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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CARDIOLITE

Médicament soumis à prescription hospitalière

Médicament générique du Classe thérapeutique: Produits diagnostiques ou autres produits thérapeutiques
principes actifs: Tétrakis (2-méthoxy isobutyl isonitrile) cuivre
laboratoire: Lantheus Medic Imaging UK

Poudre pour solution injectable
Boîte de 2 Flacons de poudre lyophilisée de 5 ml
Toutes les formes

Indication

Ce médicament est à usage diagnostique uniquement.
- Exploration myocardique :
. Diagnostic et localisation de l'ischémie myocardique.
. Diagnostic et localisation de l'infarctus du myocarde.
. Evaluation de la fonction ventriculaire.
- Diagnostic du cancer du sein en complément des explorations conventionnelles lorsque celles-ci ne permettent pas de conclure.
- Localisation du tissu parathyroïdien lors d'une hyperparathyroïdie persistante ou récidivante.

Posologie CARDIOLITE Poudre pour solution injectable Boîte de 2 Flacons de poudre lyophilisée de 5 ml

Les activités recommandées en injection intraveineuse chez l'adulte de 70 kg sont les suivantes :
- Pour le diagnostic et la localisation de l'ischémie myocardique, on procède généralement à deux injections : l'une au cours d'une épreuve de stimulation soit par l'effort, soit pharmacologique, l'autre au repos.
Ces deux injections peuvent être effectuées dans n'importe quel ordre et l'activité cumulée ne doit pas dépasser 1000 MBq.
- Pour le diagnostic et la localisation de l'infarctus du myocarde : une seule injection de 200 à 750 MBq au repos est suffisante.
- Pour l'évaluation de la fonction ventriculaire : 750 à 1000 MBq sont injectés en embole pour une étude au premier passage.
- Pour le diagnostic du cancer du sein : une injection de 750 à 1000 MBq est effectuée dans le bras du côté opposé à la lésion.
- Pour la localisation du tissu parathyroïdien : 200 à 750 MBq sont injectés en intraveineuse.
ACQUISITION DES IMAGES CARDIAQUES :
- Le patient doit, si possible, être à jeun depuis au moins 4 heures lors de l'examen. Il est recommandé d'absorber une légère collation (comportant des aliments gras), ou de boire un verre ou deux de lait après l'injection du radiotraceur et avant l'acquisition des images. Cette précaution facilite la clairance hépatobiliaire du sestamibi [99mTc] et diminue ainsi l'activité de l'aire hépatique.
- Le contraste optimal est obtenu lorsque l'on débute l'acquisition au-delà de la première heure après l'injection à l'effort. Si besoin est, les acquisitions peuvent être réalisées jusqu'à 10 heures après l'injection. L'acquisition des images peut se faire selon le mode planaire ou tomographique pour le diagnostic de l'ischémie ou de l'infarctus du myocarde. Toutes deux peuvent être effectuées en synchronisation avec l'électrocardiogramme.
ACQUISITION DES IMAGES POUR LE DIAGNOSTIC DU CANCER DU SEIN :
- Les premières images sont réalisées 5 à 10 minutes après l'injection. La patiente est placée en décubitus ventral avec le sein examiné pendant. Une acquisition de profil de 10 minutes est réalisée pour chaque sein, le détecteur doit être le plus proche possible du sein examiné.
- Ensuite une image antérieure est réalisée, la patiente étant en décubitus dorsal, les deux bras derrière la tête.
ACQUISITION DES IMAGES POUR LA LOCALISATION DU TISSU PARATHYROÏDIEN :
L'acquisition dépend de la technique adoptée, les plus fréquemment utilisées sont la technique par soustraction et la technique en deux temps.
- Technique par soustraction de l'activité de la glande thyroïde :
. Pour visualiser la glande, on peut utiliser soit l'iode 123, soit le technétium-99m. Lors de l'utilisation de l'iode 123, il convient d'administrer 10 à 20 MBq d'iodure de sodium [123I] par voie orale. 4 heures après, on injecte de 200 à 400 MBq de sestamibi [99mTc] et on procède immédiatement à l'acquisition en double isotope des images du thorax et du cou.
. Lors de l'utilisation de technétium-99m, il convient d'injecter de 40 à 150 MBq de pertechnétate de sodium [99mTc] et de procéder 20 minutes après à une première acquisition des images du thorax et du cou.
. On injecte ensuite de 200 à 400 MBq de sestamibi [99mTc] et l'on procède immédiatement à une deuxième acquisition des images du thorax et du cou.
- Technique en deux temps :
On injecte 350 à 750 MBq de sestamibi [99mTc], on procède à la première acquisition des images du thorax et du cou, 10 minutes après l'injection, puis 1 à 2 heures plus tard à une seconde acquisition de ces mêmes images.

Contre indications

- Grossesse : les examens utilisant des radionucléides chez la femme enceinte entraînent également l'irradiation du foetus. Il ne faut réaliser au cours de la grossesse que les seules investigations absolument nécessaires lorsque le bénéfice probable dépasse les risques encourus par la mère et le foetus.
- Allaitement : si l'administration d'un produit radioactif est indispensable, le lait peut être tiré avant l'injection et conservé pour être utilisé ultérieurement. L'allaitement doit être suspendu pendant au moins 12 heures après l'injection et le lait produit pendant cette période doit être éliminé. L'allaitement peut être repris lorsque l'activité dans le lait ne risque pas d'entraîner une dose de radiation pour l'enfant supérieure à 1 mSv.

Effets indésirables Cardiolite

- Pour tous les patients, l'exposition aux radiations ionisantes doit être justifiée par le bénéfice diagnostique attendu. La radioactivité administrée doit être telle que l'irradiation qui en découle soit aussi faible que possible, en gardant à l'esprit la nécessité d'obtenir le diagnostic requis.
- L'exposition aux radiations ionisantes peut potentiellement induire des cancers ou développer des déficiences héréditaires. L'expérience montre que, pour ce qui est des examens diagnostiques en médecine nucléaire, la fréquence de ces effets indésirables est très faible en raison des faibles activités utilisées.
- Pour la plupart des examens de médecine nucléaire à des fins de diagnostic, la dose de radiation délivrée (DE : dose efficace) est inférieure à 20 mSv. Des doses plus élevées peuvent être justifiées dans certaines circonstances cliniques.
- Quelques cas de réactions secondaires ont été rapportés : dans les secondes qui suivent l'injection de sestamibi [99mTc], un faible pourcentage de patients (environ 5%) a ressenti un goût métallique ou amer passager, ou présenté des céphalées et des bouffées vasomotrices passagères. Quelques cas de céphalées passagères, flush, oedème, inflammation au point d'injection, dyspepsie, nausées, vomissements, prurit, rash, urticaire, bouche sèche, fièvre, étourdissements, fatigue, dyspnée et hypotension ont été attribués à l'administration du produit radiopharmaceutique.
- Quelques très rares cas (< 0,01%) de convulsions ainsi que quelques très rares cas d'angioedème ont été rapportés au décours de l'administration de sestamibi.



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