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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

BCG-MEDAC

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Après reconstitution, un flacon contient : BCG
laboratoire: Medac

Poudre et solvant pour suspension pour administration intravésicale
Boîte de 1 Flacon de poudre + poche de solvant de 50 ml
Toutes les formes
104,04€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 104,86 €

Indication

Traitement du carcinome urothélial non-invasif de la vessie :

· Traitement curatif du carcinome in situ

· Traitement prophylactique de la récidive du :

o carcinome urothélial limitée à la muqueuse :

§ pTa G1-G2 s'il s'agit d'une tumeur multifocale et/ou récidivante

§ pTa G3

o carcinome urothélial envahissant la lamina propria mais non la musculeuse de la vessie (pT1)

o carcinome in situ.

Posologie BCG-MEDAC Poudre et solvant pour suspension pour administration intravésicale Boîte de 1 Flacon de poudre + poche de solvant de 50 ml

Posologie

Le contenu d'un flacon est requis pour une instillation vésicale. Les instructions concernant la reconstitution sont données dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Durée

Carcinome in situ

Le schéma d'un traitement standard comprend une instillation intravésicale de BCG- medac par semaine pendant six semaines consécutives en traitement d'induction. Le traitement par BCG ne doit débuter que 2 à 3 semaines après la résection transurétrale (RTU). Après une fenêtre thérapeutique de 4 semaines, l'administration intravésicale doit être reprise dans le cadre d'un traitement d'entretien pendant au moins un an. Les schémas de traitement d'entretien sont décrits ci-dessous.

Traitement d'induction (traitement prophylactique de la récurrence)

Le traitement par BCG doit être instauré environ 2 à 3 semaines après la RTU ou après la biopsie vésicale sans cathétérisme traumatique et doit être répété chaque semaine pendant 6 semaines. Cette thérapie doit être suivie d'un traitement d'entretien pour les tumeurs à risque intermédiaire et élevé.

Traitement d'entretien

Un schéma comprend une thérapie mensuelle de 12 mois. Un autre schéma thérapeutique d'entretien consiste en 1 instillation par semaine pendant 3 semaines aux 3ème, 6ème, 12ème, 18ème, 24ème, 30ème et 36ème mois. Dans le cadre de ce schéma, 27 instillations au total sont administrées pendant une période de trois ans.

Les schémas thérapeutiques mentionnés avec différentes souches de BCG ont été étudiés dans le cadre d'études cliniques incluant un grand nombre de patients. A l'heure actuelle, il n'est pas possible d'indiquer lequel de ces schémas est le meilleur.

Administration

BCG -medac doit être administré dans les conditions requises pour l'endoscopie intravésicale.

Le patient ne doit pas boire au cours des 4 heures qui précèdent l'instillation et pendant 2 heures après l'instillation. La vessie doit être vidée avant l'instillation de BCG. BCG- medac est introduit dans la vessie au moyen d'un cathéter et à basse pression. La suspension de BCG- medac instillée doit rester dans la vessie pendant 2 heures si possible. Pendant ce temps, la suspension doit rester en contact suffisant avec toute la surface de la muqueuse vésicale. Par conséquent, le patient doit être mobilisé autant que possible. Deux heures plus tard, le patient doit éliminer la suspension instillée de préférence en position assise.

S'il n'existe pas de contre-indication médicale spécifique, une hyperhydratation est conseillée au patient pendant 48 heures après chaque instillation.

BCG- medac ne doit pas être administré à l'enfant car son innocuité et son efficacité n'ont pas été établies.

Il n'y a pas de recommandations spécifiques concernant l'utilisation du produit chez le patient âgé.

Contre indications

· Hypersensibilité à l'un des composants.

· BCG- medac ne doit pas être utilisé chez les immunodéprimés ou les personnes présentant un déficit immunitaire congénital ou acquis causé par la pathologie concomitante (par ex. un sérodiagnostic du VIH positif, une leucémie ou un lymphome), un traitement cancéreux (par ex. par des cytostatiques, une radiothérapie) ou un traitement immunosuppresseur (par ex. par des corticostéroïdes).

· BCG- medac ne doit pas être administré à des personnes atteintes d'une tuberculose évolutive. La présence d'une tuberculose évolutive doit être exclue au moyen d'une anamnèse appropriée et si cela est indiqué, par les tests diagnostiques pratiqués conformément aux recommandations locales.

· Antécédents de radiothérapie de la vessie.

· Le traitement par BCG- medac est contre-indiqué chez la femme qui allaite (voir rubrique Grossesse et allaitement).

· BCG- medac ne doit être instillé que 2 à 3 semaines après une RTU, une biopsie vésicale ou un cathétérisme traumatique.

· Perforation de la vessie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

· Infection urinaire aiguë (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Effets indésirables Bcg-Medac

Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Classe de système d'organes

Fréquence des effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent (> 1/10) :

Cystite et réactions inflammatoires (granulomes) de la vessie

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Infection urinaire, orchite, infection/réaction systémique sévère au BCG, septicémie à BCG, miliaire, abcès cutané, syndrome de Reiter (conjonctivite, oligoarthrite asymétrique et cystite)

Rare (> 1/10 000, < 1/1 000) :

Infection vasculaire (par ex. anévrisme infecté), abcès rénal

Très rare (< 1/10 000) :

Infection par le BCG des implants et tissus environnants (par ex. infection d'un greffon aortique, d'un défibrillateur cardiaque, d'une prothèse de hanche ou de genou), lymphadénite cervicale, infection des ganglions lymphatiques locaux, ostéomyélite, infection de la moelle osseuse, abcès du psoas, infection du gland du pénis, orchite ou épididymite résistant à un traitement antituberculeux

Affections hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Cytopénie, anémie

Affections du système immunitaire

Très fréquent (> 1/10) :

Réaction systémique au BCG transitoire (fièvre < 38,5°C, syndrome pseudo‑grippal incluant malaise, fièvre, frissons, inconfort général)

Très rare (< 1/10 000) :

Réaction d'hypersensibilité (par ex. oedème des paupières, toux)

Affections oculaires

Très rare (< 1/10 000) :

Choriorétinite, conjonctivite, uvéite

Affections vasculaires

Très rare (< 1/10 000) :

Fistule vasculaire

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Granulome pulmonaire

Affections gastro-intestinales

Très fréquent (> 1/10) :

Nausées

Très rare (< 1/10 000) :

Vomissements, fistule intestinale, péritonite

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Hépatite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Eruption cutanée

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Arthrite, arthralgies

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent (> 1/10) :

Mictions fréquentes avec gêne et douleur

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Hématurie macroscopique, rétraction vésicale, obstruction urinaire, contracture vésicale

Affections des organes de reproduction et du sein

Très fréquent (> 1/10) :

Prostatite granulomateuse asymptomatique

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Epididymite, prostatite granulomateuse symptomatique

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

Troubles génitaux (par ex. douleur vaginale, dyspareunie)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent (> 1/100, < 1/10) :

Fièvre > 38,5°C

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100) :

Hypotension

Les effets indésirables d'un traitement par BCG sont fréquents mais généralement bénins et transitoires. Les réactions indésirables augmentent généralement avec le nombre d'instillations de BCG.

Peu fréquemment une arthrite/arthralgie et un rash cutané peuvent survenir. Dans la majorité des cas d'arthrite, d'arthralgie et de rash cutané, ils peuvent être attribués à des réactions d'hypersensibilité au BCG. Dans certain cas, il peut être nécessaire d'arrêter l'administration du BCG-medac.

Réactions indésirables locales :

Une gêne et des douleurs à la miction ainsi qu'une fréquence mictionnelle excessive surviennent chez près de 90 % des patients. La cystite et une réaction inflammatoire (granulomes) peuvent constituer une part essentielle de l'activité anti-tumorale. Autres effets indésirables locaux peu fréquemment observés : hématurie macroscopique, infection urinaire, rétraction vésicale, obstruction urinaire, contracture vésicale, prostatite granulomateuse symptomatique, orchite et épididymite. Des abcès rénaux sont rarement observés. En outre, des troubles génitaux (par exemple douleur vaginale, dyspareunie) peuvent survenir à une fréquence indéterminée.

Réaction systémique au BCG transitoire :

Un état subfébrile, un syndrome pseudo‑grippal et une sensation d'inconfort général peuvent survenir. Ces symptômes disparaissent dans les 24 à 48 heures et doivent faire l'objet d'un traitement symptomatique standard. Ces réactions sont les signes du début d'une réaction immunitaire. Tous les patients recevant le produit doivent être surveillés étroitement et il convient de leur conseiller de signaler toute apparition de fièvre et de manifestations autres qu'urinaires.

Infections/réactions indésirable systémiques sévères :

Les infections/réactions indésirables systémiques sont définies comme suit : fièvre > 39,5°C pendant au moins 12 heures, fièvre > 38,5°C pendant au moins 48 heures, miliaire à BCG, hépatite granulomateuse, anomalies des enzymes hépatiques, dysfonction organique (en dehors de l'appareil uro-génital) avec inflammation granulomateuse à la biopsie, syndrome de Reiter. Une infection/réaction systémique au BCG sévère peut entraîner une septicémie à BCG pouvant engager le pronostic vital.

Recommandations thérapeutiques, voir le tableau ci‑dessous.

Traitement des symptômes, signes et syndromes

Symptômes, signes ou syndrome

Traitement

1) Symptômes d'une irritation vésicale durant moins de 48 heures

Traitement symptomatique

2) Symptômes d'irritation vésicale durant au moins 48 heures

Arrêter le traitement par BCG- medac et instaurer un traitement par des quinolones. S'il n'y a pas disparition complète des symptômes après 10 jours, administrer de l'isoniazide (INH)* pendant 3 mois.

En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG- medac doit être définitivement interrompu.

3) Infection bactérienne concomitante des voies urinaires

Différer le traitement par BCG- medac jusqu'à l'obtention d'une culture urinaire négative et jusqu'à la fin de l'antibiothérapie.

4) Autres effets indésirables génito-urinaires : prostatite granulomateuse symptomatique, épididymite et orchite, obstruction urétrale et abcès rénal

Arrêter le traitement par BCG- medac .

Administrer de l'isoniazide (INH)* et de la rifampicine*, pendant 3 à 6 mois en fonction de la sévérité des symptômes.

En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG- medac doit être définitivement interrompu.

5) Fièvre de moins de 38,5°C durant moins de 48 heures

Traitement symptomatique par le paracétamol.

6) Eruption cutanée, arthralgies ou arthrite ou syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter.

Arrêter le traitement par BCG- medac .

Administrer un antihistaminique ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens.

En l'absence de réponse, administrer de l'isoniazide* pendant 3 mois.

En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG- medac doit être définitivement interrompu.

7) Infection/réaction systémique au BCG** sans signes de choc septique

** voir la définition d'une infection/réaction systémique au BCG

Interrompre définitivement le traitement par BCG- medac .

Prévoir une consultation chez un spécialiste des maladies infectieuses.

Administrer une trithérapie antituberculeuse* pendant 6 mois.

8) Infection/réaction systémique au BCG avec signes de choc septique

Interrompre définitivement le traitement par BCG- medac .

Administrer immédiatement une trithérapie antituberculeuse* associée à des corticoïdes d'action rapide à dose élevée.

Demander l'avis d'un spécialiste des maladies infectieuses.

* Attention : les bactéries BCG sont sensibles à tous les antituberculeux actuellement utilisés sauf le pyrazinamide. Si une trithérapie antituberculeuse est nécessaire, l'association normalement recommandée est l'isoniazide (INH), la rifampicine et l'éthambutol.

**Voir la définition d'une infection/réaction systémique au BCG.



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