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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CYSTAGON 50 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Métabolisme et nutrition
principes actifs: Cystéamine
laboratoire: Orphan Europe

Gélule
Boîte de 1 Flacon de 100
Toutes les formes

Indication

CYSTAGON est destiné au traitement de la cystinose néphropathique confirmée. La cystéamine réduit l'accumulation de cystine dans certaines cellules (leucocytes, myocytes et hépatocytes) des patients atteints de cystinose néphropathique et, si le traitement est commencé tôt, elle retarde l'apparition d'une insuffisance rénale.

Posologie CYSTAGON 50 mg Gélule Boîte de 1 Flacon de 100

Le traitement par CYSTAGON doit être instauré sous le contrôle d'un médecin ayant l'expérience du traitement de la cystinose.
Le but du traitement est de maintenir un taux de cystine intra-leucocytaire inférieur à 1 nmol hémicystine/mg de protéine. Le taux de cystine intra-leucocytaire doit donc être contrôlé pour permettre l'ajustement de la posologie. Il doit être mesuré 5 à 6 heures après la prise et contrôlé fréquemment en début de traitement (par exemple tous les mois), puis tous les 3-4 mois une fois la posologie stabilisée.
- Chez les enfants jusqu'à l'âge de 12 ans, la dose de CYSTAGON doit être établie en fonction de la surface corporelle (g/m²/jour). La dose recommandée est de 1,30 g/m²/jour, exprimée en base libre, répartie en quatre prises.
- Chez les patients de plus de 12 ans et d'un poids supérieur à 50 kg, la dose de CYSTAGON 50 mg recommandée est de 2 g/jour, répartie en quatre prises.
- La dose de départ doit être de 1/4 à 1/6 de la dose d'entretien prévue, et être augmentée progressivement sur une période de 4-6 semaines afin d'éviter tout phénomène d'intolérance. La dose ne devra être augmentée que si la tolérance est correcte et que le taux de cystine intra-leucocytaire reste > 1 nmol hémicystine/mg de protéine. La dose maximale de CYSTAGON utilisée dans les essais cliniques a été de 1,95 g/m²/jour.
L'utilisation de doses supérieures à 1,95 g/m²/jour n'est pas recommandée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- La tolérance digestive de la cystéamine est améliorée lorsque le médicament est pris juste après ou lors de la prise de nourriture.
- Chez les enfants jusqu'à l'âge de 6 ans environ, chez qui il existe un risque de fausse route, les gélules doivent être ouvertes et leur contenu mélangé à la nourriture. Quelques informations préliminaires montrent que la poudre peut être mélangée parfaitement aux aliments tels que le lait, les pommes de terre et d'autres produits à base d'amidon. Il convient cependant d'éviter les boissons acides telles que le jus d'orange avec lesquelles la poudre se mélange mal et peut précipiter.
- Patients sous dialyse ou après transplantation :
Une expérience limitée nous a appris que certaines formes de cystéamine sont moins bien tolérées (c'est-à-dire entraînent davantage d'effets secondaires) par les patients sous dialyse. Une surveillance plus étroite du taux de cystine intra-leucocytaire est recommandée chez ces patients.
- Patients atteints d'insuffisance hépatique :
Aucun ajustement de la posologie n'est généralement nécessaire, mais il convient de surveiller le taux de cystine intra-leucocytaire.

Contre indications

- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
- CYSTAGON est contre-indiqué chez les patients qui ont développé une hypersensibilité à la pénicillamine.
- CYSTAGON est contre-indiqué en cas d'allaitement : on ne sait rien chez l'Homme de l'excrétion de CYSTAGON dans le lait maternel. Cependant, en raison des résultats des études précliniques chez les mères qui allaitent et leurs nouveau-nés, l'allaitement maternel est contre-indiqué chez les femmes prenant CYSTAGON.
- CYSTAGON étant tératogène chez l'animal, il ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse, en particulier pendant le premier trimestre, à moins d'une nécessité absolue : il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation du bitartrate de cystéamine chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction, dont de la tératogenèse. Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. On ignore également les effets sur la grossesse de la cystinose non traitée. C'est pourquoi CYSTAGON ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse, en particulier pendant le premier trimestre, à moins d'une nécessité absolue. Si une grossesse est diagnostiquée ou prévue, il faut prudemment reconsidérer le traitement et informer le patient du risque tératogène potentiel de la cystéamine.

Effets indésirables Cystagon

Des effets indésirables peuvent survenir chez environ 35% des patients. Ceux-ci concernent essentiellement l'appareil digestif et le système nerveux central. Si ces effets apparaissent au début du traitement par la cystéamine, il est possible d'améliorer la tolérance en interrompant transitoirement le traitement et en le réintroduisant très progressivement.
Les effets indésirables rapportés ont été listés ci-dessous par appareil et par fréquence.
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (> = 1/10), fréquent (> = 1/100, < 1/10) et peu fréquent (> = 1/1000, < 1/100). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
- Investigations :
Fréquent : Anomalies des tests de la fonction hépatique.
- Affections du système sanguin et lymphatique :
Peu fréquent : Leucopénie.
- Affections du système nerveux :
. Fréquent : Céphalées, encéphalopathie.
. Peu fréquent : Somnolence, convulsions.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : Vomissements, nausées, diarrhée.
. Fréquent : Douleurs abdominales, mauvaise odeur de l'haleine, dyspepsie, gastro-entérite.
. Peu fréquent : Ulcère gastroduodénal.
- Affections du rein et des voies urinaires :
Peu fréquent : Syndrome néphrotique.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Fréquent : Odeur de peau anormale, éruptions cutanées.
. Peu fréquent : Changement de coloration des cheveux, vergetures, fragilité cutanée (pseudotumeur molluscoïde au niveau des coudes).
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
Peu fréquent : Hyperlaxité articulaire, jambes douloureuses, genu valgum, ostéopénie, fracture par tassement, scoliose.
- Affections du métabolisme et de la nutrition :
Très fréquent : Anorexie.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquent : Léthargie, pyrexie.
. Fréquent : Asthénie.
- Affections du système immunitaire :
Peu fréquent : Réaction anaphylactique.
- Affections psychiatriques :
Peu fréquent : Nervosité, hallucinations.
- Deux cas de syndrome néphrotique ont été rapportés dans les 6 mois qui ont suivi le début du traitement, avec récupération progressive à l'arrêt du traitement. L'examen histologique a conclu dans un cas à une glomérulonéphrite membraneuse de l'allogreffe rénale, et dans l'autre cas à une néphrite interstitielle d'origine immuno-allergique.
- Quelques cas de syndrome de type Ehlers-Danlos au niveau des coudes ont été rapportés chez des enfants recevant un traitement chronique de fortes doses de différentes formulations de cystéamine (chlorhydrate de cystéamine ou cystamine ou bitartrate de cystéamine), le plus souvent supérieures à la dose maximale de 1,95 g/m²/jour.
Dans certains cas, ces lésions cutanées étaient associées à des vergetures et des lésions osseuses découvertes lors d'un examen radiologique. Les affections osseuses rapportées étaient genu valgum, jambes douloureuses et hyperlaxité articulaire, ostéopénie, fractures par tassement et scoliose.
Dans les quelques cas où un examen histopathologique de la peau a été réalisé, les résultats laissaient supposer l'existence d'une angio-endothéliomatose.
Un patient est décédé par la suite d'une ischémie cérébrale aiguë associée à une vasculopathie prononcée.
Chez certains patients, les lésions cutanées au niveau des coudes ont régressé après une diminution de la dose de CYSTAGON.
Il est suggéré que la cystéamine puisse agir en interférant sur les liaisons de réticulation des fibres de collagène (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).



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