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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CARBOPLATINE AGUETTANT 10 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Carboplatine
laboratoire: Aguettant

Solution injectable pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 5 ml
Toutes les formes

Indication

- Carcinome de l'ovaire d'origine épithéliale.
- Carcinome bronchique à petites cellules.
- Carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures.

Posologie CARBOPLATINE AGUETTANT 10 mg/mL Solution injectable pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 5 ml

Posologie :
MONOCHIMIOTHERAPIE :
- La posologie recommandée de carboplatine chez les malades non prétraités antérieurement par une chimiothérapie cytotoxique et dont la fonction rénale est normale est de 400 mg/m², injectés par perfusion intraveineuse de brève durée (15 à 60 min). Le traitement ne devrait pas être répété avant un délai de 4 semaines, après l'administration précédente du carboplatine et/ou tant que le nombre de neutrophiles n'est pas supérieur ou égal à 2000/mm3 et le nombre de plaquettes à 100000/mm3.
- Une diminution de 20 à 25% de cette posologie initiale peut être recommandée chez les malades présentant des facteurs de risques tels qu'un traitement myélosuppresseur antérieur et/ou radiothérapie ou un mauvais état général (ECOG-Zubrod 2-4 ou indice de Karnofsky inférieur à 80).
- Il est recommandé de déterminer le nadir hématologique par des numérations sanguines hebdomadaires au cours des premières cures de carboplatine en vue de l'ajustement ultérieur de la posologie.
THERAPIES ASSOCIEES :
L'utilisation optimale du carboplatine associé à d'autres agents myélosuppresseurs requiert un ajustement de la posologie en fonction du protocole thérapeutique et du calendrier à adopter.
INSUFFISANCE RENALE :
- Le risque d'aplasie médullaire sévère est plus important chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 60 ml/min. L'utilisation optimale du carboplatine chez les patients atteints d'insuffisance rénale exige des ajustements posologiques appropriés et des contrôles fréquents des nadirs hématologiques et de la fonction rénale.
- Il est possible de prévenir la survenue d'une leucopénie, d'une neutropénie ou d'une thrombopénie sévère par la posologie suivante :
. 250 mg/m² IV le 1er jour chez les patients dont la valeur basale de la clairance de la créatinine est comprise entre 41 et 59 ml/min.
. 200 mg/m² IV le 1er jour chez les patients dont la valeur basale de la clairance de la créatinine est comprise entre 21 et 40 ml/min.
- Le carboplatine est contre-indiqué chez les patients ayant un GFR < = 20 ml/min.
AUTRES METHODES DE DETERMINATION DE POSOLOGIE (EN MONO- OU POLYCHIMIOTHERAPIE, Y COMPRIS DANS LE CAS D'INSUFFISANCE RENALE) :
- L'adaptation individuelle des posologies de carboplatine peut aussi être approchée en utilisant la formule de Calvert ou la formule d'Egorin.
- La formule de Calvert tient compte du débit de filtration glomérulaire (GFR en ml/min) et de l'aire sous la courbe (ASC en mg/ml x min) :
Dose (mg) = ASC (mg/ml x min) x (GFR ml/min + 25).
(la formule de Calvert calcule la dose totale en mg, et non en mg/m²).
- La méthode de référence pour déterminer le débit de filtration glomérulaire (GFR) est la mesure de la clairance à l'EDTA marqué au chrome 51 qui implique la manipulation de produits radioactifs. En pratique, on estime que le débit est correctement évalué par la clairance de la créatinine (Clcr), elle-même estimée grâce à la méthode prédictive de Jeliffe qui tient compte de l'âge, du sexe et de la créatininémie plasmatique (Pcr) :
GFR (femme) = 0,9 x GFR (homme).
GFR (homme) Clcr = [98 - 16 (Age - 20) / 20] / [Pcr (mg/100 ml)].
- Les ASC cibles sont fonction des éventuels traitements antérieurs et du protocole thérapeutique selon que le carboplatine est utilisé seul ou en association :
ASC visée : Chimiothérapie prévue / Traitement précédent :
. 5-7 mg/ml x min : Carboplatine en monothérapie / Pas de traitement antérieur.
. 4-6 mg/ml x min : Carboplatine en monothérapie / Traitement antérieur.
. 4-6 mg/ml x min : Carboplatine plus cyclophosphamide / Pas de traitement antérieur.
- La formule d'Egorin calcule la dose totale en mg/m².
. Patient non prétraité par chimiothérapie :
Dose (mg/m²) = 0,091 x [Clcr (ml/min) / surf. corpor. (m²)] x [(prétt plaq. - nadir plaq.) x 100 / prétt plaq.] + 86.
Monochimiothérapie : en pratique se fixer un nadir de plaquettes à 50000/mm3 ou l'adapter en fonction de l'objectif thérapeutique (curatif versus palliatif)
.
. Patient prétraité par chimiothérapie :
Dose (mg/m²) = 0,091 x [Clcr (ml/min) / surf. corpor. (m²)] x [(prétt plaq. - nadir plaq.) x 100 - 17] / [prétt plaq.] + 86.
Monochimiothérapie : en pratique se fixer un nadir de plaquettes à 50000/mm3 ou l'adapter en fonction de l'objectif thérapeutique (curatif versus palliatif)
.
PATIENTS AGES (PLUS DE 65 ANS) :
Un ajustement de la posologie, initial ou ultérieur, peut être rendu nécessaire par l'état physique du patient.
ENFANTS ET ADOLESCENTS :
Dans l'état actuel des connaissances, il n'est pas possible de recommander une posologie particulière pour l'utilisation pédiatrique du carboplatine.
Mode d'administration :
- Voie d'administration : voie intraveineuse.
- Les différents dosages de carboplatine peuvent être administrés tels quels à la concentration de 10 mg/ml en dérivation d'une perfusion de solution de glucose à 5%. Ils peuvent aussi être dilués avant administration à l'aide d'une solution de glucose à 5% jusqu'à une concentration minimale de 0,5 mg/ml. Dans tous les cas, il est recommandé après perfusion de carboplatine de rincer la veine avec une solution de glucose à 5%.
- Remarque :
Aucun des composants nécessaires à l'administration intraveineuse par perfusion du Carboplatine ne doit contenir en totalité ou en partie de l'aluminium. En effet, une interaction entre l'aluminium et le platine serait responsable d'un précipité noir que l'on pourrait observer après reconstitution de la solution.
- En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.
Modalités de manipulation :
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
- Hypersensibilité au carboplatine ou à d'autres produits contenant du platine.
- Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 20 ml/min).
- Grossesse et allaitement :
. grossesse : les propriétés mutagène, embryotoxique et tératogène mises en évidence dans les espèces animales et/ou in vitro font contre-indiquer l'utilisation du Carboplatine au cours de la grossesse.
. allaitement : le carboplatine est contre-indiqué.
- Association avec le vaccin de la fièvre jaune.
DECONSEILLE :
- Ce médicament fait l'objet d'une contre-indication relative dans les cas suivants :
Hypoplasie médullaire sévère et/ou tumeurs hémorragiques.
- Utilisation concomitante à éviter : vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune) ; phénytoïne.

Effets indésirables Carboplatine Aguettant

- La définition des termes de fréquence utilisés : Très fréquent (> = 1/10) ; fréquent (> = 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (> = 1/1000 à < 1/100) ; rare (> = 1/10000 à < 1/1000) ; très rare (< 1/10000).
- La fréquence des effets indésirables rapportés ci-dessous a été établie à partir de données obtenues chez 1893 malades ayant reçu du carboplatine en monothérapie aux doses recommandées. Parmi eux, 20% avaient été prétraités par le cisplatine et 30% par une chimiothérapie ne comportant pas de sels de platine.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
. Très fréquent : thrombopénie : plaquettes inférieures à 50000/mm3 avec un nadir au 21ème jour. La normalisation est intervenue dans un délai moyen de 35 jours après le début du traitement.
Leucopénie : leucocytes inférieurs à 2000/mm3 avec un nadir au 21ème jour. La normalisation est intervenue dans un délai moyen de 42 jours après le début du traitement.
Neutropénie : neutrophiles inférieurs à 1000/mm3 avec un nadir au 21ème jour.
Anémie : taux d'hémoglobine inférieur ou égal à 8 g/dl. Cette anémie cumulative réversible a été plus sévère chez les patients prétraités.
. Fréquent : complications infectieuses et hémorragiques. Elles ont été à l'origine d'un décès dans 1% des cas.
La myélotoxicité peut s'avérer plus sévère dans les cas suivants :
* Patients prétraités.
* Insuffisance rénale.
* Indice de performance bas.
* Age supérieur à 65 ans.
* Association à des traitements eux-mêmes myélotoxiques.
La myélotoxicité est habituellement réversible.
- Affections du système nerveux :
. Fréquent : neuropathies périphériques, cependant dans un très grand nombre de cas, elles ne se traduisent que par des paresthésies et une diminution des réflexes ostéotendineux. La fréquence et l'intensité de ces anomalies augmentent chez les malades préalablement traités par le cisplatine ainsi que chez les malades âgés de plus de 65 ans.
. Fréquent : troubles sensoriels, troubles du goût (dysgueusie).
- Affections oculaires :
Fréquent : troubles de la vision.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
. Très fréquent : anomalies dans la gamme des hautes fréquences (4000 à 8000 Hz) à l'audiogramme.
. Très rares : hypo-acousie.
De telles anomalies, lorsqu'elles sont le fait d'un traitement antérieur par le cisplatine, peuvent persister ou s'aggraver chez les malades ayant reçu le Carboplatine en seconde intention.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : nausées, vomissements (tous grades confondus dont les grades III et IV).
Nausées et vomissements peuvent être contrôlés, voire prévenus, par un traitement anti-émétique approprié. Enfin, ces phénomènes disparaissent habituellement dans les 24 heures suivant le traitement.
. Fréquent : douleurs, diarrhées, constipation.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Fréquent : fièvre et frissons.
- Affections hépatobiliaires :
. Très fréquent : anomalies modérées des paramètres de la fonction hépatique (valeurs normales x 1,25) : élévation des phosphatases alcalines, et des SGOT, des SGPT.
. Fréquent : Anomalies modérées des paramètres de la fonction hépatique : élévation de la bilirubine totale.
Pour la plupart, elles ont régressé spontanément malgré la poursuite du traitement par le Carboplatine.
- Affections du système immunitaire :
Fréquent : réaction allergique (éruption érythémateuse, fièvre sans cause apparente, prurit, rash, urticaire, plus rarement bronchospasme et hypotension).
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquent : alopécie.
- Affections du rein et des voies urinaires :
. Très fréquent : augmentation de l'urée sanguine, diminution de la clairance de la créatinine inférieure à 60 ml/min chez les malades ayant reçu un traitement antérieur. Ces anomalies peuvent être plus importantes et plus fréquentes lorsque la fonction rénale est déjà perturbée avant le traitement par le Carboplatine mais elles sont en règle générale rapidement réversibles.
Une réduction (< limite inférieure de la normale) des taux sériques de sodium, potassium, calcium, et magnésium a été observée chez respectivement 29%, 20%, 22%, et 29% des malades avec en particulier quelques cas d'hyponatrémie précoce. Néanmoins, ces anomalies n'ont jamais été suffisamment marquées pour être responsables de manifestations cliniques.
. Fréquent : augmentation de l'uricémie et de la créatinémie. Ces anomalies peuvent être plus importantes et plus fréquentes lorsque la fonction rénale est déjà perturbée avant le traitement par le Carboplatine mais elles sont en règle générale rapidement réversibles.



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