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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ATRACURIUM HOSPIRA 10 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Anesthésie, réanimation, antalgiques
principes actifs: Bésilate d'atracurium
laboratoire: Hospira France

Solution injectable
Boîte de 5 Ampoules de 5 ml
Toutes les formes

Indication

Le bésilate d'atracurium injectable est indiqué comme adjuvant de l'anesthésie générale lors des interventions chirurgicales afin de relâcher les muscles striés et de faciliter l'intubation endotrachéale et la ventilation assistée. Il est également indiqué pour faciliter la ventilation assistée en unité de soins intensifs.

Posologie ATRACURIUM HOSPIRA 10 mg/mL Solution injectable Boîte de 5 Ampoules de 5 ml

Adjuvant de l'anesthésie générale

Le bésilate d'atracurium doit être administré par voie intraveineuse uniquement. Le bésilate d'atracurium ne doit pas être utilisé en injection intramusculaire car il risquerait de provoquer une irritation tissulaire et aucune donnée clinique n'existe concernant cette voie d'administration.

Afin d'éviter de provoquer une angoisse chez le patient, le bésilate d'atracurium ne sera administré que lorsque le patient sera inconscient. La solution injectable de bésilate d'atracurium ne doit pas être mélangée dans la même seringue ou administrée simultanément avec la même aiguille à des solutés alcalins (par ex. solutions de barbituriques).

Comme avec tous les curares, une surveillance des fonctions neuromusculaires (monitorage) est recommandée lors de l'utilisation de bésilate d'atracurium afin d'ajuster individuellement la posologie.

Intubation

Bolus initial

Une dose initiale de bésilate d'atracurium de 0,3 à 0,6 mg/kg (selon la durée de la curarisation souhaitée) administrée en bolus, est recommandée. Elle assurera une relaxation suffisante pendant 15 à 35 minutes environ.

L'intubation endotrachéale est généralement possible 90 à 120 secondes après l'injection intraveineuse de 0,5 à 0,6 mg/kg. Un bloc neuromusculaire maximal est obtenu en général 3 à 5 minutes après l'administration. Le temps de récupération spontanée après la fin du bloc complet est d'environ 35 minutes (rétablissement de la fonction neuromusculaire à 95% par rapport à la normale).

Bien que l'effet de l'atracurium soit potentialisé (d'environ 35%) par une anesthésie à l'isoflurane ou à l'enflurane, une dose initiale identique de bésilate d'atracurium (0,3 à 0,6 mg/kg) peut être administrée pour l'intubation à condition que son administration précède celle de ces anesthésiques inhalés. Cependant, lorsque la dose initiale d'atracurium est administrée après obtention d'une anesthésie stable à l'isoflurane ou l'enflurane, la dose d'atracurium devra être réduite d'un tiers. Une moindre réduction de la dose devra être envisagée en cas d'anesthésie  concomitante à l'halothane, en effet, l'halothane potentialise faiblement l'action de l'atracurium (environ 20%).

Doses d'entretien

Injection I.V. intermittente : lors d'interventions chirurgicales prolongées, le bloc neuromusculaire peut être maintenu par des doses d'entretien de 0,1 à 0,2 mg/kg de bésilate d'atracurium. Généralement, en cas d'anesthésie équilibrée, en utilisant des doses d'entretien de 0,1 mg/kg, la première dose est administrée 20 à 45 minutes après le bolus initial, puis à intervalles de 15 à 25 minutes ; cependant l'administration de doses d'entretien est déterminée par les besoins individuels et la réponse du patient. L'administration de doses supplémentaires successives n'entraîne pas d'augmentation du blocage neuromusculaire.

Utilisation en perfusion : après un bolus initial d'atracurium, le bloc neuromusculaire peut être maintenu, lors d'interventions chirurgicales prolongées, par administration d'atracurium en perfusion intraveineuse continue de 0,3 à 0,6 mg/kg/h. La perfusion ne doit être débutée qu'après avoir obtenu une récupération spontanée après le bolus initial.

Les solutions de bésilate d'atracurium pour perfusion peuvent être préparées en mélangeant la solution injectable de bésilate d'atracurium à un solvant de dilution approprié (voir ci-dessous) afin d'obtenir une concentration de bésilate d'atracurium de 0,5 à 5 mg/ml.

Lors d'une intervention chirurgicale cardiopulmonaire avec circulation extra-corporelle, le bésilate d'atracurium peut être administré en perfusion, en utilisant les débits de perfusion recommandés. L'hypothermie induite à 25-26°C réduit la vitesse de dégradation de l'atracurium, par conséquent, le bloc neuromusculaire complet peut être maintenu en diminuant le débit de perfusion environ de moitié.

Compatibilité avec les liquides de perfusion : la solution injectable de bésilate d'atracurium diluée à 0,5 mg/ml avec les liquides de perfusion suivants et conservée à 30°C à l'abri de la lumière est stable pendant les durées indiquées ci-dessous.

Liquide de perfusion

Durée de stabilité

Chlorure de sodium 0,9 % pour perfusion i.v.

24 heures

Glucose 5 % pour perfusion i.v.

24 heures

Glucose 4 % et chlorure de sodium 0,18% pour perfusion i.v.

24 heures

Solution de Ringer USP

24 heures

Lactate de sodium pour perfusion i.v. (solution de Hartmann)

4 heures

La solution injectable de bésilate d'atracurium diluée à 5 mg/ml avec les liquides de perfusion suivants et conservée à 30°C à l'abri de la lumière dans des seringues en plastique de 50 ml, est stable pendant les durées indiquées ci-dessous :

Liquide de perfusion

Durée de stabilité

Chlorure de sodium 0,9 % pour perfusion i.v.

24 heures

Glucose 5 % pour perfusion i.v.

24 heures

Glucose 4 % et chlorure de sodium 0,18% pour perfusion i.v.

24 heures

Solution de Ringer USP

24 heures

Lactate de sodium pour perfusion i.v. (solution de Hartmann)

8 heures

Réversion du bloc neuromusculaire

Le bloc neuromusculaire induit par l'atracurium peut être levé par l'administration d'un anticholinestérasique tel la néostigmine ou la pyridostigmine, généralement associé à un anticholinergique de type atropine ou glycopyrronium afin de prévenir les effets indésirables muscariniques de l'anticholinestérasique. Sous anesthésie équilibrée, la réversion peut habituellement être envisagée environ 20 à 35 minutes après la dose initiale d'atracurium, ou environ 10 à 30 minutes après la dernière dose d'entretien, lorsque la récupération de la contraction musculaire a débuté. La réversion complète du bloc neuromusculaire est obtenue en général 8 à 10 minutes après administration de l'agent décurarisant.

De rares cas de difficulté respiratoire, probablement dus à une réversion incomplète, ont été rapportés après réversion pharmacologique du bloc neuromusculaire induit par l'atracurium. Comme pour les autres produits de cette classe, le risque de bloc neuromusculaire résiduel est augmenté lorsque la levée du bloc est initiée à un niveau de bloc profond ou en cas d'utilisation de doses insuffisantes d'agents antagonistes.

Facilitation de la ventilation assistée chez les patients en unité de soins intensifs

Après un bolus initial facultatif de 0,3 à 0,6 mg/kg, le bloc neuromusculaire peut être maintenu par administration de bésilate d'atracurium en perfusion continue de 11 à 13 µg/kg/min (0,65 à 0,78 mg/kg/h). Il existe une grande variabilité individuelle et la posologie peut augmenter ou diminuer avec le temps. Des débits de perfusion aussi faibles que 4,5 µg/kg/min (0,27 mg/kg/h) ou aussi élevés que 29,5 µg/kg/min (1,77 mg/kg/h) sont nécessaires chez certains patients.

La vitesse de récupération spontanée du bloc neuromusculaire après une perfusion de bésilate d'atracurium chez un patient en USI est indépendante de la durée d'administration.

La récupération spontanée jusqu'à un T4/T1 > 0,75 (proportion de la hauteur de la quatrième stimulation par rapport à la première dans un train de quatre) se produit approximativement en 60 minutes. Une fourchette de 32 à 108 minutes a été observée au cours des essais cliniques.

Adaptations posologiques

Utilisation chez l'enfant : la posologie chez l'enfant de plus d'un mois est identique à celle recommandée chez l'adulte rapportée au poids corporel. Compte tenu de la grande variabilité individuelle de la réponse neuromusculaire chez l'enfant, un monitorage neuromusculaire est nécessaire.

Utilisation chez le nouveau-né : l'utilisation de l'atracurium n'est pas recommandée chez le nouveau-né en raison de l'insuffisance des données disponibles (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Utilisation chez le sujet âgé : la dose standard d'atracurium peut être utilisée chez le sujet âgé, cependant une injection lente est recommandée.

Utilisation chez l'insuffisant rénal et/ou hépatique : aucune modification de posologie n'est nécessaire quel que soit le degré de l'insuffisance rénale ou hépatique, même au stade terminal.

Utilisation chez le sujet atteint d'une pathologie cardiovasculaire : en cas d'atteinte sévère, la dose initiale d'atracurium doit être administrée en injection lente d'au moins 60 secondes.

Voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

Contre indications

Hypersensibilité connue ou présumée au produit.

Effets indésirables Atracurium Hospira

Les effets indésirables sont listés par ordre décroissant de fréquence au sein de chaque système classe organe.

Comme avec la plupart des curares, il existe un risque d'effets indésirables évocateurs d'une libération d'histamine chez les sujets sensibles. Dans des essais cliniques (875 patients), des cas de rougeurs cutanées ont été signalés dans une fourchette comprise entre 1% à des doses allant jusqu'à 0,3 mg/kg et 29% aux doses de 0,6 mg/kg et plus. L'incidence des hypotensions transitoires s'échelonnait, respectivement, de 1 à 14% pour les posologies correspondantes.

Tableau des effets indésirables par fréquence d'Atracurium Hospira 10 mg/ml, solution injectable

Classes de systèmes d'organe

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent

(≥ 1/1 000 à < 1/100)

Rare

(≥ 1/10 000 à < 1/1 000)

Très rare (< 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Affections cardiaques

Tachycardie, bradycardie (observées chez 1% des patients)

Réactions allergiques graves (par exemple : choc, insuffisance cardiaque, arrêt cardiaque)

Troubles généraux et anomalies au site d'administra-tion

Réaction au site d'injection

Affections du système immunitaire

Réactions allergiques (c'est-à-dire réponses de type anaphylacti-que ou anaphylac-toïde) Réactions anaphylac-toïdes

Lésions, intoxications et complica-tions liées aux procédures

Bloc prolongé

Affections respiratoires, thoraciques et médiastina-les

Respiration sifflante

Broncho-spasme (0,2% des patients)

Dyspnée,  laryngo-spasme

Hypoxémie

Sécrétions bronchiques

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Réactions cutanées localisées, éruption cutanée, démangeai-sons

Erythème généralisé,  urticaire

Œdème de Quincke, urticaire

Affections du système nerveux

Bloc insuffisant

Affections vasculaires

Hypertension (observée chez environ 1% des patients)

Hypotension, vasodilata-tion (bouffées congestives) observées chez environ 2 à 3% des patients

Quelques cas de faiblesse musculaire et/ou de myopathies ont été observés à la suite d'une administration prolongée de bésilate d'atracurium chez des patients en état grave en unité de soins intensifs. La plupart d'entre eux recevaient de manière concomitante des corticostéroïdes. Il n'a pas été établi de lien de cause à effet avec le traitement par l'atracurium.

Des convulsions ont été rapportées dans de rares cas chez des patients d'USI traités par l'atracurium en association avec plusieurs autres médicaments. Ces patients présentaient en général un ou plusieurs facteurs médicaux de risque de convulsions (par ex. traumatisme crânien, oedème cérébral, encéphalite virale, encéphalopathie hypoxique, urémie). Au cours des essais cliniques, il n'a pas été démontré de corrélation entre la concentration plasmatique de laudanosine et la survenue de convulsions.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr .



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