices de THS sur 5 ans *2

Risque relatif #

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95 %)

Estrogènes seuls

50-65

9-12

1,2

1-2 (0-3)

Association estroprogestative

50-65

9-12

1,7

6 (5-7)

# Risque relatif global. Le risque relatif n'est pas constant mais augmente avec la durée d'utilisation

Note : puisque l'incidence de base du cancer du sein varie d'un pays à l'autre au sein de l'UE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.

Études WHI aux États-Unis : risque additionnel de cancer du sein sur 5 ans de traitement

Age (ans)

Incidence pour 1 000 femmes

dans le bras placebo sur 5 ans

Risque relatif (IC 95 %)

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95 %)

Estrogènes seuls (Estrogènes conjugués équins)

50-79

21

0,8 (0,7 - 1,0)

-4 (-6 - 0)*3

Estrogène et progestatif CEE+MPA

50-79

14

1,2 (1,0 - 1,5)

+4 (0 - 9)

‡Lorsque l'analyse était limitée aux femmes n'ayant pas utilisé de THS avant l'étude, il n'était pas observé d'augmentation du risque au cours des 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non-utilisatrices.

2 *Issu des taux d'incidence de base dans les pays développés

3 *Étude WHI chez des femmes hystérectomisées, n'ayant pas montré d'augmentation du risque de cancer du sein

Risque de cancer de l'endomètre

Le risque de cancer de l'endomètre est d'environ 5 pour 1 000 femmes ayant un utérus intact et n'utilisant pas de THS.

Chez les femmes ayant un utérus intact, l'utilisation d'un THS à base d'estrogènes seuls n'est pas recommandée car cela augmente le risque de cancer de l'endomètre (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Dans les études épidémiologiques, l'augmentation du risque de cancer de l'endomètre dépendait de la durée de traitement à base d'estrogènes seuls et de la dose d'estrogène et variait entre 5 et 55 cas supplémentaires diagnostiqués pour 1 000 femmes âgées de 50 à 65 ans.

L'ajout d'un progestatif au traitement par estrogènes seuls pendant au moins 12 jours par cycle permet de prévenir cette augmentation du risque. Dans l'étude « Million Women Study », l'utilisation pendant 5 ans d'un THS combiné (séquentiel ou continu) n'a pas augmenté le risque de cancer de l'endomètre (RR de 1,0 (0,8-1,2)).

Risque de cancer ovarien

L'utilisation à long terme d'un THS à base d'estrogènes seuls et d'une association estroprogestative a été associée à une faible augmentation du risque de cancer de l'ovaire. Dans l'étude Million Women Study, 1 cas supplémentaire pour 2 500 utilisatrices est apparu après 5 ans.

Risque d'accident thromboembolique veineux

Le THS est associé à une augmentation de 1,3 à 3 fois du risque relatif de survenue d'un accident thromboembolique veineux, c'est-à-dire thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire. La probabilité de survenue d'un tel événement est plus élevée au cours de la première année d'utilisation du THS (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les résultats des études WHI sont présentés :

Études WHI : risque additionnel d'accident thromboembolique veineux sur 5 ans de traitement

Age (ans)

Incidence pour 1 000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans

Risque relatif (IC 95 %)

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS

Estrogènes seuls par voie orale *4

50-59

7

1,2 (0,6-2,4)

1 (-3-10)

Association estroprogestative orale

50-59

4

2,3 (1,2-4,3)

5 (1-13)

4 *Étude chez des femmes hystérectomisées

Risque de maladie coronarienne

Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS estroprogestatif au-delà de 60 ans (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Risque d'accident vasculaire cérébral ischémique

L'utilisation d'un THS à base d'estrogènes seuls ou d'une association estroprogestative est associée à une augmentation jusqu'à 1,5 fois du risque relatif d'AVC ischémique. Le risque d'AVC hémorragique n'est pas augmenté lors de l'utilisation d'un THS.

Ce risque relatif ne dépend pas de l'âge ni de la durée du traitement, mais comme le risque de base est fortement âge-dépendant, le risque global d'AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Études WHI combinées : risque additionnel d'AVC*5 sur 5 ans de traitement

Age (ans)

Incidence pour 1 000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans

Risque relatif (IC 95 %)

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS sur 5 ans

50-59

8

1,3 (1,1-1,6)

3 (1-5)

5*il n'a pas été fait de distinction entre les AVC ischémiques et hémorragiques.



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