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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

AERODIOL 150 µg/dose

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 26.04.2007

Médicament générique du Classe thérapeutique: Gynécologie
principes actifs: Estradiol
laboratoire: Servier

Solution pour pulvérisation nasale
Boîte de 1 Flacon de 4,2 ml
Toutes les formes

Indication

Traitement hormonal substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées.
L'expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.

Posologie AERODIOL 150 µg/dose Solution pour pulvérisation nasale Boîte de 1 Flacon de 4,2 ml

VOIE NASALE.
- La dose recommandée pour débuter le traitement est de 150 µg (1 pulvérisation) dans une narine.
- Après 2 ou 3 cycles, la posologie sera éventuellement adaptée en fonction de la symptomatologie clinique :
La dose usuelle d'entretien est de 300 µg (2 pulvérisations) par 24 h, c'est-à-dire une pulvérisation dans chaque narine une fois par jour.
. En cas de persistance de symptômes de carence estrogénique, il est possible d'augmenter le nombre de pulvérisations jusqu'à 3 ou 4 par jour (450 µg ou 600 µg), en les répartissant matin et soir.
. En cas de signes d'hyperestrogénie tels que tension mammaire, gonflement abdomino-pelvien, anxiété, nervosité ou agressivité, la posologie doit être diminuée à une pulvérisation (150 µg) par jour.
- Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- AERODIOL peut être administré en traitement cyclique ou continu :
. en traitement cyclique (discontinu) : AERODIOL est administré de manière cyclique pendant 21 à 28 jours, suivi d'un intervalle libre de tout traitement de 2 à 7 jours ;
. en traitement continu : AERODIOL est administré quotidiennement sans aucune période d'arrêt du traitement. Un traitement continu (non cyclique) peut être indiqué chez les femmes hystérectomisées ou dans les cas où les symptômes de déficit estrogénique se manifestent au cours de l'intervalle libre.
- Chez les femmes non hystérectomisées, il est recommandé d'associer un progestatif à AERODIOL au moins 12 jours par cycle pour s'opposer au développement d'une hyperplasie endométriale induite par l'estrogène (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Le traitement séquentiel par des progestatifs doit se faire selon le schéma suivant :
. Si AERODIOL est administré de façon cyclique, un progestatif sera administré durant au moins les 12 derniers jours du traitement par l'estradiol.
Ainsi il n'y aura aucune administration hormonale pendant l'intervalle libre de chaque cycle.
. Si AERODIOL est administré de façon continue, il est recommandé de prendre un progestatif au moins 12 jours par mois.
- Dans les deux cas, des saignements de privation pourront apparaître après l'arrêt du traitement par le progestatif.
- Chez les femmes hystérectomisées, il n'est pas recommandé d'associer un progestatif sauf en cas d'antécédent d'endométriose.
- Les patientes préalablement sous traitement cyclique discontinu ou continu séquentiel doivent finir le cycle en cours et passer ensuite à AERODIOL sans arrêt dans le traitement.
Les patientes préalablement sous traitement combiné continu peuvent commencer le traitement à tout moment.
- Amorçage : avant la première utilisation, le flacon doit être amorcé par 3 pressions fermes.
Le flacon est tenu verticalement pendant l'administration ; la tête étant légèrement penchée en avant, l'embout est introduit successivement dans chaque narine et une pression est exercée sur la pompe. La patiente ne doit pas inspirer pendant la pulvérisation, ni se moucher immédiatement après.
- En cas d'obstruction importante des voies nasales, AERODIOL peut être administré transitoirement par voie endobuccale, au niveau du sillon gingival supérieur, en doublant la posologie habituellement utilisée.
- En cas d'écoulement nasal, les patientes doivent se moucher avant l'administration de AERODIOL.
- Les administrations seront réalisées de préférence à la même heure tous les jours.
En cas d'oubli d'une dose, elle peut être administrée à n'importe quelle heure jusqu'à la dose suivante, mais celle-ci ne doit pas être doublée. Un oubli peut favoriser la survenue de "spottings" et de saignements intercurrents.
Le rapport bénéfice/risque devra être réévalué régulièrement pour adapter le traitement si nécessaire :
. pendant toute la durée du traitement par AERODIOL,
. lors du passage d'un autre traitement hormonal à AERODIOL.

Contre indications

- Hypersensibilité connue au principe actif ou à l'un des excipients ;
- Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
- Tumeurs malignes estrogénodépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de l'endomètre) ;
- Hémorragie génitale non diagnostiquée ;
- Hyperplasie endométriale non traitée ;
- Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux idiopathique ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
- Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde) ;
- Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
- Porphyrie.
- Grossesse : AERODIOL n'a pas d'indication au cours de la grossesse. La découverte d'une grossesse au cours du traitement par AERODIOL, impose l'arrêt immédiat du traitement. A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à des doses thérapeutiques d'estrogènes.
- Allaitement : AERODIOL n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.

Effets indésirables Aerodiol

Les effets indésirables les plus souvent rapportés (> 10%) avec AERODIOL sont des réactions au site d'application : sensation de picotements, éternuements et rhinorrhée.
Les autres effets indésirables signalés chez les patientes sous AERODIOL ou sous une autre forme d'administration non orale d'estradiol sont répertoriés ci-dessous :
- Système général :
. fréquents (> 1/100 et < 1/10) : Céphalée.
. peu fréquents (> 1/1000 et < 1/100) : Rétention hydrosodée/oedème, prise ou perte de poids, vertige, asthénie, crampes des membres inférieurs, migraine.
- Système gastro-intestinal :
. fréquents (> 1/100 et < 1/10) : Nausées.
. peu fréquents (> 1/1000 et < 1/100) : Ballonnements, crampes abdominales.
. rares (> 1/10000 et < 1/1000) : Lithiase biliaire, ictère cholestatique.
- Utérus, sein :
. fréquents (> 1/100 et < 1/10) : Saignements intercurrents, spotting, mastodynies.
. peu fréquents (> 1/1000 et < 1/100) : Dysménorrhée, hyperplasie endométriale, tumeurs bénignes du sein.
. rares (> 1/10000 et < 1/1000) : Augmentation de la taille des fibromes utérins.
- Système respiratoire :
fréquents (> 1/100 et < 1/10): Epistaxis.
- Peau et annexes :
. peu fréquents (> 1/1000 et < 1/100) : Acné, prurit.
. rares (> 1/10000 et < 1/1000) : Urticaire.
- Système cardiovasculaire :
peu fréquents (> 1/1000 et < 1/100) : Hypertension.
- Psychiatrie :
. fréquents (> 1/100 et < 1/10) : Augmentation/diminution de la libido.
. rares (> 1/10000 et < 1/1000) : Dépression.
- Cancer du sein :
Les résultats d'un grand nombre d'études épidémiologiques et d'une étude randomisée versus placebo, l'étude WHI, montrent que le risque global de cancer du sein augmente avec la durée d'utilisation du THS chez les femmes prenant ou ayant récemment pris un THS.
Pour les estrogènes seuls, les risques relatifs (RR) estimés à l'issue d'une nouvelle analyse de 51 études épidémiologiques (parmi lesquelles plus de 80% ont utilisé un estrogène seul) et de la MWS sont similaires, soit respectivement de 1,35 (IC 95% : 1,21-1,49) et de 1,30 (IC 95% : 1,21-1,40).
Pour les associations estroprogestatives, plusieurs études épidémiologiques ont montré que le risque global de cancer du sein est plus élevé que pour les estrogènes seuls.
La MWS montre que, comparativement aux femmes n'ayant jamais utilisé un THS, l'utilisation de différentes associations estrogène/progestatif expose à un risque de cancer du sein (RR = 2,00, IC 95% : 1,88-2,12) plus élevé que celle d'estrogènes seuls (RR = 1,30, IC 95% : 1,21-1,40) ou de tibolone (RR = 1,45, IC 95% : 1,25-1,68).
Dans l'étude WHI, ce risque relatif est estimé à 1,24 (IC 95% : 1,01-1,54) pour l'ensemble des femmes traitées pendant 5,6 ans par une association estrogène/progestatif (CEE + MPA) comparativement à celles sous placebo.
Les risques absolus calculés à partir des résultats des études MWS et WHI sont présentés ci-dessous :
La MWS, prenant en compte l'incidence moyenne de cancers du sein dans les pays développés, estime que :
. sur 1000 non-utilisatrices de THS, environ 32 développeront un cancer du sein entre 50 et 64 ans ;
. sur 1000 femmes prenant ou ayant récemment pris un THS, le nombre de cas supplémentaires serait :
Pour les utilisatrices d'estrogènes seuls :
. Entre 0 et 3 cas (meilleure estimation = 1,5) pour 5 ans d'utilisation.
. Entre 3 et 7 cas (meilleure estimation = 5) pour 10 ans d'utilisation.
Pour les utilisatrices d'associations estrogène/progestatif :
. Entre 5 et 7 cas (meilleure estimation = 6) pour 5 ans d'utilisation.
. Entre 18 et 20 cas (meilleure estimation = 19) pour 10 ans d'utilisation.
L'étude WHI estime qu'au terme de 5,6 ans de suivi de femmes âgées de 50 à 79 ans, le nombre de cas supplémentaires de cancers du sein invasifs imputables à l'utilisation d'une association estrogène/progestatif (CEE + MPA) est de 8 cas pour 10000 femmes-année.
Les calculs réalisés à partir des données de l'étude permettent d'estimer que :
. Pour 1000 femmes du groupe placebo :
Environ 16 cas de cancers du sein invasifs seront diagnostiqués en 5 ans de suivi.
. Pour 1000 femmes utilisant une association estrogène/progestatif (CEE + MPA), le nombre de cas supplémentaires serait :
Entre 0 et 9 (meilleure estimation = 4) pour 5 ans d'utilisation.
Le nombre de cas supplémentaires de cancers du sein est pratiquement identique chez les utilisatrices quel que soit l'âge de début du traitement (entre 45 et 65 ans) (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Cancer de l'endomètre :
Chez les femmes non hystérectomisées traitées par estrogènes seuls, le risque d'hyperplasie ou de cancer de l'endomètre augmente avec la durée de traitement.
Selon les données provenant d'études épidémiologiques, la meilleure estimation du risque entre 50 et 65 ans est d'environ 5 diagnostics de cancer de l'endomètre sur 1000 femmes n'utilisant pas de THS.
Sous estrogènes seuls, le risque de cancer de l'endomètre est multiplié par 2 à 12 par rapport aux non-utilisatrices, en fonction de la durée d'utilisation et de la dose d'estrogène utilisée. L'association d'un progestatif à l'estrogène diminue fortement ce risque.
- Les effets indésirables suivants sont rapportés lors de l'administration d'un traitement estroprogestatif (effets de classe) :
. tumeurs estrogénodépendantes bénignes ou malignes : cancer de l'endomètre ;
. maladie thrombo-embolique veineuse (thrombose veineuse profonde pelvienne ou des membres inférieurs, embolie pulmonaire), plus fréquente chez les femmes sous THS que chez les non-utilisatrices. Pour des informations complémentaires, voir rubriques contre-indications et mises en garde et précautions d'emploi ;
. infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral ;
. affections biliaires ;
. troubles cutanés et sous-cutanés : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux ; purpura vasculaire ;
. probable démence (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).



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