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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

AVADENE 2 mg/0,05 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 07.03.2006

Médicament générique du Classe thérapeutique: Gynécologie
principes actifs: Comprimé jaune :, Estradiol, Comprimé brun-rouge :, Estradiol, Gestodène
laboratoire: Schering S.A

Comprimé pelliculé
Boîte de 28
Toutes les formes
7,95€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 8,77 €

Indication

- Traitement hormonal substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées.
- Prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose.
(Voir également la rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- L'expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.

Posologie AVADENE 2 mg/0,05 mg Comprimé pelliculé Boîte de 28

Voie orale.
Traitement séquentiel continu.
Avadène 2 mg/0,050 mg est une association continue séquentielle d'un estrogène et d'un progestatif. L'estrogène est administré tout au long du cycle. Le progestatif est associé de façon séquentielle pendant 12 jours du cycle.
Le schéma thérapeutique est le suivant :
Prendre un comprimé par jour pendant 28 jours consécutifs dans l'ordre suivant :
. du 1er au 16ème jour, un comprimé jaune (estradiol) ;
. du 17ème au 28ème jour, un comprimé brun rouge (associant estradiol et gestodène).
A la fin des 28 jours, poursuivre directement le traitement avec la plaquette suivante de 28 comprimés, sans interruption de traitement entre les plaquettes.
Les comprimés doivent être avalés entiers avec un peu de liquide. Ils peuvent être pris pendant ou en dehors des repas, de préférence toujours à la même heure.
En règle générale, le traitement des symptômes climatériques doit être commencé avec Avadène 1 mg/0,025 mg. Si, après quelques semaines de traitement, les symptômes ne sont pas contrôlés de façon satisfaisante, le traitement peut être remplacé par Avadène 2 mg/0,050 mg.
La prévention de l'ostéoporose post-ménopausique, chez la femme présentant un risque accru de fracture ostéoporotique doit prendre en compte les résultats escomptés sur la masse osseuse qui sont dose-dépendants (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques), ainsi que la tolérance individuelle du traitement.
S'il s'agit d'une première prescription chez les femmes n'ayant jamais pris de THS ou s'il s'agit d'un relais d'un THS combiné continu, le traitement peut être commencé n'importe quel jour du cycle.
Par contre, s'il s'agit d'un relais d'un THS séquentiel, le traitement doit être commencé le lendemain de la fin du traitement précédent.
Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Oubli d'un comprimé : en cas d'oubli d'un comprimé, celui-ci doit être pris dans les 12 à 24 heures suivant l'heure habituelle de la prise. Si le traitement est interrompu pendant une période plus longue, des saignements irréguliers peuvent se produire.
- Populations à risque : voir rubriques contre-indications et mises en garde et précautions d'emploi.
- Sujets âgés : il existe peu de données cliniques sur le traitement des femmes âgées.

Contre indications

- Hypersensibilité connue à l'un des principes actifs ou à l'un des excipients ;
- Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
- Tumeurs malignes estrogénodépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de l'endomètre) ;
- Hémorragie génitale non diagnostiquée ;
- Hyperplasie endométriale non traitée ;
- Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux idiopathique ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
- Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde) ;
- Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
- Porphyrie.
- Grossesse : Avadène 2 mg/0,050 mg n'a pas d'indication au cours de la grossesse. La découverte d'une grossesse au cours du traitement par Avadène 2 mg/0,050 mg impose l'arrêt immédiat du traitement. Les données cliniques sur un nombre limité de grossesses exposées ne montrent aucun effet indésirable du gestodène sur le foetus. A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde aux associations d'estrogènes et de progestatifs.
- Allaitement : Avadène 2 mg/0,050 mg n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.

Effets indésirables Avadene

Les effets indésirables pouvant survenir au cours du traitement par Avadène 2 mg/0,050 mg sont décrits ci-dessous. Les données ci-dessous (HARTS Body System and Dictionary Term) présentent les effets indésirables selon leur fréquence d'apparition. Ces fréquences sont basées sur le nombre d'effets indésirables rapportés au cours de 10 essais cliniques de phase III (1542 patientes) et considérés comme étant liés à l'utilisation d'Avadène 2 mg/0,050 mg. Les effets indésirables les plus fréquents ont été les mastodynies (10%).
- Système génital :
. Fréquents > 1/100 < 1/10 : fibrose kystique du sein, dysménorrhées, ménorragies, spotting, troubles menstruels, leucorrhées, tension mammaire.
. Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : tumeur bénigne du sein, polype utérin, aggravation de fibromes utérins, endométriose, candidose vaginale, augmentation du volume mammaire.
- Système gastro-intestinal :
. Fréquents > 1/100 < 1/10 : douleurs abdominales, gonflement abdominal.
. Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : vomissements, constipation, diarrhée.
- Système nerveux :
. Fréquents > 1/100 < 1/10 : céphalées.
. Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : accident vasculaire cérébral, migraine, vertiges.
- Système musculaire et squelettique :
. Fréquents > 1/100 < 1/10 : crampes musculaires, douleurs dans les membres.
. Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : arthralgie.
- Psychiatrique :
Fréquents > 1/100 < 1/10 : nervosité, dépression.
- Système vasculaire :
Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : thrombose veineuse superficielle ou profonde, thrombophlébite, hypertension artérielle, angor.
- Système général :
Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : oedème périphérique, prise de poids, asthénie, augmentation de l'appétit.
- Peau et tissus sous-cutanés :
Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : acné, rash cutané, prurit, alopécie, séborrhée.
- Système hépatobiliaire :
Peu fréquents > 1/1000 < 1/100 : lithiase de la voie biliaire, tests anormaux de la fonction hépatique.
- Cancer du sein :
Les résultats d'un grand nombre d'études épidémiologiques et d'une étude randomisée versus placebo, l'étude WHI, montrent que le risque global de cancer du sein augmente avec la durée d'utilisation du THS chez les femmes prenant ou ayant récemment pris un THS.
Pour les estrogènes seuls, les risques relatifs (RR) estimés à l'issue d'une nouvelle analyse de 51 études épidémiologiques (parmi lesquelles plus de 80% ont utilisé un estrogène seul) et de la MWS sont similaires, soit respectivement de 1,35 (IC 95% : 1,21-1,49) et de 1,30 (IC 95% : 1,21-1,40).
Pour les associations estroprogestatives, plusieurs études épidémiologiques ont montré que le risque global de cancer du sein est plus élevé que pour les estrogènes seuls.
La MWS montre que, comparativement aux femmes n'ayant jamais utilisé un THS, l'utilisation de différentes associations estrogène/progestatif expose à un risque de cancer du sein (RR = 2,00, IC 95% : 1,88-2,12) plus élevé que celle d'estrogènes seuls (RR = 1,30, IC 95% : 1,21-1,40) ou de tibolone (RR = 1,45, IC 95% : 1,25-1,68).
Dans l'étude WHI, ce risque relatif est estimé à 1,24 (IC 95% : 1,01-1,54) pour l'ensemble des femmes traitées pendant 5,6 ans par une association estrogène/progestatif (CEE + MPA) comparativement à celles sous placebo.
Les risques absolus calculés à partir des résultats des études MWS et WHI sont présentés ci-dessous :
La MWS, prenant en compte l'incidence moyenne de cancers du sein dans les pays développés, estime que :
. sur 1000 non-utilisatrices de THS, environ 32 développeront un cancer du sein entre 50 et 64 ans ;
. sur 1000 femmes prenant ou ayant récemment pris un THS, le nombre de cas supplémentaires serait :
Pour les utilisatrices d'estrogènes seuls :
. Entre 0 et 3 cas (meilleure estimation = 1,5) pour 5 ans d'utilisation.
. Entre 3 et 7 cas (meilleure estimation = 5) pour 10 ans d'utilisation.
Pour les utilisatrices d'associations estrogène/progestatif :
. Entre 5 et 7 cas (meilleure estimation = 6) pour 5 ans d'utilisation.
. Entre 18 et 20 cas (meilleure estimation = 19) pour 10 ans d'utilisation.
L'étude WHI estime qu'au terme de 5,6 ans de suivi de femmes âgées de 50 à 79 ans, le nombre de cas supplémentaires de cancers du sein invasifs imputables à l'utilisation d'une association estrogène/progestatif (CEE + MPA) est de 8 cas pour 10000 femmes-année.
Les calculs réalisés à partir des données de l'étude permettent d'estimer que :
. Pour 1000 femmes du groupe placebo :
Environ 16 cas de cancers du sein invasifs seront diagnostiqués en 5 ans de suivi.
. Pour 1000 femmes utilisant une association estrogène/progestatif (CEE + MPA), le nombre de cas supplémentaires serait :
Entre 0 et 9 (meilleure estimation = 4) pour 5 ans d'utilisation.
Le nombre de cas supplémentaires de cancers du sein est pratiquement identique chez les utilisatrices quel que soit l'âge de début du traitement (entre 45 et 65 ans) (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Cancer de l'endomètre :
Chez les femmes non hystérectomisées traitées par estrogènes seuls, le risque d'hyperplasie ou de cancer de l'endomètre augmente avec la durée de traitement.
Selon les données provenant d'études épidémiologiques, la meilleure estimation du risque entre 50 et 65 ans est d'environ 5 diagnostics de cancer de l'endomètre sur 1000 femmes n'utilisant pas de THS.
Sous estrogènes seuls, le risque de cancer de l'endomètre est multiplié par 2 à 12 par rapport aux non-utilisatrices, en fonction de la durée d'utilisation et de la dose d'estrogène utilisée. L'association d'un progestatif à l'estrogène diminue fortement ce risque.
- Les effets indésirables suivants sont rapportés lors de l'administration d'un traitement estroprogestatif (effets de classe) :
. tumeurs estrogénodépendantes bénignes ou malignes : cancer de l'endomètre ;
. maladie thrombo-embolique veineuse (thrombose veineuse profonde pelvienne ou des membres inférieurs, embolie pulmonaire), plus fréquente chez les femmes sous THS que chez les non-utilisatrices. Pour des informations complémentaires, voir rubriques contre-indications et mises en garde et précautions d'emploi ;
. infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral ;
. affections biliaires ;
. troubles cutanés et sous-cutanés : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux ; purpura vasculaire ;
. probable démence (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).



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