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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

AMIODARONE G GAM 200 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 05.10.2006

Médicament générique du Cordarone
Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Amiodarone
laboratoire: Ggam

Comprimé sécable
Boîte de 30
Toutes les formes
12,27€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 13,09 €
Tous les génériques

Indication

- Prévention des récidives des :
. tachycardies ventriculaires menaçant le pronostic vital : le traitement doit être instauré en milieu hospitalier sous monitorage ;
. tachycardies ventriculaires documentées symptomatiques et invalidantes ;
. tachycardies supraventriculaires documentées lorsque la nécessité d'un traitement est établie en cas de résistance ou de contre-indication aux autres thérapeutiques ;
. fibrillations ventriculaires.
- Traitement des tachycardies supraventriculaires : ralentissement ou réduction de la fibrillation auriculaire ou du flutter auriculaire.
L'amiodarone peut être utilisée en présence d'une maladie coronaire et/ou d'une altération de la fonction ventriculaire gauche (voir propriétés pharmacodynamiques).

Posologie AMIODARONE G GAM 200 mg Comprimé sécable Boîte de 30

- Traitement d'attaque :
Le schéma posologique habituel est de 3 comprimés par jour, pendant 8 à 10 jours.
Dans certains cas le traitement d'attaque a pu faire appel à des posologies supérieures (4 à 5 comprimés par jour), toujours sur des périodes brèves et sous surveillance électrocardiographique.
- Traitement d'entretien :
Rechercher la dose minimale efficace, variable selon les patients, de 1/2 comprimé par jour (1 comprimé tous les deux jours) à 2 comprimés tous les jours.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament est CONTRE-INDIQUE dans les situations suivantes :
- hypersensibilité connue à l'iode ou à l'amiodarone ;
- bradycardie sinusale et blocs sino-auriculaires non appareillés ;
- maladie du sinus non appareillée (risque d'arrêt sinusal) ;
- troubles conductifs de haut degré non appareillés ;
- hyperthyroïdie en raison de sa possible aggravation par l'amiodarone ;
- les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse : la thyroïde foetale commençant à fixer l'iode à partir de 14 semaines d'aménorrhée, aucun retentissement sur la thyroïde foetale n'est attendu en cas d'administrations préalables. Une surcharge iodée avec l'utilisation de ce produit passé ce terme, peut entraîner une hypothyroïdie foetale, biologique ou même clinique (goitre). En conséquence, l'utilisation de ce médicament est contre-indiquée à partir du 2ème trimestre.
- allaitement : l'amiodarone et son métabolite, ainsi que l'iode, passent dans le lait à des concentrations supérieures au plasma maternel. En raison du risque d'hypothyroïdie chez le nourrisson, l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.
- en association avec les médicaments donnant des torsades de pointes :
. les anti-arythmiques de classe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide...),
. les anti-arythmiques de classe III (sotalol, dofétilide, ibutilide...),
. le sultopride,
. autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, sparfloxacine, vincamine IV, spiramycine IV(voir interactions).
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
DECONSEILLE :
Ce médicament EST GENERALEMENT DECONSEILLE en association avec :
- le diltiazem injectable ;
- I'halofantrine, la moxifloxacine et la pentamidine ;
- certains neuroleptiques (thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, trifluopérazine, cyamémazine, sulpiride, amisulpride, tiapride, pimozide, halopéridol, dropéridol),
- ainsi qu'avec les bêtabloquants autres que sotalol et esmolol (voir interactions).

Effets indésirables Amiodarone G Gam

- Manifestations oculaires :
les microdépôts cornéens, quasiment constants chez l'adulte, restent habituellement localisés à l'aire sous-pupillaire et ne contre-indiquent pas la poursuite du traitement. Exceptionnellement, ils peuvent s'accompagner de perception de halos colorés en lumière éblouissante, ou de sensation de brouillard.
Constitués de dépôts lipidiques complexes, les microdépôts cornéens sont toujours entièrement réversibles à l'arrêt du traitement.
Quelques observations de neuropathie optique (névrite optique) avec flou visuel et baisse de la vision et oedème papillaire au fond d'oeil ont été rapportées. L'évolution peut se faire vers une réduction plus ou moins sévère de l'acuité visuelle. La relation avec l'amiodarone n'apparaît pas actuellement établie. Il est cependant recommandé, en l'absence d'autre étiologie manifeste, de suspendre le traitement.
- Manifestations cutanées :
photosensibilisation. Il est conseillé de ne pas s'exposer au soleil (et, de façon générale, aux rayons ultraviolets) en cours de traitement.
Des cas d'érythème ont également été rapportés au cours de radiothérapie.
Des observations de rashs cutanés, généralement peu spécifiques, quelques cas exceptionnels de dermatite exfoliatrice ont été signalés sans que la relation avec le produit paraisse nettement établie.
Les pigmentations cutanées, liliacées ou gris ardoisées, exceptionnelles, surviennent pour des posologies quotidiennes élevées, prescrites pendant une longue période ; après arrêt du traitement, la disparition de ces pigmentations est lente (10 à 24 mois).
- Manifestations thyroïdiennes :
En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne "dissociée" (augmentation de T4, T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du traitement.
Les hypothyroïdies revêtent une forme classique : prise de poids, apathie, somnolence ; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois ; cet arrêt n'est pas impératif : si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L-thyroxine, la TSH constituant un guide posologique.
Les hyperthyroïdies sont plus trompeuses : pauci-symptomatiques (léger amaigrissement inexpliqué, atténuation de l'efficacité anti-angoreuse et/ou anti-arythmique) ; formes psychiatriques du sujet âgé, voire thyréotoxicose.
L'effondrement de la TSH ultra-sensible permet d'affirmer le diagnostic.
L'arrêt de l'amiodarone est impératif : il suffit habituellement à amorcer, dans un délai de 3-4 semaines, la guérison clinique. Les cas graves pouvant entraîner le décès du patient, nécessitent une mise en route en urgence d'un traitement adapté. Lorsque la thyréotoxicose est préoccupante, en elle-même ou du fait de son retentissement sur un équilibre myocardique précaire, l'efficacité inconstante des antithyroïdiens de synthèse conduit à préconiser une corticothérapie franche (1 mg/kg) et suffisamment prolongée (3 mois).
Des cas d'hyperthyroïdies ont été rapportés jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt de l'amiodarone.
- Manifestations pulmonaires :
Des cas de pneumopathie interstitielle ou alvéolaire diffuses et de bronchiolite oblitérante organisée (BOOP) ont été rapportés. L'apparition d'une dyspnée d'effort, isolée ou associée à une altération de l'état général (fatigue, amaigrissement, fébricule) impose un contrôle radiologique et le cas échéant, l'arrêt du traitement. Ces pneumopathies peuvent en effet évoluer en fibrose pulmonaire.
L'arrêt précoce de l'amiodarone, associé ou non à une corticothérapie, entraîne la régression des troubles. Les signes cliniques disparaissent habituellement en 3 ou 4 semaines, l'amélioration radiologique et fonctionnelle est plus lente (plusieurs mois).
Quelques cas de pleurésie, en règle générale associés aux pneumopathies interstitielles et quelques cas de bronchospasme ont été rapportés.
Quelques cas de syndromes de détresse respiratoire aiguë ont été observés, en règle générale immédiatement au décours d'un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d'oxygène a été évoquée) (voir interactions).
- Effets neurologiques :
Ils sont rares :
. neuropathies périphériques sensitivomotrices et/ou myopathies, généralement réversibles à l'arrêt du traitement ;
. autres troubles rapportés : tremblement extrapyramidal, ataxie de type cérébelleux, hypertension intracrânienne bénigne exceptionnelle, cauchemars.
- Manifestations hépatiques :
Des cas d'hépatopathies ont été rapportés ; ces cas ont été diagnostiqués par l'élévation des transaminases sériques. En effet, ont été rapportés :
. élévation des transaminases, isolée et généralement modérée (1,5 fois à 3 fois la normale) régressant après réduction posologique, voire spontanément.
. hépatopathie aiguë exceptionnelle (quelques cas isolés) avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement.
. de rares cas d'hépatopathie chronique lors des traitements prolongés. L'histologie est celle d'une hépatite pseudo-alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique. Une hypertransaminasémie, même modérée, survenant après un traitement de plus de 6 mois doit faire évoquer le diagnostic d'hépatopathie chronique. Les troubles cliniques et biologiques régressent habituellement après arrêt du traitement. Quelques cas d'évolution irréversible ont été rapportés.
- Effets cardiaques :
Bradycardie généralement modérée, dose-dépendante. Dans certains cas (dysfonctionnement sinusal, sujets âgés), une bradycardie marquée, plus exceptionnellement un arrêt sinusal, ont été rapportés.
Rarement : troubles de la conduction (bloc sino-auriculaire, blocs auriculoventriculaires de différents degrés).
L'effet arythmogène de l'amiodarone est faible, inférieur à celui de la plupart des anti-arythmiques et survient généralement lors de certaines associations médicamenteuses (voir interactions) ou de troubles électrolytiques.
- Effets divers :
. Troubles digestifs bénins (nausées, vomissements, dysgueusie) habituellement contemporains du traitement d'attaque et disparaissant avec la réduction de posologie.
Quelques observations d'épididymites ont été rapportées. La relation avec le produit n'apparaît pas établie. Quelques cas d'alopécie ont été observés.
. Quelques cas isolés, d'expression diverse, ont été observés dans un contexte évoquant une réaction d'hypersensibilité : vascularite, atteinte rénale avec élévation modérée de la créatinine, thrombopénie.

Amiodarone G Gam existe aussi sous ces formes

Amiodarone G Gam

Voir aussi les génériques de Cordarone

Amiodarone Mylan

Amiodarone Mylan

Amiodarone Cristers

Amiodarone Biogaran

Amiodarone EG

Amiodarone Actavis

Amiodarone Ratiopharm

Amiodarone Gnr

Amiodarone Qualimed

Amiodarone Almus

Amiodarone Zydus

Amiodarone Rpg

Amiodarone Arrow

Amiodarone Alter

Amiodarone G Gam

Amiodarone Ivax

Amiodarone Teva

Amiodarone Irex

Corbionax GÉ

Amiodarone Sandoz

Amiodarone Zentiva

Amiodarone Ranbaxy

Amiodarone Isomed



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