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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

AMIODARONE AGUETTANT 50 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Cordarone 150 MG/3 ML
Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Amiodarone
laboratoire: Aguettant

Solution injectable IV
Boîte de 10 Ampoules de 3 ml
Toutes les formes

Indication

- Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, notamment :
. troubles du rythme auriculaire, avec rythme ventriculaire rapide ;
. tachycardies du Syndrome de Wolf Parkinson White ;
. troubles du rythme ventriculaire documentés symptomatiques et invalidants.
- Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Posologie AMIODARONE AGUETTANT 50 mg/mL Solution injectable IV Boîte de 10 Ampoules de 3 ml

- Pour des raisons galéniques, il ne faut pas utiliser de concentrations inférieures à 2 ampoules dans 500 ml. Utiliser exclusivement le sérum glucosé isotonique.
- N'ajouter aucun autre produit dans le liquide de perfusion.
- L'amiodarone doit être administrée par voie veineuse centrale, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes où, en l'absence de voie veineuse centrale, la voie veineuse périphérique pourra être utilisée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :
. Perfusion par voie veineuse centrale.
. Traitement d'attaque : en moyenne 5 mg/kg dans du sérum glucosé de préférence à la seringue électrique, passés en 20 minutes à 2 heures et renouvelables 2 à 3 fois par 24 heures.
L'action est de courte durée, nécessitant de poursuivre la perfusion.
. Traitement d'entretien : 10 à 20 mg/kg/j (en moyenne 600 à 800 mg/24 h, jusqu'à 1,2 g/24 h) dans 250 ml de sérum glucosé pendant quelques jours.
. Prendre le relais par la voie orale (3 comprimés par jour) dès le premier jour de la perfusion.
. Cette posologie pourra être portée à 4, voire 5 comprimés par jour.
- Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :
Concernant la voie d'abord et compte tenu également de la situation dans laquelle s'applique cette indication, l'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible ; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.
. La dose intraveineuse initiale est de 300 mg (ou 5 mg/kg) dilués dans 20 ml de sérum glucosé à 5% et injectés rapidement.
. Une administration intraveineuse supplémentaire de 150 mg (ou 2,5 mg/kg) pourra être envisagée en cas de persistance de la fibrillation ventriculaire.
. Ne pas ajouter d'autre produit dans la seringue.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
- Hypersensibilité connue à l'iode, à l'amiodarone ou à l'un des excipients.
- Bradycardie sinusale et blocs sino-auriculaires non appareillés.
- Maladie du sinus non appareillée (risque d'arrêt sinusal).
- Troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés.
- Hyperthyroïdie en raison de sa possible aggravation par l'amiodarone.
- Collapsus cardiovasculaire.
- Hypotension artérielle sévère.
- Chez les enfants de moins de 3 ans en raison de la présence d'alcool benzylique.
- Les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse : la thyroïde foetale commençant à fixer l'iode à partir de 14 semaines d'aménorrhée, aucun retentissement sur la thyroïde foetale n'est attendu en cas d'administrations préalables. Une surcharge iodée avec l'utilisation de ce produit passé ce terme, peut entraîner une hypothyroïdie foetale, biologique ou même clinique (goitre). En conséquence, l'utilisation de ce médicament est contre-indiquée à partir du 2ème trimestre.
- Allaitement : l'amiodarone et son métabolite, ainsi que l'iode, passent dans le lait à des concentrations supérieures au plasma maternel. En raison du risque d'hypothyroïdie chez le nourrisson, l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.
- En association avec les médicaments pouvant induire des torsades de pointes :
. les anti-arythmiques de classe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
. les anti-arythmiques de classe III (sotalol, dofétilide, ibutilide),
. autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, moxifloxacine, spiramycine IV, vincamine IV (voir rubrique interactions),
. le sultopride.
- Ces contre-indications ne s'appliquent pas lorsque l'amiodarone est utilisée dans la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.
DECONSEILLE :
Associations déconseillées : ciclosporine ; diltiazem injectable ; halofantrine, pentamidine, luméfantrine ; neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes [certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride, véralipride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide)].

Effets indésirables Amiodarone Aguettant

Les effets indésirables ont été classés par système-organe et par fréquence selon les conventions suivantes :
Très fréquemment (> = 10%) ; fréquemment (> = 1%, < 10%) ; peu fréquemment (> = 0,1%, < 1%) ; rarement (> = 0,01%, < 0,1%) ; très rarement (< 0,01%).
EFFETS CARDIAQUES :
- Fréquemment : bradycardie.
- Très rarement :
. bradycardie marquée, plus exceptionnellement arrêt sinusal, rapportés dans certains cas notamment chez les sujets âgés,
. effet pro-arythmique.
EFFETS GASTRO-INTESTINAUX :
Très fréquemment : nausées.
REACTIONS AU SITE D'INJECTION :
Fréquemment : possible réaction inflammatoire à type de veinite en cas d'administration veineuse périphérique directe, réactions au site d'injection telles que douleur, érythème, oedème, nécrose, extravasation, infiltration, inflammation, phlébite et cellulite.
MANIFESTATIONS HEPATIQUES :
- Des cas d'atteintes hépatiques ont été rapportés. Ces cas ont été diagnostiqués par l'élévation des transaminases sériques.
En effet, ont été rapportés :
Très rarement :
- Elévation des transaminases, isolée et généralement modérée (1,5 fois à 3 fois la normale) régressant après réduction posologique, voire spontanément.
- Atteinte hépatique aiguë avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement.
- Atteinte hépatique chronique lors de traitements prolongés (par voie orale).
L'histologie est celle d'une hépatite pseudo-alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique. Une hypertransaminasémie, même modérée, survenant après un traitement de plus de 6 mois doit faire évoquer le diagnostic d'atteinte hépatique chronique. Les troubles cliniques et biologiques régressent habituellement après arrêt du traitement. Quelques cas d'évolution irréversible ont été rapportés.
EFFETS SUR LE SYSTEME IMMUNITAIRE :
Très rarement : choc anaphylactique.
EFFETS NEUROLOGIQUES :
Très rarement : hypertension intracrânienne bénigne (pseudo tumor cerebri).
MANIFESTATIONS PULMONAIRES :
Très rarement :
- Syndromes de détresse respiratoire aiguë, généralement associée à une pneumopathie interstitielle, d'évolution parfois fatale, parfois immédiatement au décours d'un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d'oxygène a été évoquée). L'arrêt de l'amiodarone doit être envisagé et l'intérêt des corticostéroïdes pris en considération.
- Bronchospasme et/ou apnée en cas d'insuffisance respiratoire sévère, notamment chez les asthmatiques.
MANIFESTATIONS CUTANEES :
Très rarement : sueurs, alopécie.
EFFETS VASCULAIRES :
- Fréquemment : baisse tensionnelle, généralement modérée et transitoire. Des cas d'hypotension sévère ou de collapsus ont été rapportés en particulier après surdosage ou administration trop rapide.
- Très rarement : bouffées de chaleur.

Amiodarone Aguettant existe aussi sous ces formes

Amiodarone Aguettant

Voir aussi les génériques de Cordarone 150 MG/3 ML

Amiodarone Aguettant



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