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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

BUPIVACAINE AGUETTANT 5 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Marcaine
Classe thérapeutique: Anesthésie, réanimation, antalgiques
principes actifs: Chlorhydrate de bupivacaïne anhydre
laboratoire: Aguettant

Solution injectable
Boîte de 10 Flacons de 20 ml
Toutes les formes

Indication

- Anesthésie locale par infiltration.
- Anesthésie régionale : blocs périphériques (tronculaire et plexique) et centraux (péridural et rachidien), pour une anesthésie chirurgicale ou une analgésie, y compris obstétricales.

Posologie BUPIVACAINE AGUETTANT 5 mg/mL Solution injectable Boîte de 10 Flacons de 20 ml

- La bupivacaïne devra être uniquement utilisée par ou sous la responsabilité de médecins expérimentés avec les techniques d'anesthésie locale ou régionale. L'équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et à la réanimation d'urgence devront être immédiatement disponibles (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Une voie d'abord intraveineuse doit être mise en place chez les patients avant la réalisation de blocs périphérique ou central ou l'infiltration de doses importantes. Le suivi du tracé ECG doit être permanent.
- Le chlorhydrate de bupivacaïne existe sous forme adrénalinée (1/200000) ou non, aux concentrations de 2,5 mg/ml et 5 mg/ml. La forme et la concentration utilisées varient en fonction de l'indication et du but recherché (anesthésie chirurgicale ou analgésie pure), de l'âge et des éventuelles pathologies associées du patient. L'emploi des formes adrénalinées allonge la durée d'action. Les formes les plus concentrées procurent un bloc moteur plus constant et plus intense.
- On doit administrer la plus faible concentration d'anesthésique et la plus faible dose capable de provoquer une anesthésie efficace.
Posologie :
ADULTES :
- Les doses figurant au tableau suivant sont recommandées pour une utilisation chez l'adulte moyen, défini comme étant un jeune homme sain pesant 70 kg. Quel que soit le type d'anesthésie, la dose de la première injection ne devra pas dépasser 150 mg, à l'exception de la rachianesthésie pour laquelle la dose injectée ne devra pas dépasser 20 mg.
- Réinjections : l'injection de doses répétées de bupivacaïne peut entraîner une augmentation importante des concentrations plasmatiques en raison d'une accumulation du produit. Pour ces raisons les consignes suivantes seront respectées :
. la deuxième injection ne sera pas pratiquée avant au moins le 1/3 de la demi-vie de la bupivacaïne, soit 45 minutes.
. la dose utilisée pour cette deuxième injection doit correspondre au plus au tiers de la dose initiale maximale autorisée si la réinjection est pratiquée à 45 minutes de la première dose ou bien à sa moitié si la réinjection est pratiquée après 90 minutes.
. à partir de la troisième injection : injection du tiers de la dose initiale après la moitié d'une demi-vie, soit 75 minutes, ou bien injection de la moitié de la dose après une demi-vie, soit 150 minutes.
- Chez le sujet âgé une réduction de la posologie doit être envisagée, surtout lors des réinjections (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
TABLEAU 1 : Posologies pour une première administration chez l'adulte et l'enfant à partir de 12 ans (40 kg) :
Solution : Dose usuelle (Dose test comprise) - Dose maximale = Volume.
- Infiltration locale pariétale :
2,5 mg/ml : Quelques mg-2 mg/kg = Quelques ml-50 ml.
- Blocs périphériques :
. Bloc intercostal :
5 mg/ml : 10-15 mg par nerf - 150 mg maximum au total = 2-3 ml par nerf.
. Blocs plexiques :
2,5 mg/ml : 62,5-150 mg = 25-40 ml.
5 mg/ml : 100-150 mg = 20-30 ml.
. Blocs tronculaires :
2,5 mg/ml : 12,5-50 mg selon le nerf = 5-20 ml.
5 mg/ml : 25-100 mg selon le nerf = 5-20 ml.
- Anesthésie péridurale thoracique chirurgicale :
5 mg/ml : 25-50 mg = 5-10 ml.
- Anesthésie péridurale lombaire chirurgicale incluant césarienne :
5 mg/ml : 75-150 mg = 15-30 ml.
- Perfusion péridurale lombaire continue analgésique (post-opératoire, obstétricale, traitement des douleurs néoplasiques etc...) :
2,5 mg/ml : 12,5-18,5 mg/heure - dose max/24 h : 400 mg = 5-7,5 ml/heure.
- Anesthésie caudale chirurgicale :
5 mg/ml : 75-150 mg = 15-30 ml.
- Rachianesthésie :
5 mg/ml : 5-20 mg = 1-4 ml.
ENFANTS :
Le tableau suivant indique les posologies recommandées pour les types d'anesthésie locale le plus souvent utilisées chez l'enfant.
TABLEAU 2 : Posologies chez l'enfant de moins de 12 ans (ou 40 kg) pour les anesthésies les plus courantes :
Solution : Dose usuelle - Dose maximale* = Volume.
- Infiltration locale :
2,5 mg/ml : Quelques mg à 2 mg/kg = Quelques ml à 0,8 ml/kg.
- Blocs périphériques :
2,5 mg/ml : 2,-2,5 mg/kg = 0,08-1 ml/kg.
- Anesthésie péridurale lombaire chirurgicale :
. Moins de 4 mois (éviter les réinjections) :
2,5 mg/ml : 1-2 mg/kg = 0,4-0,8 ml/kg.
. A partir de 4 mois :
2,5 mg/ml : 1,5-2 mg/kg = 0,6-0,8 ml/kg.
- Perfusion péridurale lombaire continue :
. de 4 à 11 mois :
2,5 mg/ml : 0,2-0,25 mg/kg/heure = 0,08-0,1 ml/kg/heure.
. de 1 à 3 ans :
2,5 mg/ml : 0,25-0,35 mg/kg/heure = 0,1-0,14 ml/kg/heure.
. à partir de 4 ans :
2,5 mg/ml : 0,25-0,40 mg/kg/heure = 0,1-0,16 ml/kg/heure.
- Anesthésie caudale chirurgicale :
2,5 mg/ml : 2-2,5 mg/kg = 0,08-1 ml/kg.
- Rachianesthésie :
. < 5 kg :
5 mg/ml : 0,5 mg/kg = 0,1 ml/kg.
. 5 kg :
5 mg/ml : 0,4 mg/kg = 0,08 ml/kg.
. > 15 kg :
5 mg/ml : 0,3 mg/kg = 0,06 ml/kg.
*Quel que soit le poids de l'enfant, ne pas administrer plus de 150 mg par injection.
Mode d'administration :
- Les règles suivantes s'appliquent aussi bien à la réalisation de blocs centraux qu'à celle des blocs périphériques. Aucune de ces règles ne met totalement à l'abri d'un possible accident (en particulier convulsif ou cardiaque), néanmoins elles permettent d'en diminuer la fréquence et la gravité.
- Une aspiration soigneuse avant et pendant l'injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Il est conseillé de procéder d'abord à l'injection d'une dose-test de 3 à 5 ml (1 à 2 chez l'enfant) de bupivacaïne adrénalinée au 1/200000, en l'absence de contre-indications. Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération de la fréquence cardiaque et une chute la pression artérielle systolique, survenant dans la minute suivant l'injection ; une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachianesthésie (parésie des jambes, diminution de la sensibilité au niveau des fesses, chez le patient éveillé).
- Puis la dose principale devra être injectée lentement et de façon fractionnée par paliers de 5 ml environ tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques (voir rubrique surdosage) apparaissent, l'injection devra être arrêtée immédiatement.
- Lorsque l'on associe deux techniques simultanément (par exemple bloc fémoral et bloc sciatique), les règles de prudence doivent s'appliquer de la même manière : la dose totale, même fractionnée est la dose qui doit être prise en compte.
- En cas d'administration d'un mélange d'anesthésiques locaux, le risque toxique doit prendre en compte la somme des doses injectées et la règle de l'addition de la toxicité des mélanges doit s'appliquer avec rigueur.
- Cas particulier des anesthésies centrales :
. Il est recommandé d'administrer une solution dont la température est d'environ 20°C, l'injection d'une solution plus fraîche pouvant être douloureuse.
. Lors d'une rachianesthésie, il faut se souvenir que l'étendue de l'anesthésie dépend de plusieurs facteurs dont le volume injecté et la position du patient avant et pendant l'injection. En raison du risque potentiel d'avoir un bloc spinal trop étendu, la posologie sera diminuée chez le sujet âgé et en fin de grossesse.
- Ne pas réutiliser un flacon entamé.

Contre indications

- hypersensibilité connue aux anesthésiques locaux à liaison amide,
- anesthésie régionale intraveineuse,
- bloc paracervical en obstétrique,
- contre-indications générales propres à l'anesthésie péridurale et rachidienne, indépendamment de l'anesthésique local utilisé, en particulier les pathologies évolutives du système nerveux central quel que soit leur étiologie, un état d'hypocoagulabilité franc, et les patients sous anticoagulants,
- injection au niveau d'un tissu inflammatoire ou infecté.

Effets indésirables Bupivacaine Aguettant

- Les effets indésirables liés aux anesthésiques locaux sont très rares en l'absence de surdosage, d'absorption systémique anormalement rapide ou d'injection intravasculaire accidentelle ; dans ces cas, ils peuvent être très graves, notamment sur le plan cardiaque et neurologique (voir rubrique surdosage).
- Les effets indésirables doivent être différenciés des effets physiologiques du bloc lui-même, par exemple une baisse de la pression artérielle et une bradycardie au cours de l'anesthésie péridurale.
- En l'absence de taux plasmatiques anormalement élevés, le profil des effets indésirables de la bupivacaïne est analogue à celui des autres anesthésiques locaux à liaison amide de longue durée d'action.
- Les effets indésirables observés en l'absence de surdosage sont :
. Très fréquents (> 1/10) : hypotension, nausées.
. Fréquents (> 1/100) : céphalées, paresthésies, vertiges, bradycardie, tachycardie, vomissements, rétention d'urine, hyperthermie.
. Peu fréquents (> 1/1000) : hypo-esthésies.
. Rares (> 1/10000) : réactions allergiques (choc anaphylactique dans les cas les plus sévères), strabisme, diplopie.



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