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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

BINOCRIT 30 000 UI/0,75 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Epoétine alfa
laboratoire: Sandoz Gmbh

Solution injectable
Boîte de 1 Seringue préremplie avec système de sécurité de 0,75 mL
Toutes les formes
185,26€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 186,08 €

Indication

Traitement de l'anémie symptomatique associée à l'insuffisance rénale chronique (IRC) chez l'adulte et l'enfant :

- Traitement de l'anémie secondaire à une insuffisance rénale chronique chez les enfants et les patients adultes hémodialysés et les patients adultes en dialyse péritonéale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

- Traitement de l'anémie sévère d'origine rénale accompagnée de symptômes cliniques chez les patients adultes insuffisants rénaux non encore dialysés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Traitement de l'anémie et réduction des besoins transfusionnels chez les patients adultes traités par chimiothérapie pour des tumeurs solides, des lymphomes malins ou des myélomes multiples et à risque de transfusion en raison de leur état général (par exemple, état cardiovasculaire, anémie pré-existante au début de la chimiothérapie).

Binocrit peut être utilisé pour augmenter les dons de sang autologue chez des malades participant à un programme de transfusions autologues différées. S'il est utilisé dans cette indication, les bénéfices doivent être évalués au regard des risques d'événements thromboemboliques signalés. Le traitement doit être administré exclusivement chez les patients présentant une anémie modérée sans carence en fer (taux d'hémoglobine (Hb) de 10-13 g/dl (6,2-8,1 mmol/l)), si les procédures d'épargne sanguine ne sont pas disponibles ou pas suffisantes lorsque l'intervention majeure non urgente prévue nécessite un volume important de sang (4 unités sanguines ou plus chez la femme, 5 unités ou plus chez l'homme).

Binocrit peut être utilisé pour réduire l'exposition aux transfusions de sang homologue chez les patients adultes, sans carence martiale, devant subir une intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée et présentant un risque présumé important de complications transfusionnelles. L'utilisation devra être réservée aux patients ayant une anémie modérée (par exemple, Hb de 10-13 g/dl ou 6,2-8,1 mmol/l) qui n'ont pas accès à un programme de prélèvement autologue différé et chez lesquels on s'attend à des pertes de sang de 900 à 1 800 ml.

Posologie BINOCRIT 30 000 UI/0,75 mL Solution injectable Boîte de 1 Seringue préremplie avec système de sécurité de 0,75 mL

Le traitement par Binocrit doit être commencé sous la surveillance de médecins ayant l'expérience de la prise en charge des patients présentant les indications ci-dessus.

Posologie

Traitement de l'anémie symptomatique chez l'adulte et l'enfant en insuffisance rénale chronique :

Chez les patients en insuffisance rénale chronique, le médicament doit être administré par voie intraveineuse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les symptômes et séquelles de l'anémie peuvent varier selon l'âge, le sexe et l'impact global de la maladie ; une évaluation par le médecin de l'état de santé et de l'évolution clinique de chaque patient est nécessaire.

Le taux d'hémoglobine cible est de 10 à 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l) chez les adultes et de 9,5 à 11 g/dl (5,9-6,8 mmol/l) chez les enfants.

Tout taux d'hémoglobine durablement supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) doit être évité. Si le taux d'hémoglobine connaissait une élévation supérieure à 2 g/dl (1,25 mmol/l) par mois ou s'il dépassait durablement 12 g/dl (7,5 mmol/l), il conviendrait de réduire la dose d'époétine alfa de 25 %. Si le taux d'hémoglobine dépasse 13 g/dl (8,1 mmol/l), le traitement doit être interrompu jusqu'à ce que ce taux redescende en dessous de 12 g/dl (7,5 mmol/l), après quoi le traitement par l'époétine alfa pourra être réinstauré à une dose 25 % inférieure.

En raison de la variabilité intra-patient, il peut arriver occasionnellement que des taux d'hémoglobine supérieurs ou inférieurs au taux souhaité soient observés.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de s'assurer que la plus faible dose d'époétine alfa possible soit utilisée et permette de contrôler convenablement l'anémie et les symptômes de l'anémie.

L'état des réserves en fer devra être évalué avant et pendant le traitement et un apport complémentaire en fer devra être administré en cas de besoin. Par ailleurs, avant de commencer le traitement par l'époétine alfa, il convient d'éliminer les autres causes d'anémies, telles qu'un déficit en vitamine B12 ou en acide folique. L'absence de réponse au traitement par l'époétine alfa doit faire rechercher les causes. Celles-ci peuvent être : carence en fer, acide folique ou vitamine B12 ; intoxication par l'aluminium ; infections intercurrentes ; syndromes inflammatoires ou traumatismes ; saignements occultes ; hémolyse et fibrose médullaire de quelque origine qu'elles soient.

Patients adultes en hémodialyse :

Le traitement se déroule en deux phases :

Phase correctrice :

50 UI/kg 3 fois par semaine par voie intraveineuse. Si un ajustement de la dose est nécessaire, il est recommandé de procéder par paliers d'au moins 4 semaines. A chaque palier, l'augmentation ou la diminution de dose préconisée est de 25 UI/kg 3 fois par semaine.

Phase d'entretien :

La posologie est ajustée pour maintenir l'hémoglobine au taux désiré : Hb comprise entre 10 et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l).

La dose hebdomadaire totale recommandée est comprise entre 75 et 300 UI/kg, administrée en doses de 25-100 UI/kg trois fois par semaine par voie intraveineuse.

Les données cliniques disponibles semblent indiquer que les patients dont le taux d'hémoglobine initial est très faible (< 6 g/dl ou < 3,75 mmol/l) pourraient avoir besoin de doses d'entretien plus importantes que ceux dont l'anémie initiale est moins sévère (Hb > 8 g/dl ou > 5 mmol/l).

Enfants en hémodialyses :

Le traitement se déroule en deux phases :

Phase correctrice :

50 UI/kg 3 fois par semaine par voie intraveineuse. Si un ajustement de la dose est nécessaire, il est recommandé de procéder par palier de 25 UI/kg 3 fois par semaine en respectant un intervalle d'au moins 4 semaines entre chaque ajustement, jusqu'à atteindre le but désiré.

Phase d'entretien :

La posologie est ajustée de façon à maintenir l'hémoglobine au taux désiré : Hb entre 9,5 et 11 g/dl (5,9-6,8 mmol/l).

Généralement, les enfants de moins de 30 kg nécessitent des doses d'entretien plus importantes que les enfants de plus de 30 kg et que les adultes.

A titre d'exemple, les doses d'entretien suivantes ont été utilisées lors d'essais cliniques, après 6 mois de traitement :

Dose (UI/kg 3 fois par semaine)

Poids (kg)

Dose médiane

Dose d'entretien habituelle

< 10

100

75-150

10-30

75

60-150

> 30

33

30-100

Les données cliniques disponibles suggèrent que les enfants dont le taux d'hémoglobine initial est très faible (< 6,8 g/dl ou < 4,25 mmol/l) peuvent avoir besoin de doses d'entretien plus importantes que ceux dont l'anémie initiale est moins sévère (Hb > 6,8 g/dl ou > 4,25 mmol/l).

Patients adultes en dialyse péritonéale : Le traitement se déroule en deux phases :

Phase correctrice :

La posologie initiale est de 50 UI/kg deux fois par semaine par voie intraveineuse.

Phase d'entretien :

La posologie est ajustée de façon à maintenir l'hémoglobine au taux désiré : Hb entre 10 et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l). La dose d'entretien est comprise entre 25 et 50 UI/kg deux fois par semaine en 2 injections égales).

Patients adultes insuffisants rénaux non encore dialysés : Le traitement se déroule en deux phases :

Phase correctrice :

La posologie initiale est de 50 UI/kg 3 fois par semaine par voie intraveineuse, suivie si nécessaire d'une augmentation de la dose de 25 UI/kg (3 fois par semaine) jusqu'à atteindre le but désiré (par palier d'au moins 4 semaines).

Phase d'entretien :

La posologie est ajustée de façon à maintenir l'hémoglobine au taux désiré : Hb comprise entre 10 et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l). La dose d'entretien est comprise entre 17 et 33 UI/kg 3 fois par semaine par voie intraveineuse.

La posologie maximale ne doit pas excéder 200 UI/kg 3 fois par semaine.

Traitement de l'anémie induite par la chimiothérapie :

L'époétine alfa doit être administrée par voie sous-cutanée aux patients atteints d'anémie (taux d'hémoglobine ≤ 10 g/dl [6,2 mmol/l], par ex.). Les symptômes et séquelles de l'anémie peuvent varier selon l'âge, le sexe et l'impact global de la maladie ; une évaluation par le médecin de l'état de santé et de l'évolution clinique de chaque patient est nécessaire.

En raison de la variabilité intra-patient, il peut arriver occasionnellement que des taux d'hémoglobine supérieurs ou inférieurs au taux souhaité soient observés. Cette variabilité du taux d'hémoglobine doit être gérée en ajustant la dose de façon à le maintenir dans une marge cible de 10 g/dl (6,2 mmol/l) à 12 g/dl (7,5 mmol/l). Tout taux d'hémoglobine durablement supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) doit être évité ; les recommandations de conduite à tenir en cas de taux d'hémoglobine supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) sont décrites ci-dessous.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de s'assurer que la plus faible dose d'époétine alfa possible soit utilisée et permette de contrôler convenablement les symptômes de l'anémie.

L'époétine alfa doit être administrée pendant encore un mois après la fin de la chimiothérapie.

La dose initiale est de 150 UI/kg par voie sous-cutanée 3 fois par semaine. Alternativement, l'époétine alfa doit être administré par voie sous cutanée à la dose initiale de 450 UI/kg 1 fois par semaine.

- Si l'hémoglobine a augmenté d'au moins 1 g/dl (> 0,62 mmol/l) ou si les réticulocytes ont augmenté d'au mois 40 000 cellules/µl par rapport aux valeurs initiales, après 4 semaines de traitement, la dose doit être maintenue à 150 UI/kg 3 fois par semaine ou 450 UI/kg 1 fois par semaine.

- Si l'augmentation de l'hémoglobine est inférieur 1 g/dl (< 0,62 mmol/l) et si les réticulocytes ont augmenté de moins de 40 000 cellules/µl par rapport aux valeurs initiales, la dose doit être portée à 300 UI/kg 3 fois par semaine. Si après 4 semaines supplémentaires de traitement à 300 UI/kg 3 fois par semaine, l'hémoglobine a augmenté d'au moins 1 g/dl (≥ 0,62 mmol/l) ou si les réticulocytes ont augmenté d'au moins 40 000 cellules/µl, la dose de 300 UI/kg 3 fois par semaine doit être maintenue. Cependant, si l'hémoglobine a augmenté de < 1 g/dl (< 0,62 mmol/l) et si les réticulocytes ont augmenté de moins de 40 000 cellules/µl par rapport aux valeurs initiales, la réponse au traitement par l'époétine alfa est improbable et le traitement doit être interrompu.

Ajustement posologique pour maintenir le taux d'hémoglobine entre 10 g/dl et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l) : Si le taux d'hémoglobine augmente de plus de 2 g/dl (1,25 mmol/l) par mois ou si le taux d'hémoglobine dépasse 12 g/dl (7,5 mmol/l), la dose doit être réduite d'environ 25 à 50 %. Si le taux d'hémoglobine dépasse 13 g/dl (8,1 mmol/l), le traitement doit être interrompu jusqu'à ce que ce taux redescende en dessous de 12 g/dl (7,5 mmol/l) après quoi le traitement par l'époétine alfa pourra être réinstauré à une dose de 25 % inférieure.

Transfusion autologue programmée chez les patients adultes devant subir une intervention chirurgicale :

Binocrit doit être administré par voie intraveineuse.

Au moment du don de sang, Binocrit doit être administré une fois la procédure de don terminée.

Les patients légèrement anémiques (hématocrite de 33-39 %) nécessitant un prélèvement préalable de ≥ 4 unités sanguines doivent être traités par Binocrit à la dose de 600 UI/kg de masse corporelle deux fois par semaine pendant 3 semaines avant l'intervention chirurgicale.

Tous les patients traités par Binocrit doivent recevoir une supplémentation en fer adéquat (par ex., 200 mg de fer élémentaire par voie orale chaque jour) pendant toute la durée du traitement. L'administration du complément en fer doit être instaurée dès que possible, et même plusieurs semaines avant d'entamer le prélèvement du sang autologue, afin d'atteindre des niveaux élevés de réserves en fer avant le début du traitement par Binocrit.

Traitement des patients adultes devant bénéficier d'une intervention chirurgicale orthopédique

majeure programmée :

La voie sous-cutanée doit être utilisée.

La dose recommandée est de 600 UI/kg d'époétine alfa, une fois par semaine pendant les 3 semaines précédant l'intervention chirurgicale (jours J-21, J-14 et J-7), ainsi que le jour de l'intervention (jour J). Dans le cas où le délai avant l'intervention doit être réduit pour des raisons médicales à moins de 3 semaines, l'époétine alfa doit être administrée quotidiennement à la dose de 300 UI/kg pendant

10 jours consécutifs avant l'intervention, ainsi que le jour de l'intervention et pendant les 4 jours suivant l'intervention. Lors du bilan hématologique préopératoire, si le taux d'hémoglobine atteint 15 g/dl (9,38 mmol/l) ou plus, l'administration d'époétine alfa doit être interrompue et les doses ultérieures initialement prévues ne doivent pas être administrées.

Il convient de s'assurer que les patients ne présentent pas de carences en fer à l'instauration du traitement.

Tous les patients traités par l'époétine alfa doivent recevoir un complément de fer adapté (par exemple, 200 mg/jour de Fe2+ per os) pendant toute la durée du traitement par l'époétine alfa. Si possible, la prise du complément de fer sera commencée avant le traitement par l'époétine alfa, de façon à constituer des réserves en fer suffisantes.

Mode d'administration

Binocrit est un produit stérile, mais sans conservateur, destiné strictement à un usage unique. Administrer la quantité requise. Ce médicament ne doit pas être administré en perfusion intraveineuse, ni en mélange avec d'autres médicaments.

1. Injection par voie intraveineuse : en 1 à 5 minutes au moins, selon la dose totale. Chez les patients hémodialysés, une injection en bolus peut être réalisée pendant la séance de dialyse au site d'injection veineuse approprié de la ligne de dialyse. Une autre possibilité consiste à pratiquer l'injection à la suite de la dialyse dans la tubulure de l'aiguille à fistule, en la faisant suivre d'une injection de 10 ml de soluté isotonique afin de rincer la tubulure et d'assurer le passage correct du produit dans la circulation.

Une injection plus lente est préférable chez les patients qui réagissent au traitement par des symptômes pseudo-grippaux.

2. Injection par voie sous-cutanée : Un volume maximal de 1 ml par site d'injection ne doit pas être dépassé de façon générale. En cas de volume plus important, utiliser plusieurs sites d'injection. Les injections se font au niveau des cuisses ou de la paroi abdominale antérieure.

Contre indications

- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

- Les patients ayant développé une érythroblastopénie à la suite d'un traitement par une érythropoïétine ne doivent pas être traités par Binocrit ou par toute autre érythropoïétine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi, " Erythroblastopénies ").

- Hypertension non contrôlée.

- Patients qui, quelle qu'en soit la raison, ne peuvent pas recevoir une prophylaxie anti-thrombotique appropriée.

L'utilisation d'époétine alfa dans l'indication " augmenter les dons de sang autologue " est contre-indiquée

- chez les patients ayant connu un infarctus du myocarde ou un AVC pendant le mois précédant le traitement,
- ou en cas d'angor instable

- ou en cas de risque accru de thrombose veineuse profonde, par exemple en cas d'antécédents d'affection thromboembolique veineuse.

Si les patients doivent bénéficier d'une intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée et ne participent pas à un programme de prélèvement autologue différé, l'utilisation d'époétine alfa est contre-indiquée en cas de pathologie vasculaire sévère coronarienne, carotidienne, des artères périphériques, ou cérébrale, y compris chez les patients ayant des antécédents récents d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral.

Effets indésirables Binocrit

Généralités

Chez les patients cancéreux et les patients en insuffisance rénale chronique, la réaction indésirable la plus fréquente pendant le traitement par l'époétine alfa est une élévation de la pression artérielle fonction de la dose ou une aggravation d'une hypertension existante. La pression artérielle doit être surveillée, en particulier en début de traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les autres réactions indésirables fréquentes observées dans les essais cliniques de l'époétine alfa ont été des thromboses veineuses profondes, des embolies pulmonaires, des crises, des diarrhées, des nausées, des céphalées, des symptômes pseudo-grippaux, des pyrexies, des éruptions cutanées et des vomissements. Les symptômes pseudo-grippaux, incluant notamment des céphalées, une arthralgie, une myalgie et une pyrexie, peuvent apparaître en particulier en début de traitement. La fréquence des réactions peut varier selon l'indication (voir le tableau ci-dessous).

Les réactions indésirables graves au médicament sont notamment des thromboses veineuses et artérielles et des embolies (fatales dans certains cas), telles que des thromboses veineuses profondes, des embolies pulmonaires, des thromboses artérielles (notamment des infarctus du myocarde et des ischémies myocardiaques), des thromboses rétiniennes et des thromboses du shunt (y compris liées au matériel de dialyse). Par ailleurs, des accidents vasculaires cérébraux (notamment des infarctus cérébraux et des hémorragies cérébrales) et des accidents ischémiques transitoires ont été rapportés lors des essais cliniques de l'époétine alfa.

Des cas d'anévrysmes ont été rapportés.

Des réactions d'hypersensibilité, notamment des cas d'éruptions cutanées, d'urticaire, de réactions anaphylactiques et d'oedèmes de Quincke, ont été rapportées.

Des crises hypertensives accompagnées d'encéphalopathies et de crises convulsives, nécessitant une prise en charge médicale immédiate et des soins intensifs, se sont également produites pendant le traitement par l'époétine alfa chez des patients dont la pression artérielle était auparavant normale ou faible. Les céphalées de type migraine violente et à début brutal peuvent en être le signal d'alarme et doivent faire l'objet d'une attention particulière.

De très rares cas d'érythroblastopénie avec anticorps ont été signalés (< 1/10 000 cas par patient-année) après plusieurs mois ou années de traitement par l'époétine alfa (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Le profil de sécurité global de l'époétine alfa a été évalué chez 142 sujets atteints d'insuffisance rénale chronique et chez 765 sujets cancéreux ayant participé à des essais cliniques en double aveugle, contrôlés contre placebo, pour l'autorisation du produit. Les réactions indésirables au médicament rapportées chez ≥ 0,2 % des sujets de ces essais traités par l'époétine alfa, ainsi que dans les essais cliniques supplémentaires et en phase de pharmacovigilance, sont énumérées ci-dessous par classe de système d'organes et par fréquence.

Les fréquences sont définies ainsi : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Classe de système d'organes

Fréquence

Réaction indésirable

Affections hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent

Thrombocytémie (patients cancéreux)

Fréquence indéterminée

Érythroblastopénie avec anticorps anti-érythropoïétine1

Thrombocytémie (patients en insuffisance rénale chronique)

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée

Réaction anaphylactique

Hypersensibilité

Affections du système nerveux

Très fréquent

Céphalées (patients cancéreux)

Fréquent

Crises convulsives (patients en insuffisance rénale chronique)

Céphalées (patients en insuffisance rénale chronique)

Peu fréquent

Hémorragie cérébrale2

Crises convulsives (patients cancéreux)

Fréquence indéterminée

Accident vasculaire cérébral2

Encéphalopathie hypertensive

Accident ischémique transitoire

Affections oculaires

Fréquence indéterminée

Thrombose rétinienne

Affections vasculaires

Fréquent

Thrombose veineuse profonde2 (patients cancéreux)

Hypertension

Fréquence indéterminée

Thrombose veineuse profonde2 (patients en insuffisance rénale chronique)

Thrombose artérielle

Crise hypertensive

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent

Pulmonary embolism2 (cancer patients)

Fréquence indéterminée

Embolie pulmonaire2 (patients en insuffisance rénale chronique)

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Nausées

Fréquent

Diarrhées (patients cancéreux)

Vomissements

Peu fréquent

Diarrhées (patients en insuffisance rénale chronique)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Éruption cutanée

Fréquence indéterminée

Œdème de Quincke Urticaire

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très fréquent

Arthralgie (patients en insuffisance rénale chronique)

Fréquent

Arthralgie (patients cancéreux)

Peu fréquent

Myalgie (patients cancéreux)

Fréquence indéterminée

Myalgie (patients en insuffisance rénale chronique)

Affections congénitales, familiales et génétiques

Fréquence indéterminée

Porphyrie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent

Pyrexie (patients cancéreux)

Symptômes pseudo-grippaux (patients en insuffisance rénale chronique)

Fréquent

Symptômes pseudo-grippaux (patients cancéreux)

Fréquence indéterminée

Inefficacité du médicament

Œdème périphérique

Pyrexie (patients en insuffisance rénale chronique)

Réaction au site d'injection

Investigations

Fréquence indéterminée

Patient positif aux anticorps anti-érythropoïétine1

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquent

Thrombose du shunt y compris du matériel de dialyse (patients en insuffisance rénale chronique)

1 Réactions dont la fréquence n'a pu être estimée d'après les essais cliniques
2 Y compris des cas dont l'issue a été fatale

Patients en insuffisance rénale chronique

Chez les patients en insuffisance rénale chronique, les taux d'hémoglobine supérieurs à 12 g/dl (7,5 mmol/l) peuvent être associés à un risque accru d'accidents cardiovasculaires, y compris de décès (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Des thromboses du shunt se sont produites chez des patients sous hémodialyse, en particulier chez les patients ayant tendance à l'hypotension ou présentant des complications au niveau de leur fistule artérioveineuse (par ex., sténoses, anévrysmes, etc.) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Patients cancéreux

Une augmentation de l'incidence des accidents thromboemboliques a été rapportée chez les patients cancéreux recevant des agents stimulant l'érythropoïèse (ESA), y compris l'époétine alfa (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Patients devant bénéficier d'une intervention chirurgicale

Chez les patients devant bénéficier d'une intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée et présentant un taux d'hémoglobine initial de 10 à 13 g/dl (6,2-8,1 mmol/l), l'incidence des événements thromboemboliques (dont la plupart étaient des thromboses veineuses profondes), sur l'ensemble des essais cliniques, s'est avérée similaire dans les différents groupes traités par époétine alfa et dans le groupe placebo. Néanmoins, l'expérience clinique est limitée.

Par ailleurs, chez les patients dont le taux d'hémoglobine initial est de > 13 g/dl ( 8,1 mmol/l) , la possibilité que le traitement par époétine alfa puisse être associé à une augmentation du risque d'événements thromboemboliques post-opératoires ne peut être exclue.

Binocrit existe aussi sous ces formes

Binocrit



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