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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CRIXIVAN 100 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 29.05.2012

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Indinavir
laboratoire: Msd Limited

Gélule
Flacon de 180
Toutes les formes
87,84€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 88,66 €

Indication

CRIXIVAN est indiqué en association avec les antirétroviraux analogues des nucléosides dans le traitement des adultes, des adolescents et des enfants âgés de 4 ans et plus, atteints d'une infection par le VIH-1. Chez les adolescents et les enfants, le risque accru de lithiases des voies urinaires doit être particulièrement pris en compte par rapport au bénéfice attendu d'un traitement par indinavir (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).

Posologie CRIXIVAN 100 mg Gélule Flacon de 180

CRIXIVAN doit être administré par des médecins expérimentés dans le traitement de l'infection par le VIH. D'après les données actuelles de pharmacodynamie, l'indinavir doit être utilisé en association avec d'autres agents antirétroviraux. Lorsque l'indinavir est administré en monothérapie, des virus résistants se développent rapidement (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
- Adultes :
. La posologie recommandée de CRIXIVAN est de 800 mg par voie orale toutes les 8 heures.
. Des données issues d'études publiées suggèrent que CRIXIVAN 400 mg, associé à 100 mg de ritonavir, par voie orale, deux fois par jour, peut constituer une alternative posologique. Cette proposition est basée sur des données publiées limitées (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
. En cas d'association au ritonavir, CRIXIVAN peut être administré au cours ou en dehors des repas.
- Enfants et adolescents (de 4 à 17 ans) :
La posologie recommandée de CRIXIVAN chez les patients âgés de 4 à 17 ans est de 500 mg/m² [ajustement de la dose en fonction de la surface corporelle calculée (SC), basée sur la taille et le poids], administré par voie orale, toutes les 8 heures (voir tableau ci-dessous). Cette dose ne doit pas dépasser l'équivalent de la dose chez l'adulte de 800 mg toutes les 8 heures. Les gélules de CRIXIVAN ne devront être administrées qu'à des enfants capables d'avaler des gélules. CRIXIVAN n'a pas été étudié chez les enfants de moins de 4 ans (voir rubriques propriétés pharmacodynamiques et propriétés pharmacocinétiques).
Dose (500 mg/m²) à administrer toutes les 8 heures en pédiatrie :
. 0,50 m² : 300 mg.
. 0,75 m² : 400 mg.
. 1,00 m² : 500 mg.
. 1,25 m² : 600 mg.
. 1,50 m² : 800 mg.
- Recommandations générales d'administration :
. Les gélules doivent être avalées intactes.
. Comme CRIXIVAN doit être pris toutes les 8 heures, un schéma d'administration pratique pour le patient doit être mis au point. Pour une absorption optimale, CRIXIVAN doit être administré sans aliment mais avec de l'eau 1 heure avant ou 2 heures après un repas. Sinon, CRIXIVAN peut être administré avec un repas léger pauvre en lipides.
. Afin d'assurer un degré d'hydratation convenable, il est recommandé que les adultes boivent au moins 1,5 litre de liquide par 24 heures. Chez les enfants dont le poids est inférieur à 20 kg, il est également recommandé de boire au minimum 75 ml/kg/jour et chez les enfants de 20 à 40 kg, il convient de boire au moins 50 ml/kg/jour.
. Chez les patients ayant présenté un ou plusieurs épisodes de lithiase des voies urinaires, il convient de recommander un apport hydrique adéquat. Il peut être envisagé d'interrompre temporairement le traitement (par exemple de 1 à 3 jours) pendant l'épisode aigu de lithiase des voies urinaires, ou d'arrêter le traitement (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Ajustement posologique chez l'adulte :
. Une réduction de la posologie de CRIXIVAN à 600 mg toutes les 8 heures doit être envisagée en cas d'administration concomitante avec l'itraconazole ou le kétoconazole (voir rubrique interactions).
. La posologie de CRIXIVAN doit être réduite à 600 mg toutes les 8 heures chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée associée à une cirrhose. La recommandation est basée sur des données pharmacocinétiques limitées (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques). On ne dispose pas d'études chez des patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère ; par conséquent, aucune recommandation de posologie ne peut être proposée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Chez les patients ayant une insuffisance rénale, la tolérance n'a pas été étudiée ; cependant, moins de 20% d'indinavir sont excrétés dans les urines sous forme de produit inchangé ou de ses métabolites (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
- L'indinavir, associé ou non au ritonavir, ne doit pas être administré de façon concomitante avec des médicaments ayant des marges thérapeutiques étroites et qui sont des substrats du CYP3A4. L'inhibition du CYP3A4, à la fois par CRIXIVAN et ritonavir, pourrait entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, et potentiellement provoquer un risque de réactions graves ou mettre en jeu le pronostic vital.
- CRIXIVAN associé ou non au ritonavir, ne doit pas être administré de façon concomitante avec l'amiodarone, la terfénadine, le cisapride, l'astémizole, l'alprazolam, le triazolam, le midazolam administré par voie orale (pour les précautions d'emploi concernant le midazolam administré par voie parentérale, voir rubrique interactions), le pimozide, les dérivés de l'ergot de seigle, la simvastatine ou la lovastatine (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- La co-administration de rifampicine avec CRIXIVAN, associé ou non à une faible dose de ritonavir, est contre-indiquée (voir rubrique interactions). L'utilisation concomitante d'indinavir avec des préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) est contre-indiquée (voir rubrique interactions).
- De plus, l'association indinavir/ritonavir ne doit pas être administrée avec l'alfuzosine, la mépéridine, le piroxicam, le propoxyphène, le bépridil, l'encaïnide, le flécaïnide, la propafénone, la quinidine, l'acide fusidique, la clozapine, le clorazépate, le diazépam, l'estazolam et le flurazépam.
- Le ritonavir ne doit pas être administré de façon concomitante avec l'indinavir chez des patients ayant une maladie hépatique décompensée dans la mesure où le ritonavir est principalement métabolisé et éliminé par le foie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Lorsque CRIXIVAN est administré avec du ritonavir, consulter le RCP du ritonavir pour des contre-indications complémentaires.
- Lactose : les patients ayant des problèmes héréditaires d'intolérance au galactose (rares), de déficit en lactase et de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
- Les gélules de CRIXIVAN ne devront être administrées qu'à des enfants capables d'avaler des gélules. CRIXIVAN n'a pas été étudié chez les enfants de moins de 4 ans.
- Allaitement : il est recommandé qu'en aucune circonstance, les femmes infectées par le VIH n'allaitent leur nouveau-né, afin d'éviter la transmission du VIH. On ne sait pas si l'indinavir est excrété dans le lait maternel. Des instructions seront données aux mères afin d'arrêter d'allaiter pendant le traitement.
DECONSEILLE :
- Grossesse : il n'existe pas d'études contrôlées et adéquates chez la femme enceinte. L'indinavir ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice escompté justifie le risque potentiel pour le foetus. Etant donné que des données bien moindres en période anténatale ont été observées dans une petite étude réalisée chez la femme enceinte infectée par le VIH et que les données sont limitées dans cette population, l'utilisation de l'indinavir n'est pas recommandée chez la femme enceinte infectée par le VIH.
- Sur la base d'une étude d'interaction avec l'association lopinavir/ritonavir, la co-administration de la rosuvastatine avec les inhibiteurs de protéase n'est pas recommandée.

Effets indésirables Crixivan

- Au cours des études cliniques contrôlées réalisées à l'échelle internationale, l'indinavir a été administré seul ou en association avec d'autres antirétroviraux (zidovudine, didanosine, stavudine et/ou lamivudine) à environ 2000 patients, la majorité d'entre eux étant des hommes d'origine caucasienne (15% de femmes).
- L'indinavir n'a pas modifié le type, la fréquence ou la sévérité des principaux effets indésirables connus de la zidovudine, de la didanosine, ou de la lamivudine.
- Les effets indésirables cliniques rapportés par les investigateurs comme étant de façon possible, probable ou certaine imputables à CRIXIVAN et observés chez > = 5% des patients traités par CRIXIVAN en monothérapie ou en association (n = 309) pendant 24 semaines sont énumérés ci-dessous. Beaucoup de ces événements indésirables sont également identifiés comme des effets souvent en relation avec une affection sous-jacente préexistante ou se produisant fréquemment dans cette population de patients. Ces événements indésirables ont été : nausées (35,3%), céphalées (25,2%), diarrhée (24,6%), asthénie/fatigue (24,3%), rash (19,1%), altération du goût (19,1%), sécheresse de la peau (16,2%), douleurs abdominales (14,6%), vomissements (11,0%), étourdissements (10,7%). A l'exception de la sécheresse de la peau, du rash, et de l'altération du goût, l'incidence des événements indésirables cliniques était identique ou plus élevée chez les patients traités avec des antirétroviraux analogues nucléosidiques dans le groupe contrôle que chez les patients traités avec CRIXIVAN en monothérapie ou en association. Ce profil de tolérance est resté similaire chez les 107 patients traités avec CRIXIVAN en monothérapie ou en association jusqu'à 48 semaines de traitement. Les événements indésirables, y compris les lithiases des voies urinaires, peuvent entraîner une interruption du traitement.
- Depuis la mise sur le marché du médicament*, des effets indésirables ont également été rapportés : ils proviennent de cas spontanés dont les incidences ne peuvent être déterminées.
LES EFFETS INDESIRABLES SUIVANTS ONT ETE RAPPORTES LORS DES ETUDES CLINIQUES ET/OU DEPUIS LA COMMERCIALISATION DE CRIXIVAN :
Très fréquent (> = 1/10), fréquent (> = 1/100, < 1/10), peu fréquent (> = 1/1000, < 1/100), rare (> = 1/10000, < 1/1000), très rare (< 1/10000), inconnu (ne peut être estimé d'après les données disponibles).
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
Inconnu* : augmentation des saignements spontanés chez les patients hémophiles, anémie y compris anémie hémolytique aiguë, thrombocytopénie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Affections du système immunitaire :
Inconnu* : réactions anaphylactoïdes.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Inconnu* : cas de diabète ou d'hyperglycémie, ou aggravation de diabète préexistant (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Affections du système nerveux :
. Très fréquent : céphalées, étourdissements.
. Fréquent : insomnie, hypo-esthésie, paresthésies.
. Inconnu* : paresthésies buccales.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : nausées, vomissements, diarrhée, dyspepsie.
. Fréquent : flatulence, sécheresse de la bouche, régurgitation acide.
. Inconnu* : hépatites, y compris des cas d'insuffisance hépatique, pancréatite.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquent : rash, sécheresse de la peau.
. Fréquent : prurit.
. Inconnu* : rash comprenant érythème polymorphe et syndrome de Stevens-Johnson, vascularites d'hypersensibilité, alopécie, hyperpigmentation, urticaire, ongles de pieds incarnés et/ou périonyxis.
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
. Fréquent : myalgies.
. Inconnu* : myosites, rhabdomyolyses.
- Affections du rein et des voies urinaires :
. Très fréquent : lithiases des voies urinaires chez des enfants et adolescents de 3 ans et plus.
. Fréquent : lithiases des voies urinaires chez l'adulte, dysurie.
Des lithiases des voies urinaires, accompagnées entre autres de douleurs lombaires avec ou sans hématurie (y compris hématurie microscopique), ont été rapportées chez environ 10% (252/2577) des patients ayant reçu CRIXIVAN au cours des études cliniques à la dose recommandée, comparé à 2,2% dans les groupes contrôles. En général, ces épisodes ne s'accompagnaient pas de troubles de la fonction rénale, et disparaissaient grâce à un apport hydrique et une interruption temporaire du traitement (par exemple de 1 à 3 jours).
Au cours des études cliniques effectuées chez des patients de pédiatrie âgés de 3 ans et plus, le profil d'événements indésirables a été similaire à celui des patients adultes, à l'exception d'une fréquence plus élevée des lithiases des voies urinaires survenues chez 29% (20/70) des patients de pédiatrie traités par CRIXIVAN à la dose recommandée de 500 mg/m² toutes les 8 heures.
. Inconnu* : lithiases des voies urinaires, dans quelques cas avec insuffisance rénale ou insuffisance rénale aiguë, pyélonéphrite, néphrite interstitielle, parfois associée à des dépôts de cristaux d'indinavir. Chez certains patients, la néphrite interstitielle a persisté après l'arrêt de l'indinavir, insuffisance rénale, défaillance rénale, leucocyturie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquent : asthénie/fatigue, altération du goût, douleurs abdominales.
. Inconnu* : les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétrocervical (bosse de bison).
. Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque généralement avérés, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou une longue période d'exposition à un traitement par association d'antirétroviraux. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi : algies, douleurs articulaires, raideur articulaire, difficultés pour exécuter certains mouvements).
. Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi : des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis carinii).
EXAMENS BIOLOGIQUES :
Les anomalies biologiques rapportées par les investigateurs comme étant de façon possible, probable ou certaine imputables à CRIXIVAN chez > = 10% des patients traités par CRIXIVAN en monothérapie ou en association sont les suivantes :
Très fréquents (> 10%) :
- Affections hématologiques et du système lymphatique : augmentations du volume globulaire moyen (VGM), diminutions des polynucléaires neutrophiles.
- Affections du rein et des voies urinaires : hématurie, protéinurie, cristallurie, pyurie chez des enfants et adolescents âgés de 3 ans et plus.
- Affections hépatobiliaires : une hyperbilirubinémie isolée asymptomatique (bilirubine totale > = 2,5 mg/L, 43 micromoles/L) essentiellement constituée de bilirubine non conjuguée, et rarement associée à une augmentation des transaminases (ALAT, ASAT), ou des phosphatases alcalines, a été observée chez environ 14% des patients traités par CRIXIVAN en monothérapie ou en association avec d'autres agents antirétroviraux. La plupart des patients ont continué le traitement par CRIXIVAN sans réduction de la posologie, et les concentrations de bilirubine sont progressivement revenues aux valeurs initiales. L'hyperbilirubinémie a été observée plus fréquemment lorsque la dose était supérieure à 2,4 g par jour par rapport aux doses inférieures à 2,4 g par jour. Augmentation des transaminases (ALAT et ASAT).
Au cours des études cliniques de CRIXIVAN effectuées chez des enfants et adolescents âgés de 3 ans et plus, une pyurie asymptomatique d'étiologie inconnue a été observée chez 10,9% (6/55) des patients qui avaient reçu CRIXIVAN à la dose recommandée de 500 mg/m² toutes les 8 heures. Certains de ces cas ont été accompagnés d'une légère augmentation de la créatinine sérique.
EXPERIENCE ACQUISE DEPUIS LA MISE SUR LE MARCHE DU MEDICAMENT :
Depuis la mise sur le marché du médicament, les effets indésirables suivants ont été rapportés : ils proviennent de cas spontanés dont les incidences ne peuvent être déterminées :
- Troubles du métabolisme et de la nutrition : augmentation des triglycérides sériques, augmentation du cholestérol sérique.
- Affections hépatobiliaires : anomalies de la fonction hépatique.
- Affections musculosquelettiques et systémiques : augmentation des CPK.



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