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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ATRIPLA 600 mg/200 mg/245 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Efavirenz, Emtricitabine, Ténofovir disoproxil
laboratoire: Bms And Gilead Sciences

Comprimé pelliculé
Boîte de 1 Flacon de 30
Toutes les formes
742,83€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 743,65 €

Indication

Atripla est une association fixe d'éfavirenz, d'emtricitabine et de fumarate de ténofovir disoproxil, indiquée pour le traitement de l'infection par le virus-1 de l'immunodéficience humaine (VIH-1) chez l'adulte contrôlé virologiquement (avec un taux d'ARN-VIH-1 < 50 copies/ml) par une association d'antirétroviraux en cours depuis plus de trois mois. Les patients ne doivent pas avoir présenté d'échec virologique avec un traitement antirétroviral antérieur et il doit être établi que ces patients n'ont pas archivé, avant l'initiation de leur premier traitement antirétroviral, de souches virales mutantes conférant une résistance significative à l'un des trois composants d'Atripla (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

La démonstration du bénéfice d'Atripla est principalement basée sur les données à 48 semaines d'une étude clinique dans laquelle les patients présentant un contrôle virologique stable, traités par association d'antirétroviraux, ont changé leur traitement pour Atripla (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Aucune donnée issue d'études cliniques n'est actuellement disponible avec Atripla chez les patients naïfs de tout traitement ou lourdement prétraités.

Il n'y a pas de données disponibles sur l'association d'Atripla avec d'autres agents antirétroviraux.

Posologie ATRIPLA 600 mg/200 mg/245 mg Comprimé pelliculé Boîte de 1 Flacon de 30

Le traitement doit être initié par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

Posologie

Adultes : La dose recommandée d'Atripla est d'un comprimé à prendre une fois par jour par voie orale.

Mode d'administration

Il est recommandé d'avaler le comprimé d'Atripla en entier, avec de l'eau.

Il est recommandé de prendre Atripla à jeun, car la prise concomitante de nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Effets indésirables). Afin d'améliorer la tolérance de l'éfavirenz en termes d'effets indésirables sur le système nerveux, il est recommandé de prendre le médicament au coucher (voir rubrique Effets indésirables).

Il est attendu qu'après administration d'Atripla à jeun, l'exposition au ténofovir sera inférieure d'environ 35% à celle du composant individuel fumarate de ténofovir disoproxil pris avec de la nourriture (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Chez les patients virologiquement contrôlés, on peut s'attendre à ce que la pertinence clinique de cette diminution soit limitée (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Des données supplémentaires sur la traduction clinique de la diminution de l'exposition pharmacocinétique sont attendues.

Enfants et adolescents : Atripla ne doit pas être utilisé chez l'enfant en dessous de 18 ans compte tenu de l'absence de données concernant la sécurité d'emploi et l'efficacité.

Personnes âgées : Un nombre insuffisant de personnes âgées a été évalué au cours des études cliniques avec les composants d'Atripla pour pouvoir déterminer si ces patients répondent différemment des patients plus jeunes. La prudence est recommandée lors de la prescription d'Atripla à des personnes âgées, en gardant à l'esprit la fréquence plus importante de diminution de la fonction hépatique ou rénale chez ces patients.

Adaptation posologique : Une administration supplémentaire d'éfavirenz de 200 mg/jour (800 mg au total) est recommandée lorsque la rifampicine est co-administrée avec Atripla (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Insuffisance rénale : Atripla n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine (ClCr) < 50 ml/min). Les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère nécessitent une adaptation de l'intervalle d'administration de l'emtricitabine et du fumarate de ténofovir disoproxil qui ne peut être obtenue avec le comprimé de l'association fixe (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique : La pharmacocinétique d'Atripla n'a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les patients présentant une maladie hépatique légère à modérée (Child-Pugh-Turcotte (CPT), grade A ou B) peuvent être traités par la posologie habituellement recommandée d'Atripla (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Les effets indésirables, notamment ceux liés à l'éfavirenz affectant le système nerveux, devront être suivis avec attention chez ces patients (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Si Atripla est arrêté chez des patients co-infectés par le VIH et le VHB, ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d'exacerbation de l'hépatite (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Il est important de prendre Atripla régulièrement afin de ne pas oublier une prise. En cas d'oubli d'une prise d'Atripla dans les 12 heures suivant l'heure de prise habituelle, les patients doivent être informés de prendre immédiatement la dose manquée. Si l'oubli a été noté plus de 12 heures après l'heure de prise habituelle, les patients doivent être informés de ne pas prendre la dose manquée et de prendre leur dose suivante à l'heure habituelle.

Si l'arrêt de l'administration de l'un des composants d'Atripla est indiqué ou si une modification de dose est nécessaire, des formulations individuelles d'éfavirenz, d'emtricitabine et de fumarate de ténofovir disoproxil sont disponibles. Veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.

En cas d'arrêt du traitement par Atripla, il faut tenir compte de la longue demi-vie de l'éfavirenz (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques) ainsi que des longues demi-vies intracellulaires du ténofovir et de l'emtricitabine. En raison de la variabilité interindividuelle de ces paramètres et en raison de la possibilité du développement de résistances, les recommandations actuelles pour la prise en charge thérapeutique du VIH doivent être consultées, et le motif de l'arrêt du traitement doit être pris en considération.

Contre indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients.

Atripla ne doit pas être administré aux patients présentant une insuffisance hépatique sévère (CPT, grade C) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Atripla ne doit pas être administré simultanément avec la terfénadine, l'astémizole, le cisapride, le midazolam, le triazolam, le pimozide, le bépridil, ou les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par exemple, l'ergotamine, la dihydroergotamine, l'ergonovine et le méthylergonovine) en raison de la fixation compétitive de l'éfavirenz sur le cytochrome P450 (CYP) 3A4 qui est susceptible d'inhiber leur métabolisme et d'engendrer des effets indésirables potentiellement graves et/ou mettant en jeu le pronostic vital (par exemple, troubles du rythme, sédation prolongée ou détresse respiratoire) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisées en association avec Atripla en raison du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de réduction de l'efficacité clinique de l'éfavirenz (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

L'éfavirenz diminue significativement les concentrations plasmatiques du voriconazole et le voriconazole augmente significativement les concentrations plasmatiques de l'éfavirenz. Atripla étant une association fixe, la dose d'éfavirenz ne peut être modifiée ; en conséquence, le voriconazole et Atripla ne doivent pas être co-administrés (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Effets indésirables Atripla

L'évaluation des effets indésirables de l'association fixe Atripla est basée sur l'expérience suivante :

• une étude clinique sur 48 semaines avec Atripla (voir Tableau 2)

• une étude clinique au cours de laquelle l'éfavirenz, l'emtricitabine et le fumarate de ténofovir disoproxil ont été co-administrés (voir Tableau 3)

• les études cliniques et l'expérience après commercialisation des composants individuels d'Atripla (voir Tableau 4).

Dans les Tableaux 2, 3 et 4, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité au sein de chaque groupe de fréquence. Les fréquences sont définies comme très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100).

Effets indésirables observés lors de l'expérience clinique avec Atripla

Au cours d'une étude clinique, en ouvert, randomisée sur 48 semaines chez des patients infectés par le VIH présentant un contrôle virologique efficace avec leur traitement antirétroviral en cours, les patients ont soit changé leur traitement pour Atripla (n=203), soit continué leur traitement antirétroviral original (n=97). Les effets indésirables émergeant au cours du traitement et considérés comme possiblement ou probablement liés aux médicaments étudiés, rapportés chez les patients sous Atripla dans l'étude AI266073, sont présentés dans le Tableau 2 par classe de système d'organes et par fréquence.

Tableau 2 : Tous les effets indésirables émergeant au cours du traitement et considérés comme possiblement ou probablement liés à Atripla, rapportés au cours de l'étude AI266073 (sur 48 semaines)

Atripla (n=203)

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Fréquent

Anorexie

Peu fréquent

Redistribution des graisses, hypertriglycéridémie, perte de poids, augmentation de l'appétit

Affections psychiatriques :

Fréquent

Cauchemars, dépression, humeur dépressive, anxiété, insomnie, altérations de l'humeur, rêves anormaux, troubles du sommeil

Peu fréquent

Confusion mentale, désorientation, changement de la personnalité, humeur changeante, diminution de la libido

Affections du système nerveux :

Très fréquent

Sensations vertigineuses

Fréquent

Somnolence, céphalées

Peu fréquent

Discours incohérent

Affections oculaires :

Peu fréquent

Vision trouble, altération de la profondeur du champs de vision

Affections de l'oreille et du labyrinthe :

Peu fréquent

Vertiges

Affections vasculaires :

Fréquent

Bouffées de chaleur

Affections gastro-intestinales :

Fréquent Diarrhées, nausées

Peu fréquent

Pancréatite aiguë, vomissements, paresthésie buccale, hypoesthésie buccale, flatulence, bouche sèche

Affections hépatobiliaires :

Peu fréquent

Hépatite aiguë

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Fréquent

Rash, sueurs nocturnes

Peu fréquent

Prurit

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Peu fréquent

Myalgie

Affections du rein et des voies urinaires :

Fréquent

Augmentation de la créatinine sanguine

Affections des organes de reproduction et du sein :

Peu fréquent

Augmentation de la taille des seins

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent

Fatigue, augmentation de l'énergie

Peu fréquent

Sensation anormale, excitation, frissons

Effets indésirables observés lors de l'expérience clinique avec éfavirenz + emtricitabine + fumarate de ténofovir disoproxil

Les données suivantes proviennent d'une étude clinique (GS-01-934) dans laquelle l'éfavirenz, l'emtricitabine et le fumarate de ténofovir disoproxil étaient administrés concomitamment, sans tenir compte de la prise de nourriture, sous leur forme individuelle ou sous la forme d'une association fixe d'emtricitabine et de fumarate de ténofovir disoproxil avec de l'éfavirenz.

Les effets indésirables sélectionnés émergeant au cours du traitement et considérés comme possiblement ou probablement liés aux médicaments étudiés, rapportés lors de cette étude clinique chez les patients après 144 semaines de traitement, sont présentés dans le Tableau 3 par classe de système d'organes et par fréquence.

Tableau 3 : Effets indésirables sélectionnés émergeant au cours du traitement et considérés comme possiblement ou probablement liés aux médicaments étudiés (éfavirenz, emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil) dans l'étude GS-01-934 réalisée sur 144 semaines

Efavirenz+emtricitabine+fumarate de ténofovir

disoproxil

(n=257)

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Peu fréquent

Neutropénie

Affections du système nerveux :

Très fréquent

Sensations vertigineuses

Fréquent

Somnolence, stupeur, léthargie, céphalées, trouble de l'attention

Peu fréquent

Amnésie, ataxie, trouble de l'équilibre, dysgueusie

Affections oculaires :

Peu fréquent

Vision trouble

Affections de l'oreille et du labyrinthe :

Fréquent

Vertiges

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Peu fréquent

Dyspnées

Affections gastro-intestinales :

Très fréquent

Nausées

Fréquent

Diarrhées, vomissements, douleur abdominale, flatulence, distension abdominale, bouche sèche

Peu fréquent

Dyspepsie

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Très fréquent

Rash

Fréquent

Prurit, hyperpigmentation de la peau, dermatite

Peu fréquent

Urticaire, peau sèche, eczéma

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Fréquent

Appétit diminué, augmentation de l'appétit

Peu fréquent

Hypertriglycéridémie, anorexie

Affections vasculaires :

Fréquent

Bouffées de chaleur

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent

Fatigue, fièvre

Peu fréquent

Asthénie, sensation d'ébriété

Affections psychiatriques :

Très fréquent

Rêves anormaux

Fréquent

Cauchemars, dépression, insomnie, troubles du sommeil, humeur euphorique

Peu fréquent

Réaction paranoïaque, agitation psychomotrice, délire, confusion mentale, anxiété, comportement agressif, nervosité, désorientation

Anomalies biologiques : Enzymes hépatiques : Dans une étude clinique (GS-01-934) réalisée sur 144 semaines, des augmentations d'aspartate aminotransférase (ASAT > 5 fois la limite supérieure de la normale) et d'alanine aminotransférase (ALAT > 5 fois la limite supérieure de la normale) ont été rapportées chez, respectivement, 3% et 2% des patients traités par l'éfavirenz, l'emtricitabine et le fumarate de ténofovir disoproxil (n=257) et chez 3% et 3% des patients traités par l'éfavirenz et la zidovudine/lamivudine en association fixe (n=254).

Effets indésirables associés aux composants individuels d'Atripla

Les effets indésirables provenant des études cliniques et de l'expérience après commercialisation avec chacun des composants individuels d'Atripla dans des associations d'antirétroviraux figurent dans le Tableau 4 ci-dessous par classe de système d'organes et par fréquence.

Les effets indésirables les plus notoires rapportés dans les études cliniques avec l'éfavirenz sont les rashs et les symptômes affectant le système nerveux. L'administration de l'éfavirenz avec de la nourriture peut augmenter l'exposition à l'éfavirenz et peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). Après commercialisation du fumarate de ténofovir disoproxil, des troubles urinaires et rénaux ont été rapportés, incluant insuffisance rénale, tubulopathie proximale (y compris des cas de syndrome de Fanconi), nécrose tubulaire aiguë et diabète insipide néphrogénique.

Tableau 4 : Effets indésirables associés aux composants individuels d'Atripla basés sur les données des études cliniques et de la pharmacovigilance après commercialisation

Efavirenz

Emtricitabine

Fumarate de ténofovir disoproxil

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Fréquent

Neutropénie

Peu fréquent

Anémie

Affections du système nerveux :

Très fréquent

Céphalées

Sensations vertigineuses

Fréquent

Somnolence, céphalées, trouble de l'attention, sensations vertigineuses

Sensations vertigineuses

Peu fréquent

Convulsion, amnésie, troubles de la pensée, ataxie, troubles de la coordination, agitation

Non connue*

Troubles cérébelleux de la coordination et de l'équilibre

Affections oculaires :

Peu fréquent

Vision trouble

Affections de l'oreille et du labyrinthe :

Peu fréquent

Vertiges

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Non connue*

Dyspnées

Affections gastro-intestinales :

Très fréquent

Diarrhées, nausées

Diarrhées, vomissements, nausées

Fréquent

Diarrhées,

vomissements, douleur abdominale, nausées

Augmentation de l'amylase y compris de l'amylase pancréatique, augmentation de la lipase sérique, vomissements, douleur abdominale, dyspepsie

Flatulence

Peu fréquent

Pancréatite aiguë

Non connue*

Pancréatite

Efavirenz

Emtricitabine

Fumarate de ténofovir disoproxil

Affections du rein et des voies urinaires :

Non connue*

Insuffisance rénale (aiguë et chronique), nécrose tubulaire aiguë, tubulopathie rénale proximale, y compris le syndrome de Fanconi, néphrite, néphrite interstitielle aiguë, diabète insipide néphrogénique, hypercréatininémie, protéinurie

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Très fréquent

Rash (tous les grades, 18%)

Fréquent

Prurit

Réaction allergique, éruption vésiculo-bulleuse, éruption pustuleuse, éruption maculo-papuleuse, rash, prurit, urticaire, anomalie de la coloration cutanée (dyschromie par augmentation de la pigmentation)

Peu fréquent

Syndrome de Stevens-Johnson, érythème multiforme, rash sévère (< 1%)

Non connue*

Dermatite photoallergique

Rash

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Très fréquent

Augmentation de la créatine kinase

Non connue*

Rhabdomyolyse, ostéomalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), faiblesse musculaire, myopathie

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Très fréquent

Hypophosphatémie

Fréquent

Hyperglycémie, hypertriglycéridémie

Non connue*

Acidose lactique, hypokaliémie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent

Fatigue

Douleur, asthénie

Non connue*

Asthénie

Efavirenz

Emtricitabine

Fumarate de ténofovir disoproxil

Affections du système immunitaire :

Peu fréquent

Hypersensibilité

Affections hépatobiliaires :

Fréquent

Augmentation du taux sérique d'ASAT et/ou augmentation du taux sérique d'ALAT, hyperbilirubinémie

Peu fréquent Hépatite aiguë

Non connue*

Insuffisance hépatique

Hépatite, augmentation du taux de

transaminases, stéatose hépatique

Affections des organes de reproduction et du sein

:

Peu fréquent

Gynécomastie

Affections psychiatriques :

Fréquent

Dépression (sévère

Rêves anormaux,

dans 1,6% des cas),

insomnie

anxiété, rêves

anormaux, insomnie

Peu fréquent

Tentative de suicide, idée suicidaire, réaction maniaque, réaction paranoïaque, hallucination, euphorie, labilité émotionnelle, confusion, comportement agressif

Non connue*

Suicide, psychose, délire, névrose

* Ces effets indésirables ont été identifiés dans le cadre de la pharmacovigilance après commercialisation et leur fréquence n'est pas connue.

Les effets indésirables suivants, présentés ci-dessus par classe d'organes, peuvent survenir à la suite d'une tubulopathie rénale proximale : rhabdomyolyse, ostéomalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), hypokaliémie, faiblesse musculaire, myopathie et hypophosphatémie. En l'absence de tubulopathie rénale proximale, ces effets ne sont pas considérés comme étant associés de manière causale au traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil.

Rashs avec l'éfavirenz : Les rashs sont généralement de type maculo-papuleux d'intensité légère à modérée, apparaissant lors des deux premières semaines du traitement par l'éfavirenz. Chez la plupart des patients, ces rashs disparaissent au bout d'un mois malgré la poursuite de l'éfavirenz. Au cours des études cliniques, 1,7% des patients traités par éfavirenz ont interrompu le traitement en raison de la survenue de rashs. Il est possible de réadministrer l'éfavirenz après une interruption du traitement pour cause de rash. Il est recommandé d'utiliser des antihistaminiques et/ou des corticostéroïdes appropriés lors de la reprise de l'efavirenz.

Le nombre de patients ayant reçu l'éfavirenz après avoir cessé d'utiliser d'autres antirétroviraux de la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTIs) est limité. Dix-neuf patients ayant interrompu leur traitement par la névirapine en raison de rash ont été traités par l'éfavirenz. Neuf de ces patients ont développé un rash léger à modéré pendant leur traitement par l'éfavirenz et deux patients ont interrompu le traitement par l'éfavirenz pour cause de rash.

Symptômes psychiatriques avec l'éfavirenz : Les patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques sont à risque accru d'effets indésirables psychiatriques graves (présentés dans la colonne Efavirenz du Tableau 4) avec une fréquence des effets comprise entre 0,3% pour les réactions maniaques et 2% pour à la fois la dépression sévère et les idées suicidaires.

Symptômes affectant le système nerveux avec l'éfavirenz : Dans les études cliniques contrôlés, des symptômes affectant le système nerveux d'intensité modérée à sévère ont été observés chez 19,4% des patients contre 9,0% des patients recevant les traitements du bras contrôle. Ces symptômes étaient sévères chez 2,0% des patients recevant 600 mg par jour d'éfavirenz et chez 1,3% des patients recevant des traitements témoins. Au cours des études cliniques, 2,1% des patients traités par 600 mg d'éfavirenz ont interrompu leur traitement en raison de symptômes affectant le système nerveux.

Les symptômes affectant le système nerveux apparaissent généralement durant les deux premiers jours du traitement et disparaissent souvent après les 2 à 4 premières semaines de traitement. Ces symptômes affectant le système nerveux peuvent survenir plus fréquemment lorsque l'éfavirenz est pris concomitamment avec de la nourriture, du fait d'une possible augmentation des concentrations plasmatiques d'éfavirenz (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). La prise au coucher semble améliorer la tolérance à ces symptômes (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

L'analyse des données d'une étude clinique sur le long-terme (médiane de suivi : 180 semaines, 102 semaines, et 76 semaines pour les patients traités par éfavirenz + zidovudine + lamivudine ; par éfavirenz + indinavir et par indinavir + zidovudine + lamivudine, respectivement) a montré qu'au-delà de 24 semaines de traitement, les incidences d'apparition de symptômes affectant le système nerveux chez les patients traités par éfavirenz étaient généralement semblables à celles du bras contrôle.

Acidose lactique : Des cas d'acidose lactique, généralement associés à une stéatose hépatique ont été rapportés lors de l'administration d'analogues nucléosidiques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Patients co-infectés par le VIH/VHB ou le VHC : Seul un nombre limité de patients étaient co-infectés par le VHB (n=13) ou le VHC (n=26) dans l'étude GS-01-934. Le profil des effets indésirables de l'éfavirenz, de l'emtricitabine et du fumarate de ténofovir disoproxil chez les patients co-infectés par le VIH/VHB ou le VIH/VHC était comparable à celui observé chez les patients infectés par le VIH sans co-infection. Toutefois, comme attendu pour cette population de patients, les élévations des taux d'ASAT et d'ALAT ont été plus fréquentes que dans la population générale infectée par le VIH.

Amylase : Lors d'études cliniques, des augmentations asymptomatiques des taux d'amylase sérique > à une fois et demi la limite supérieure de la normale ont été observées chez 10% des patients traités par l'éfavirenz et chez 6% des patients du groupe contrôle. La signification clinique des augmentations asymptomatiques des taux d'amylase sérique est inconnue.

Lipides, lipodystrophie et anomalies métaboliques : Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que l'hypertriglycéridémie, l'hypercholestérolémie, la résistance à l'insuline, l'hyperglycémie et l'hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Syndrome de Restauration Immunitaire : Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Interaction dans les tests pour cannabinoïdes : L'éfavirenz ne se lie pas aux récepteurs des cannabinoïdes. Lors de tests urinaires, des faux positifs ont été rapportés chez des volontaires non infectés ayant reçu de l'éfavirenz. Ces faux positifs ont été observés uniquement avec la méthode THC Multi-Concentrations de CEDIA DAU qui est utilisée pour le dépistage, et pas avec les autres tests pour les cannabinoïdes, y compris les tests utilisés pour confirmation de résultats positifs.

Ostéonécrose : Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).



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