publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

BACLOFENE SUN 10 mg/5 ml 2 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Lioresal 10 MG/5 ML
Classe thérapeutique: Rhumatologie
principes actifs: Baclofène
laboratoire: Sun Pharma Indus Eur BV

Solution injectable pour perfusion par voie intrathécale
Boîte de 1 Ampoule de 5 ml
Toutes les formes

Indication

Traitement la spasticité chronique sévère associée à une sclérose en plaques, à des lésions d'origine médullaire ou cérébrale ne pouvant pas être traitée avec succès par un traitement standard. 

Patients pédiatriques

Le baclofène intrathécal est indiqué chez les patients, âgés de 4 à 18 ans, souffrant de spasticité chronique sévère d'origine médullaire ou cérébrale (associée à un traumatisme, une sclérose en plaque ou toute autre pathologie médullaire) ne répondant pas à d'autres médicaments antispastiques administrés oralement (y compris, le  baclofène oral) et/ou chez les patients présentant des effets indésirables intolérables aux doses orales efficaces.

Posologie BACLOFENE SUN 10 mg/5 ml 2 mg/mL Solution injectable pour perfusion par voie intrathécale Boîte de 1 Ampoule de 5 ml

Pour les injections tests uniques sous forme de bolus, BACLOFENE SUN est administré par ponction lombaire ou via un cathéter inséré dans l'espace sous-arachnoïdien. Lors du traitement chronique, la solution de baclofène est administrée par voie intrathécale au moyen d'une pompe implantable qui délivre la solution de manière continue dans l'espace sous-arachnoïdien (pompes certifiées UE).

Afin de déterminer la posologie optimale, chaque patient doit subir une phase de test avec un bolus intrathécal de baclofène, suivie d'une période individuelle de détermination de la dose qui se déroulera avec une extrême prudence avant l'instauration d'un traitement d'entretien.

L'administration intrathécale de baclofène à l'aide d'un système implantable ne doit être pratiquée que par un médecin expérimenté possédant les compétences requises. Il est extrêmement important de respecter scrupuleusement les instructions spécifiques du fabricant en ce qui concerne l'implantation, la programmation de la pompe et/ou le remplissage du réservoir.

Cette procédure est nécessaire en raison des différences de la dose thérapeutique de baclofène nécessaire pour chaque patient. L'administration au long cours de BACLOFENE SUN 10 mg/20 ml et de BACLOFENE SUN 10 mg /5 ml est obtenue au moyen d'une pompe implantable permettant la libération de la solution de baclofène dans le liquide céphalorachidien.

L'efficacité de BACLOFENE SUN administré par le système de perfusion SyncroMed a été démontrée dans des études cliniques. Ce système d'administration sous-cutané, implanté généralement au niveau de la paroi abdominale, possède un réservoir rechargeable. Ce système est connecté à un cathéter intrathécal sous-cutané jusqu'à l'espace subarachnoïdien. Il n'y a pas d'expérience confirmée avec d'autres systèmes de pompes implantables.

Avant d'administrer BACLOFENE SUN, une myélographie de l'espace sous-arachnoïdien doit être réalisée chez les patients présentant une spasticité post-traumatique. En cas de signes radiologiques d'arachnoïdite, le traitement par BACLOFENE SUN ne doit pas être instauré.

Avant d'administrer BACLOFENE SUN, la clarté et l'absence de coloration de la solution doivent être vérifiées. Seules les solutions exemptes de particules doivent être utilisées. Un solution trouble ou décolorée ne doit pas être utilisée et doit être éliminée. La solution contenue dans l'ampoule est stable, isotonique, sans pyrogène ni antioxydant et a un pH compris entre 5 et 7.

Chaque ampoule est à usage unique.

Phase d'implantation / Phase de détermination de la dose (chez des patients hospitalisés)

Une fois que la réponse au baclofène a été confirmée lors de la phase de test, la perfusion intrathécale est instaurée en utilisant l'une des pompes implantables citées ci-dessus. L'activité antispastique du baclofène commence dans les 6 à 8 heures après le début de la perfusion continue et atteint son maximum dans les 24 à 48 heures.

La dose initiale quotidienne de BACLOFENE SUN  est calculée de la manière suivante :

Si la dose-test s'est montrée efficace pendant plus de 12 heures, la dose initiale quotidienne est la dose-test. Si la dose-test s'est montrée efficace pendant moins de 12 heures, la dose initiale quotidienne doit être le double de la dose-test. La posologie ne doit pas être augmentée dans les 24 premières heures.

Après le premier jour de traitement, la posologie quotidienne peut être progressivement augmentée quotidiennement afin d'obtenir l'effet clinique souhaité. L'augmentation de la dose quotidienne ne doit pas dépasser 10 à 30% de la dose précédente chez les patients présentant une spasticité d'origine médullaire et 5 à 15% chez les patients présentant une spasticité d'origine cérébrale. En cas d'utilisation d'une pompe programmable, il est conseillé d'ajuster la posologie une seule fois par période de 24 heures. Pour les pompes non programmables avec un cathéter de 76 cm, délivrant 1 ml/jour, la réponse au traitement est à évaluer sur un intervalle de 48 heures. Si, après une augmentation significative de la dose quotidienne, aucun effet clinique n'est obtenu dans ce délai, il convient de vérifier le fonctionnement de la pompe et la perméabilité du cathéter.

En général, la posologie est augmentée jusqu'à une dose d'entretien de 300 à 800 µg/jour, chez les patients présentant une spasticité d'origine médullaire. Les patients présentant une spasticité d'origine cérébrale nécessitent généralement des doses inférieures (voir ci-dessous).

Traitement d'entretien

L'objectif est d'utiliser la dose minimale capable de contrôler la spasticité sans entraîner d'effets indésirables intolérables. En raison d'une diminution de l'effet clinique du traitement ou de l'évolution de la maladie, une augmentation progressive de la dose, en milieu hospitalier, est habituellement nécessaire. De même, la posologie quotidienne peut être augmentée de 10 à 30 % chez les patients présentant une spasticité d'origine médullaire et 5 à 20 % chez les patients présentant une spasticité d'origine cérébrale, en ajustant soit le débit de la pompe, soit la concentration de baclofène dans le réservoir. En cas d'effets indésirables, la posologie quotidienne doit, à l'inverse, être diminuée de 10 à 20 %.

La nécessité d'une augmentation substantielle de la dose, afin d'obtenir un effet clinique suffisant, doit faire rechercher un mauvais fonctionnement de la pompe ou un vrillage, une rupture (déchirure) ou un déplacement du cathéter.

Chez les patients présentant une spasticité d'origine médullaire, la dose d'entretien de BACLOFENE SUN  en perfusion intrathécale continue, à long terme, est habituellement de 300 à 800 µg de baclofène par jour. La dose quotidienne la plus faible et la plus élevée, administrée au cours de la phase de détermination de la dose, sont respectivement 12 µg et 2003 µg (études américaines). L'expérience est limitée pour les doses quotidiennes supérieures à 1000 µg/jour. Durant les premiers mois de traitement, la posologie doit être vérifiée et ajustée très régulièrement.

Chez les patients présentant une spasticité d'origine cérébrale, la dose d'entretien de BACLOFENE SUN  en perfusion intrathécale continue, à long terme, varie de 22 à 1400 µg de baclofène par jour, avec une dose moyenne de 276 µg/jour à 1 an et de 307 µg/jour à 2 ans de traitement. Les enfants âgés de moins de 12 ans nécessitent généralement des doses inférieures (amplitude : 24 à 1 199 µg/jour ; moyenne : 274 µg/jour).

Si cela est techniquement possible avec la pompe utilisée, une fois qu'une posologie quotidienne constante est atteinte et que l'activité antispastique est stabilisée, il peut être possible d'essayer d'adapter l'administration en fonction des fluctuations quotidiennes de la spasticité. Par exemple, si les spasmes surviennent plus fréquemment la nuit, ceci peut  nécessiter une augmentation de 20% du débit horaire de perfusion. Les modifications de débit de perfusion doivent être programmées de telle sorte qu'ils commencent 2 heures avant l'effet clinique recherché.

Pendant toute la durée du traitement et ce au moins une fois par mois, il est nécessaire de vérifier, à l'hôpital, la tolérance au BACLOFENE SUN  et de rechercher des signes d'infection. Le fonctionnement du système de perfusion doit être vérifié régulièrement. Une infection locale ou un mauvais fonctionnement du cathéter peuvent conduire à une interruption de la délivrance du baclofène avec pour conséquence la mise en jeu du pronostic vital (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

La concentration de baclofène nécessaire lors du remplissage de la pompe dépend de la dose quotidienne totale et du débit de la pompe. Si des concentrations autres que 0,05 mg/ml, 0,5 mg/ml ou 2 mg/ml sont nécessaires, BACLOFENE SUN  doit être dilué dans du chlorure de sodium pour préparations injectables sans conservateur, en conditions aseptiques.

Au cours du traitement à long terme, chez environ 5 % des patients, il peut être nécessaire d'augmenter la posologie, en raison d'une perte d'efficacité (développement d'une tolérance au traitement). Comme cela est décrit dans la littérature, faire une fenêtre thérapeutique sur une période de 10 à 14 jours, durant laquelle le sulfate de morphine sans conservateur est administré par voie intrathécale, pourra empêcher le développement de la tolérance. Après cette période, il est possible que la sensibilité au baclofène soit rétablie. Le traitement par voie intrathécale peut alors être repris, en recommençant à la dose initiale de perfusion et la posologie doit être réajustée pour éviter les accidents de surdosage. Ceci doit être effectué en milieu hospitalier.

Populations particulières

Chez les patients présentant une circulation anormale du LCR due, par exemple à un blocage causé par une inflammation ou un traumatisme, le retard de diffusion de BACLOFENE SUN peut diminuer son activité antispastique et augmenter la survenue d'effets indésirables (voir rubrique Contre-indications).

Compte tenu de la diminution de la clairance rénale, il peut être nécessaire de réduire la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale.

Patients pédiatriques :

Traitement d'entretien

L'objectif clinique consiste à maintenir un tonus musculaire le plus proche possible de la normale et à limiter la fréquence et la sévérité des spasmes sans engendrer d'effets indésirables intolérables. La plus faible dose requise pour obtenir une réponse satisfaisante doit être utilisée. Le maintien d'un certain degré spasticité est souhaitable afin d'éviter une sensation de « paralysie » chez le patient. De plus, il peut être important de préserver un certain niveau de tonus musculaire et de tolérer des spasmes occasionnels pour favoriser la fonction circulatoire et prévenir la formation éventuelle de thromboses veineuses profondes.

Chez les patients, âgés de 4 à 18 ans, présentant une spasticité d'origine cérébrale et médullaire la dose d'entretien initiale se situe entre 50 et 200 µg/jour (dose moyenne : 100 µg/jour). La dose journalière totale a tendance à augmenter durant la première année de traitement. Aussi, il est nécessaire d'ajuster individuellement la dose d'entretien en fonction de la réponse clinique. L'expérience est limitée pour des doses supérieures à 1000 µg/jour.

La sécurité d'emploi et l'efficacité du baclofène intrathécal dans le traitement  de la spasticité d'origine cérébrale et médullaire chez les enfants de moins de 4 ans n'ont pas été établies (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Patients âgés

Dans des études cliniques, des patients âgés de plus de 65 ont été traités avec BACLOFENE SUN sans que des problèmes spécifiques aient été observés. L'expérience avec les comprimés de baclofène montre, toutefois, que la fréquence de survenue des effets indésirables peut être plus importante chez cette catégorie de patients. La survenue des effets indésirables doit être surveillée avec attention chez les patients âgés.

Arrêt de traitement

Aucune limite spécifique à la durée du traitement n'est prévue.

A l'exception des situations d'urgence liées au surdosage ou à la survenue d'effets indésirables graves, le traitement doit toujours être arrêté en réduisant progressivement la dose. BACLOFENE SUN  ne doit pas être interrompu brutalement. Un arrêt brutal de l'administration par voie intrathécale de baclofène, qu'elle qu'en soit la cause, peut se manifester par une fièvre importante, une altération de la conscience, une exacerbation de la spasticité par effet rebond et une rigidité musculaire et dans de rares cas ceci a conduit à des crises d'épilepsie/état de mal épileptique, une rhabdomyolyse, une défaillance multi viscérale et le décès (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Un arrêt brutal de BACLOFENE SUN, particulièrement aux doses supérieures à celles recommandées, peut entraîner une augmentation importante de la spasticité. L'arrêt brutal du traitement avec des comprimés de baclofène a aussi été suivi de confusion mentale, de troubles de la sensibilité, d'altération de la conscience avec hallucinations, de crises d'épilepsie/état de mal épileptique, et parfois d'une exacerbation de la spasticité, particulièrement après un traitement à long terme.

Syndrome de sevrage

Un arrêt brutal de l'administration par voie intrathécale de baclofène, qu'elle qu'en soit la cause, peut se manifester par une fièvre importante, une altération de la conscience, une exacerbation de la spasticité par effet rebond et une rigidité musculaire et dans de rares cas ceci a conduit à des crises d'épilepsie/état de mal épileptique, une rhabdomyolyse, une défaillance multi viscérale et le décès (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les symptômes dus à l'arrêt du traitement peuvent être confondus avec ceux d'une intoxication. Ceci nécessite aussi l'hospitalisation du patient.

Traitement du syndrome de sevrage

Le diagnostic rapide et l'admission dans un service d'urgence ou de réanimation sont importants pour prévenir la mise en jeu du pronostique vital ainsi que les effets systémiques dus à l'arrêt de l'administration par voie intrathécale de baclofène.

Contre indications

Baclofène SUN ne doit pas être administré dans les cas suivants :

· hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients (voir rubrique Composition),

· épilepsie pharmaco-résistante.

Baclofène SUN doit être administré uniquement dans l'espace sous-arachnoïdien. Baclofène SUN ne doit pas être administré par voie intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou épidurale.

Effets indésirables Baclofene Sun 10 MG/5 ML

Les effets indésirables (tableau 1) sont classés par ordre de fréquence décroissante selon  la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥  1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 et  < 1/100), rare (≥  1/10000 et  < 1/1000) et très rare (< 1/10000), incluant les cas isolés, inconnu (ne pouvant pas être estimé sur la base des données disponibles). Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.

Tableau 1

Troubles du métabolisme et de la nutrition

· Fréquent :

diminution de l'appétit.

· Peu fréquent :

déshydratation.

Affections psychiatriques

· Fréquent :

dépression, confusion, désorientation, agitation, anxiété.

· Peu fréquent :

idées suicidaires, paranoïa, hallucinations, dysphorie.

Affections du système nerveux

· Très fréquent :

somnolence.

· Fréquent :

dépression respiratoire, crises épileptiques, léthargie, dysarthrie, céphalées, paresthésies, insomnie, sédation, vertiges.

Les crises épileptiques et les céphalées sont plus fréquentes chez des patients présentant une spasticité d'origine cérébrale.

· Peu fréquent :

ataxie, hypothermie, dysphagie, troubles de la mémoire, nystagmus.

Affections oculaires

· Fréquent :

troubles de l'accommodation avec vision floue et diplopie.

Affections cardiaques

· Peu fréquent :

bradycardie.

Affections vasculaires

· Fréquent :

hypotension orthostatique.

· Peu fréquent :

thrombose veineuse profonde, hypertension, flush cutané, pâleur.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

· Fréquent :

pneumonie d'aspiration, dyspnée, bradypnée.

Affections gastro-intestinales

· Fréquent :

vomissements, constipation, diarrhées, nausées, sécheresse buccale, hypersécrétion salivaire.

Les nausées et vomissements sont plus fréquents chez des patients présentant une spasticité d'origine cérébrale.

· Peu fréquent :

ileus, hypogueusie

Affections de la peau et du tissus sous-cutané

· Fréquent :

urticaire, prurit.

· Peu fréquent :

alopécie, hyperhidrose.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

· Très fréquent :

hypotonie.

· Fréquent :

hypertonie, faiblesse musculaire.

Affections du rein et des voies urinaires

· Fréquent :

rétention urinaire, incontinence urinaire.

Les rétentions urinaires sont plus fréquentes chez des patients présentant une spasticité d'origine cérébrale.

Affections des organes de reproduction et du sein

· Fréquent :

dysfonction sexuelle.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

· Fréquent :

oedème facial ou périphérique, douleurs, fièvre, frissons.

Des kystes ovariens ont été observés par palpation, dans approximativement 5 % de la population féminine présentant une sclérose en plaques traitée par des comprimés de baclofène pendant au moins 1 an. Dans la plupart des cas, ces kystes ont disparu spontanément malgré la poursuite du traitement. On sait qu'une partie de la population féminine en bonne santé développe des kystes ovariens spontanément.

Un lien de causalité fiable entre les événements indésirables observés et l'administration de Baclofène SUN n'est pas toujours possible car certains des événements indésirables observés pourraient également être des symptômes de la maladie sous-jacente à traiter. Les effets indésirables particulièrement fréquents, tels que vertiges, étourdissements, somnolence, céphalées, nausées, baisse de la pression artérielle, et une faiblesse musculaires sont généralement dues au médicament.

Effets indésirables liés au système de perfusion

Il peut s'agir d'un déplacement/un vrillage/une rupture (déchirure) du cathéter, infection du site d'implantation, méningite, septicémie, épanchement séreux de la « poche de pompe » et un hématome associé à un risque possible d'inflammation, d'un dysfonctionnement de la pompe et d'une fuite de LCR, ainsi que d'une perforation de la peau à long terme, d'un surdosage ou d'un sous-dosage en raison d'une mauvaise manipulation.



publicité