publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ADCETRIS 50 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Brentuximab vedotin
laboratoire: Takeda Europe RD Centre

Poudre pour solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 50 mg
Toutes les formes

Indication

ADCETRIS est indiqué dans le traitement du lymphome hodgkinien (LH) CD30 positif récidivant ou réfractaire chez l'adulte:

1. après greffe autologue de cellules souches (ASCT) ou 2. après au moins deux traitements antérieurs quand l'ASCT ou une polychimiothérapie n'est pas une option de traitement.

ADCETRIS est indiqué dans le traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules systémique (LAGCs) récidivant ou réfractaire chez l'adulte.

Posologie ADCETRIS 50 mg Poudre pour solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 50 mg

Le brentuximab vedotin doit être administré uniquement sous le contrôle d'un médecin ayant l'expérience des chimiothérapies anticancéreuses.

Posologie

La dose recommandée est de 1,8 mg/kg administrée par perfusion intraveineuse de 30 minutes toutes les 3 semaines.

Si le poids du patient est supérieur à 100 kg, utiliser 100 kg pour le calcul de la dose (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Une numération formule sanguine doit être réalisée avant chaque perfusion du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les patients doivent être surveillés pendant et après la perfusion (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Le traitement doit être poursuivi jusqu'à la progression de la maladie ou jusqu'à la survenue d'une toxicité inacceptable (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les patients qui obtiennent au moins une stabilisation de la maladie doivent recevoir un minimum de 8 cycles et un maximum de 16 cycles (soit approximativement 1 an) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Adaptations posologiques

Neutropénie

Si une neutropénie se développe au cours du traitement, reporter le traitement. Les adaptations posologiques recommandées sont indiquées dans le Tableau 1 ci-dessous (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Tableau 1 : Adaptations posologiques recommandées en cas de neutropénie

Grade de sévérité de la neutropénie (signes et symptômes [description abrégée des CTCAEa])

Modification du schéma posologique

Grade 1 (<LIN-1 500/mm3

<LIN- 1,5 x 109/l) ou

Grade 2 (<1 500-1 000/mm3

<1,5-1,0 x 109/l)

Poursuivre le traitement à la même posologie.

Grade 3 (<1 000-500/mm3

<1,0-0,5 x 109/l) ou

Grade 4 (<500/mm3

<0,5 x 109/l)

Interrompre le traitement jusqu'à ce que la toxicité soit de grade ≤ 2 ou revenue à la situation initiale, puis reprendre le traitement à la même posologie b.

Envisager un support par facteur de croissance (G-CSF ou GM-CSF) lors des cycles ultérieurs pour les patients qui développent une neutropénie de grade 3 ou 4.

a                      Grades basés sur les critères communs de terminologie du National Cancer Institute (NCI) pour les événements indésirables (CTCAE) v3.0 ; voir neutrophiles/granulocytes ; LIN = limite inférieure de la normale.

b                      Les patients qui développent une lymphopénie de grade 3 ou 4 peuvent poursuivre le traitement sans interruption.

Neuropathie périphérique

Les adaptations posologiques recommandées en cas d'apparition sous traitement ou d'aggravation d'une neuropathie périphérique sensitive ou motrice sont indiquées dans le Tableau 2 ci-dessous (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Tableau 2 : Adaptations posologiques recommandées en cas d'apparition sous traitement ou d'aggravation d'une neuropathie périphérique sensitive ou motrice

Grade de sévérité de la neuropathie périphérique sensitive ou

motrice

(signes et symptômes [description abrégée des CTCAEa])

Modification du schéma posologique

Grade 1 (paresthésie et/ou perte des réflexes, sans perte de la fonction)

Poursuivre le traitement à la même posologie.

Grade 2 (interférant avec la fonction mais pas sur les activités de la vie quotidienne) ou

Grade 3 (interférant avec les activités de la vie quotidienne)

Interrompre le traitement jusqu'à ce que la toxicité retourne au grade ≤1 ou revenue à la situation initiale puis reprendre le traitement à la posologie réduite de 1,2 mg/kg toutes les 3 semaines.

Grade 4 (neuropathie sensitive invalidante ou neuropathie motrice menaçant le pronostic vital ou entraînant une paralysie)

Arrêter le traitement.

a                      Grades basés sur les critères communs de terminologie du National Cancer Institute (NCI) pour les événements indésirables (CTCAE) v3.0 ; voir neuropathie : motrice ; neuropathie : sensitive ; et douleur neuropathique.

Insuffisance rénale

Aucune étude n'a été réalisée chez les patients insuffisants rénaux. Aucune donnée dérivée d'études n'est disponible actuellement chez ce type de patients. Les insuffisants rénaux doivent être étroitement surveillés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique

Aucune étude n'a été réalisée chez les patients insuffisants hépatiques. Aucune donnée dérivée d'études n'est disponible actuellement chez ce type de patients. Les insuffisants hépatiques doivent être étroitement surveillés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Patients âgés

La tolérance et l'efficacité n'ont pas été établies chez les patients âgés de 65 ans ou plus. Aucune donnée n'est disponible chez ces patients.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas encore été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Dans les études pré-cliniques conduites chez l'animal, une déplétion du thymus a été observée (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Mode d'administration

La dose recommandée d'ADCETRIS doit être perfusée en 30 minutes.

Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Le brentuximab vedotin ne doit pas être administré sous forme d'injection intraveineuse directe ou de bolus intraveineux. Le brentuximab vedotin doit être administré par une tubulure intraveineuse séparée et ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments (voir rubrique Incompatibilités).

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés dans la rubrique Composition.

Utilisation concomitante de Bléomycine et de brentuximab vedatin en raison du risque de toxicité pulmonaire.

Effets indésirables Adcetris

Résumé du profil de tolérance

Le brentuximab vedotin a été étudié en monothérapie dans deux études pivots de phase 2 portant sur 160 patients (SG035-0003 et SG035-0004) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Des infections graves et des infections opportunistes ont été signalées chez des patients traités par ce médicament (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Dans la population des études de phase 2, 16 % des patients ont rapporté un événement correspondant à une infection.

Les effets indésirables graves ont été les suivants : neutropénie, thrombopénie, constipation, diarrhée, vomissements, fièvre, neuropathie périphérique motrice et neuropathie périphérique sensitive, hyperglycémie, polyneuropathie démyélinisante, syndrome de lyse tumorale et syndrome de Stevens-Johnson.

Les effets indésirables les plus fréquemment observées chez les patients recevant ce traitement ont été les suivants : neuropathie périphérique sensitive, fatigue, nausées, diarrhée, neutropénie, vomissements, fièvre et infection des voies respiratoires supérieures.

Les effets indésirables ont motivé un arrêt du traitement par le brentuximab vedotin chez 19% des patients. Les effets indésirables graves ayant conduit à un arrêt du traitement chez au moins deux patients atteints d'un LH ou de LAGCs ont été la neuropathie périphérique sensitive (6%) et la neuropathie périphérique motrice (2%).

Les données de tolérance issues des études de phase 1 avec escalade de dose et des études de pharmacologie clinique (patients n=15) et celles issues du programme compassionnel ( n= 26), chez des patients avec un LH récidivant ou réfractaire qui n'avaient pas reçu de greffe autologue de cellules souches (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), et qui étaient traités avec la dose recommandée de 1.8 mg/kg toutes les trois semaines, étaient similaires au profil de tolérance des études cliniques pivots.

Tableau répertoriant les effets indésirables

Les effets indésirables rapportés avec ADCETRIS sont répertoriés selon la classification MedDRA par classe d'organe et de fréquence absolue (voir Tableau 3). Dans chaque classe d'organes, les effets indésirables sont regroupés selon les fréquences définies comme suit : très fréquent (>1/10) ; fréquent (>1/100, <1/10) ; peu fréquent (>1/1 000, <1/100) ; rare (>1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000).

Tableau 3 : Effets indésirables rapportés avec ADCETRIS dans la population des études de phase 2

Classe de systèmes d'organes

Réactions indésirables

Infections et infestations

Très fréquent :

Infectiona

Fréquent :

Infection des voies respiratoires supérieures,

zona, pneumonie

Peu fréquent :

Candidose buccale, pneumonie à Pneumocystis

jiroveci, bactériémie à Staphylococcus

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent :

Neutropénie

Fréquent :

Anémie, thrombopénie

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent :

Hyperglycémie

Peu fréquent :

Syndrome de lyse tumorale*

Affections du système nerveux

Très fréquent :

Neuropathie périphérique sensitive

Fréquent :

Neuropathie périphérique motrice,

étourdissements, polyneuropathie

démyélinisante*

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent :

Toux, dyspnée

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

Diarrhée, nausées, vomissements

Fréquent :

Constipation

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :

Alopécie, prurit

Fréquent :

Eruption cutanée

Peu fréquent :

Syndrome de Stevens-Johnson*

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très fréquent :

Myalgie

Fréquent :

Arthralgie, dorsalgie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent :

Fatigue, fièvre, réactions liées à la perfusionb

Fréquent :

Frissons

* Rapporté en tant qu'effet indésirable grave uniquement

a. Les termes préférés qui ont été rapportés dans la classe de système d'organes Infections et Infestations sont les suivants : infection des voies respiratoires supérieures, zona, pneumonie.

b. Les termes préférés associés aux réactions liées à la perfusion ont été les suivants : frissons (4 %), nausées, dyspnée, prurit (3 % chacun), toux (2 %).

Description de effets indésirables sélectionnés

Les effets indésirables ayant motivé un report de traitement allant jusqu'à 3 semaines chez plus de 5 % des patients ont été une neutropénie (14%) et une neuropathie périphérique sensitive (11%).

L'effet indésirable ayant motivé une diminution de la dose chez plus de 5 % des patients a été une neuropathie périphérique sensitive (8%). Quatre-vingt-dix pour cent (90 %) des patients admis dans les études de phase 2 ont conservé la dose recommandée de 1,8 mg/kg durant toute la période de traitement.

Une neutropénie sévère et prolongée ( ≥ 1 semaine) pouvant survenir avec ce traitement est susceptible d'augmenter le risque de voir les patients développer des infections graves. La durée médiane des neutropénies de Grade 3 ou de Grade 4 était limitée (1 semaine) ; 2 % des patients ont présenté une neutropénie de Grade 4 qui a duré 7 jours ou plus. Moins de la moitié des patients admis dans les études de phase 2 ayant une neutropénie de Grade 3 ou de Grade 4 ont présenté également des infections concomitantes, et la majorité des infections de ce type étaient de Grade 1 ou de Grade 2.

Chez les patients ayant présenté une neuropathie périphérique, la durée médiane du suivi de la fin du traitement à la dernière évaluation a été d'environ 10 semaines. Au moment de la dernière évaluation, une résolution ou une amélioration des symptômes de leur neuropathie périphérique a été mise en évidence chez 62% des 84 patients affectés. La durée médiane entre l'apparition et la résolution ou l'amélioration pour toute manifestation a été de 6,6 semaines (Intervalle de 0,3 semaine à 54,4 semaines).

Des cas de LEMP ont été signalés en dehors des essais pivots de phase 2 décrits dans cette rubrique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Des cas de réactions anaphylactiques ont été signalés en dehors des essais pivots de phase 2 décrits dans cette rubrique. Les symptômes des réactions anaphylactiques peuvent comprendre, entre autres, une urticaire, un oedème de Quincke, une hypotension et un bronchospasme.

Des cas de neutropénie fébrile ont été signalés en dehors des essais pivots de phase 2 décrits dans cette rubrique (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Un patient recruté dans un essai de phase 1 avec escalade de dose a présenté une neutropénie fébrile de Grade 5 après avoir reçu une dose unique de 3,6 mg/kg de brentuximab vedotin.

Immunogénicité

Les anticorps dirigés contre le brentuximab vedotin ont été recherchés par immunodosage électrochimiluminescent sensible toutes les 3 semaines chez des patients présentant un LH ou un LAGCs récidivant ou réfractaire admis aux études de phase 2. Environ 35% des participants ont développé des anticorps dirigés contre le brentuximab vedotin. Dans la majorité des cas, les patients sont devenus positifs avant la seconde dose ; une positivité persistante pour les anticorps antimédicament (ATA) a été signalée chez 7% d'entre eux et 62% des patients positifs pour les ATA étaient porteurs d'anticorps neutralisants. Des effets indésirables à type de réactions liées à la perfusion et motivant un arrêt du traitement ont été décrits chez un (1) pour cent des patients.

La présence d'anticorps dirigés contre brentuximab vedotin n'est pas corrélée à une réduction cliniquement significative des taux sériques de brentuximab vedotin et ne se traduit pas par une diminution de l'efficacité du traitement. La détection d'anticorps dirigés contre le brentuximab vedotin n'est pas nécessairement prédictive du développement d'une réaction liée à la perfusion (RLP). Toutefois, l'incidence de RLP a été plus élevée chez les patients chez qui une positivité persistante pour les ATA a été signalée (30%) que chez ceux chez qui des ATA ont été mis en évidence de façon temporaire (12%) ou n'ont jamais été détectés (7%).



publicité