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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CYTARABINE ACCORD 100 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Cytarabine
laboratoire: Accord Healthcare France

Solution injectable ou pour perfusion
Boîte de 1 Flacon de 5 ml
Toutes les formes

Indication

Cytotoxique. Pour l'induction de la rémission dans la leucémie myéloïde aiguë de l'adulte et pour d'autres leucémies aiguës de l'adulte et de l'enfant.

Posologie CYTARABINE ACCORD 100 mg/mL Solution injectable ou pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 5 ml

Par perfusion ou injection intraveineuse ou injection sous-cutanée.

La cytarabine ne doit pas être administrée par voie intrathécale.

Les recommandations posologiques en fonction du poids corporel peuvent être converties en fonction de la surface corporelle au moyen des nomogrammes.

1. Induction de la rémission :

a) Traitement continu :

i) Injection rapide

Une dose de 2 mg/kg/jour constitue une dose initiale judicieuse. Administrer cette dose pendant 10 jours. Obtenir une numération formule sanguine de façon quotidienne. Si aucun effet anti-leucémique n'est noté et qu'aucune toxicité n'apparaît, augmenter à 4 mg/kg/jour et maintenir le traitement à cette dose jusqu'à l'obtention d'une réponse thérapeutique ou l'apparition de toxicité. Ces doses conduisent à une toxicité chez presque tous les patients.

ii) Une dose de 0,5 - 1,0 mg/kg/jour peut être administrée par perfusion d'une durée pouvant aller jusqu'à 24 heures. Les résultats des perfusions d'une heure sont satisfaisants chez la majorité des patients. Après 10 jours, cette dose quotidienne initiale peut être augmentée à 2 mg/kg/jour en fonction de la toxicité. Continuer jusqu'à l'apparition d'une toxicité ou d'une rémission.

b) Traitement intermittent :

Une dose de 3-5 mg/kg/jour est administrée par voie intraveineuse chaque jour pendant 5 jours consécutifs. Après une période sans traitement de 2 à 9 jours, une autre cure est administrée. Continuer ces cycles de traitement jusqu'à l'obtention d'une réponse ou l'apparition d'une toxicité.

Les premiers signes d'amélioration médullaire ont été rapportés comme survenant entre 7 et 64 jours (28 jours en moyenne) après le début du traitement.

En général, si un patient ne présente ni toxicité ni rémission après un essai raisonnable du traitement, l'administration prudente de doses plus élevées est justifiée. En règle générale, on constate que les patients tolèrent des doses plus fortes lorsqu'elles sont administrées par injection intraveineuse rapide plutôt que par perfusion lente. La différence est due au métabolisme rapide de la cytarabine et à la courte durée d'action de la dose élevée qui en découle. 

2. Traitement d'entretien :

Les rémissions qui ont été induites par la cytarabine ou par d'autres médicaments, peuvent être maintenues par injection intraveineuse ou sous-cutanée de 1 mg/kg une ou deux fois par semaine.

Enfants :

Les enfants semblent tolérer de plus fortes doses que les adultes et, lorsque des intervalles posologiques sont cités, les enfants devront recevoir la dose la plus élevée et les adultes la plus faible.

Personnes âgées :

Aucune information suggère qu'une adaptation posologique soit justifiée chez les personnes âgées. Néanmoins, les personnes âgées ne tolèrent pas la toxicité du médicament aussi bien que les patients plus jeunes, et une attention particulière doit être portée sur la leucopénie, la thrombocytopénie et l'anémie induites par le médicament, avec l'initiation d'un traitement de support adapté lorsqu'il est indiqué.

Contre indications

Hypersensibilité à la cytarabine ou à l'un des excipients de Cytarabine Accord.

Un traitement par cytarabine ne doit pas être envisagé chez les patients avec une myélosuppression préexistante iatrogène, à moins que le médecin n'estime qu'une telle prise en charge offre l'alternative la plus prometteuse pour le patient. La cytarabine ne doit pas être utilisée dans la prise en charge de pathologies non cancéreuses, sauf pour l'immunosuppression.

Effets indésirables Cytarabine Accord

Les effets indésirables suivants ont été rapportés en association avec le traitement à la cytarabine :

Les fréquences des effets indésirables sont définies à l'aide de la convention suivante :

Très fréquent ( ³ 1/10)

Fréquent( ³ 1/100 à <1/10)

Peu fréquent ( ³ 1/1,000 à <1/100)

Rare ( ³ 1/10,000 à <1/1,000)

Très rare (<1/10,000), fréquence indéterminée (la fréquence ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)

Les effets indésirables de la cytarabine dépendent de la dose administrée. Les effets indésirables les plus fréquents sont de type gastro-intestinal. La cytarabine est toxique pour la moelle osseuse, et provoque des effets indésirables hématologiques.

Affections cardiaques :

Peu fréquent : péricardite.

Très rare : arythmies.

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Fréquent : anémie, mégaloblastose, leucopénie, thrombocytopénie.

Fréquence indéterminée : réduction du nombre des réticulocytes.

La sévérité de ces réactions dépend de la dose et de la fréquence de l'administration. Des modifications cellulaires sont à attendre au niveau de la morphologie de la moelle osseuse et des frottis de sang périphérique.

Affections du système nerveux :

Fréquent : aux doses élevées, effet cérébelleux ou cérébral accompagné d'une détérioration du niveau de conscience, dysarthrie, nystagmus.

Peu fréquent : céphalées.

Fréquence indéterminée : toxicité neurale, névrite, sensation vertigineuse.

Affections oculaires :

Fréquent : conjonctivite hémorragique réversible (photophobie, sensation de brûlure, troubles visuels, augmentation du larmoiement), kératite.

Fréquence indéterminée : conjonctivite (peut survenir de façon concomitante à un rash).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Peu fréquent : pneumonie, dyspnée, maux de gorge.

Affections gastro-intestinales :

Fréquent : dysphagie, douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhée, inflammation ou ulcération buccale/anale.

Peu fréquent : oesophagite, ulcération oesophagienne, pneumatose kystique intestinale, colite nécrosante.

Fréquence indéterminée : pancréatite.

Affections rénales et urinaires :

Peu fréquent : insuffisance rénale, rétention urinaire.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Fréquent : effets indésirables réversibles sur la peau tels qu'érythème, dermatite bulleuse, urticaire, vascularite, alopécie.

Peu fréquent : ulcération cutanée, prurit, sensation de brûlure aux paumes des mains et aux plantes de pied.

Très rare : hidradénite eccrine neutrophilique.

Fréquence indéterminée : taches de rousseur, rash.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Peu fréquent : myalgie, arthralgie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Fréquent : anorexie, hyperuricémie.

Infections et infestations :

Peu fréquent : sepsis (immunosuppression), cellulite au point d'injection.

Fréquence indéterminée : pneumonie, abcès du foie.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) :

Peu fréquent : lentigo.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent : fièvre, thrombophlébite au point d'injection.

Peu fréquent : douleur thoracique.

Affections du système immunitaire :

Peu fréquent : anaphylaxie.

Fréquence indéterminée : oedème allergique.

Affections hépatobiliaires :

Fréquent : effets réversibles sur le foie tels qu'augmentation des taux d'enzyme.

Peu fréquent : ictère.

Fréquence indéterminée : dysfonction hépatique

Syndrome de la cytarabine (Ara-C) :

Fièvre, myalgie, douleur osseuse, douleur thoracique occasionnelle, exanthème, conjonctivite et nausées peuvent intervenir entre 6 et 12 heures après le début du traitement. Des corticostéroïdes peuvent être envisagés en prophylaxie et en traitement. Si ces derniers s'avèrent efficaces, le traitement par la cytarabine pourra être poursuivi.

Traitement à doses élevées

Infections: septicémie, abcès du foie.

Affections du système nerveux :

Après un traitement par des doses élevées de cytarabine, des symptômes d'atteinte cérébrale ou cérébelleuse tels que modifications de la personnalité, vigilance altérée, dysarthrie, ataxie, tremblements, nystagmus, céphalées, confusion, somnolence, sensations vertigineuses, coma, convulsions, etc. apparaissent chez 8 à 37 % des patients traités. Des neuropathies périphériques motrices et sensorielles ont également été rapportées avec un traitement à dose élevée. L'incidence chez les personnes âgées (>55 ans) peut être encore plus élevée. D'autres facteurs de prédisposition sont les insuffisances hépatiques et rénales, un traitement antérieur du SNC (par ex. radiothérapie) et l'alcoolisme. Les troubles du SNC sont dans la plupart des cas réversibles.

Le risque de toxicité pour le SNC augmente si le traitement par la cytarabine - administrée à haute dose par voie IV - est associé à un autre traitement toxique pour le SNC tel qu'une radiothérapie ou une dose élevée.

Affections oculaires : toxicité cornéenne.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané : éruption cutanée entraînant une desquamation, alopécie.

Des infections virales, bactériennes, fongiques, parasitaires ou saprophytes, de n'importe quelle partie du corps, peuvent être associées à l'usage de la cytarabine en monothérapie ou en association avec d'autres agents immunosuppresseurs suite à l'administration de doses d'immunosuppresseurs qui affectent l'immunité cellulaire ou humorale. Ces infections peuvent être légères, mais elles peuvent aussi être graves.

Un syndrome de la cytarabine a été décrit. Il se caractérise par de la fièvre, une myalgie, des douleurs osseuses, une douleur thoracique éventuelle, un rash maculopapuleux, une conjonctivite et des malaises. Il se produit généralement entre 6 et 12 heures après l'administration du médicament. Les corticostéroïdes se sont révélés être bénéfiques dans le traitement ou la prévention de ce syndrome. Si les symptômes du syndrome sont suffisamment graves pour justifier un traitement par corticostéroïdes, ceux-ci devront être poursuivis tout au long du traitement par cytarabine.

Affections gastro-intestinales :

Particulièrement en cas de traitement par des doses élevées de cytarabine, des réactions plus graves peuvent apparaître en plus des symptômes courants. Une perforation ou une nécrose intestinale accompagnée d'un iléus et de péritonite ont été rapportés

Des abcès du foie, une hépatomégalie, le syndrome de Budd-Chiari (thrombose veineuse hépatique) et une pancréatite ont été observés après un traitement à dose élevée.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Des signes cliniques tels que ceux présents dans l'oedème pulmonaire/le SDRA peuvent apparaître, particulièrement avec le traitement à dose élevée. Cette réaction est probablement due à une lésion capillaire alvéolaire. Il est difficile de faire une évaluation des fréquences (déclarées de 10 à 26 % dans diverses publications), étant donné que les patients concernés faisaient généralement une rechute, où d'autres facteurs peuvent contribuer à cette réaction.

Autres :

Suite au traitement par la cytarabine, une cardiomyopathie et une rhabdomyolyse ont été rapportées. Un cas d'anaphylaxie ayant entraîné un arrêt cardiopulmonaire et ayant nécessité une réanimation a été rapporté.  Ceci s'est produit immédiatement après l'administration intraveineuse de cytarabine.

Les effets indésirables gastro-intestinaux sont réduits si la cytarabine est administrée en perfusion. Il est recommandé d'administrer des glucocorticoïdes locaux pour la prévention de la conjonctivite hémorragique.

La cytarabine n'est pas recommandée pour une utilisation intrathécale ; cependant, les effets indésirables ci-après ont été rapportés avec un tel usage. Réactions systémiques attendues : myélosuppression, nausées, vomissements. De temps à autre, une toxicité sévère pour la moelle épinière pouvant même entraîner une quadriplégie et une paralysie, une encéphalopathie nécrosante, une cécité et d'autres neurotoxicités isolées ont été rapportées.



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