publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CYTARABINE KABI 100 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Cytarabine
laboratoire: Fresenius Kabi Oncology

Solution injectable ou pour perfusion
Boîte de 1 Flacon de 10 ml
Toutes les formes

Indication

Traitement d'induction de la rémission des leucémies aiguës myéloblastiques de l'adulte et traitement d'autres types de leucémies aiguës de l'adulte et l'enfant.

Posologie CYTARABINE KABI 100 mg/mL Solution injectable ou pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 10 ml

Par perfusion intraveineuse ou injection ou injection sous-cutanée.

L'injection sous-cutanée est généralement bien tolérée et peut être recommandée dans les traitements d'entretien.

Cytarabine KABI 100 mg/ml ne doit pas être administré par voie intrathécale.

Le traitement par cytarabine doit être instauré par ou sous la surveillance d'un médecin très expérimenté en matière d'utilisation thérapeutique des cytostatiques. Les recommandations qui peuvent être fournies ne sont que générales puisque les leucémies aiguës sont presque exclusivement traitées par des associations de cytostatiques. Les recommandations posologiques peuvent être établies en fonction du poids corporel (mg/kg) ou en fonction du BSA (mg/m²). Ces recommandations posologiques peuvent être converties en valeurs exprimées en fonction de la surface corporelle à partir de celles exprimées en fonction du poids par le biais de nomogrammes.

1) Traitement d'induction de la rémission :

La posologie du traitement d'induction et le schéma thérapeutique varient selon le protocole utilisé.

a)  Traitement continu :

Le schéma posologique suivant a été utilisé pour l'induction d'une rémission par un traitement continu.

I)   En injection rapide : 2 mg/kg/jour constitue une dose initiale appropriée. Le traitement doit être administré pendant 10 jours, avec un contrôle quotidien des numérations sanguines. En absence d'effet antileucémique et en l'absence de toxicité apparente, augmenter la posologie à 4 mg/kg/jour et maintenir cette posologie jusqu'à mise en évidence d'une réponse thérapeutique ou d'une toxicité. Presque tous les patients peuvent recevoir ces doses jusqu'à l'apparition d'une toxicité.

II)  Une dose de 0,5 à 1,0 mg/kg/jour peut être administrée en perfusion sur 24 heures. Les résultats des perfusions d'une heure ont été satisfaisants chez la majorité des patients. Au bout de 10 jours, cette dose journalière initiale peut être augmentée à 2 mg/kg/jour en fonction de la toxicité. Il convient de poursuivre le traitement jusqu'à l'apparition d'une toxicité ou d'une rémission.

b)  Traitement intermittent :

Le schéma posologique suivant a été utilisé pour l'induction d'une rémission par un traitement intermittent.

I)   Une dose de 3 à 5 mg/kg/jour est administrée par voie intraveineuse tous les jours pendant cinq jours consécutifs. Après une période de repos de deux à neuf jours, un autre cycle de traitement est administré. Il convient de poursuivre le traitement jusqu'à l'apparition d'une toxicité ou d'une réponse thérapeutique.  

     Les premiers signes d'amélioration médullaire ont été rapportés entre 7 et 64 jours (moyenne 28 jours) après le début du traitement.

     En général, si un patient ne montre ni toxicité ni rémission après un essai correctement mené, il est recommandé d'être prudent lors de l'administration de doses plus fortes. En principe, les patients semblent tolérer les doses plus fortes lorsqu' elles sont administrées par injection intraveineuse rapide plutôt qu'en injection lente. Cette différence est due au métabolisme rapide de la cytarabine et en conséquence à la durée d'action courte de la dose élevée.

II)  La cytarabine peut également être administrée à une dose de 100 à 200 mg/m²/24 heures, en perfusion continue pendant 5 à 7 jours, seule ou en association à d'autres cytostatiques, incluant par exemple une anthracycline. Des cycles de traitement additionnels peuvent être administrés toutes les 2 à 4 semaines, jusqu'à obtention de la rémission ou apparition d'une toxicité inacceptable.

2) Traitement d'entretien :

La posologie du traitement d'entretien et le schéma thérapeutique varient selon le protocole utilisé.

Le schéma posologique suivant a été utilisé pour le traitement continu suivant l'induction de la rémission.

I)   Les rémissions induites par la cytarabine ou d'autres médicaments peuvent être maintenues par l'injection intraveineuse ou sous-cutanée de cytarabine à la dose de 1 mg/kg une ou deux fois par semaine.

II)  La cytarabine a également été administrée à des doses de 100 à 200 mg/m², en perfusion continue pendant 5 jours à un mois d'intervalle, en monothérapie ou en association à d'autres cytostatiques.

A fortes doses :

La cytarabine, sous surveillance médicale stricte, est administrée en monothérapie ou en association à d'autres cytostatiques, à la dose de 2-3 g/m², en perfusion intraveineuse de 1 à 3 heures toutes les 12 heures pendant 2 à 6 jours (total de 12 doses par cycle). La dose totale de traitement ne doit pas dépasser 36 g/m². La fréquence des cycles de traitement dépend de la réponse au traitement et de la toxicité hématologique et non hématologique. Il convient également de se reporter aux précautions d'emploi (rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) pour les modalités d'arrêt du traitement.

Population pédiatrique :

La tolérance n'a pas été établie chez le petit enfant.

Patients avec altération hépatique et rénale :

Patients avec altération de la fonction hépatique ou rénale : la posologie doit être réduite.

La cytarabine peut être dialysée. C'est pourquoi, la cytarabine ne doit pas être administrée juste avant ou après une dialyse.

Sujets âgés :

Un traitement à fortes doses chez un patient de plus de 60 ans ne doit être administré qu'après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque.

Mode d'administration :

Pour les instructions sur la dilution du médicament avant son administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Contre indications

· Hypersensibilité à la cytarabine ou à l'un des excipients de CYTARABINE KABI.

· Anémie, leucopénie et thrombocytopénie d'étiologie non maligne (par exemple : aplasie médullaire), sauf si le médecin juge que le traitement par cytarabine constitue l'alternative la plus adaptée pour le patient.

· Encéphalopathies toxiques et dégénératives, particulièrement après l'utilisation de méthotrexate ou d'un traitement par radiation ionisante.

Effets indésirables Cytarabine Kabi

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec le traitement par cytarabine :

Les fréquences sont définies selon la convention suivante :

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000)

Très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Les effets indésirables de la cytarabine sont dose-dépendants. Les effets indésirables les plus fréquents sont gastro-intestinaux. La cytarabine est toxique pour la moelle osseuse et provoque des effets indésirables hématologiques.

Classes de systèmes d'organes

Fréquence

Terme MedDRA

Infections et infestations

Peu fréquent

Sepsis (immunosuppression), cellulite au site d'injection

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Peu fréquent

Lentigo

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent

Anémie, mégaloblastose, leucopénie, thrombocytopénie

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Anorexie, hyperuricémie.

Affections du système nerveux

Fréquent

A fortes doses, troubles cérébraux et cérébelleux, avec détérioration du niveau de conscience, dysarthrie, nystagmus.

Peu fréquent

Céphalées, neuropathie périphérique

Affections oculaires

Fréquent

Conjonctivite hémorragique réversible (photophobie, brûlures, troubles visuels, larmoiement augmenté), kératite

Affections cardiaques

Peu fréquent

Péricardite

Affections cardiaques

Très rare

Arythmies

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Pneumonie, dyspnée, mal de gorge.

Affections gastro-intestinales

fréquent

Dysphagie, douleur abdominale, nausées, vomissements, diarrhée, inflammation ou ulcération orale / anale

Peu fréquent

Oesophagite, ulcère oesophagien, pneumatose kystique intestinale, colite nécrosante, péritonite

Affections hépatobiliaires

Fréquent

Effets réversibles sur le foie avec augmentation du taux des enzymes hépatiques

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Effets indésirables cutanés réversibles, tels qu' érythème, dermatite bulleuse, urticaire, vascularite, alopécie

Peu fréquent

Ulcération cutanée, prurit, douleur des paumes des mains et des plantes de pieds à type de brûlures

Très rare

Hidradénite eccrine neutrophilique

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Peu fréquent

Myalgies, arthralgies

Affections rénales et urinaires

 Fréquent

Altération rénale, rétention urinaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Fièvre, thrombophlébite au site d'injection

Syndrome de la cytarabine (Ara-C) : (Effet immunoallergique) :

Une fièvre, des myalgies, des douleurs osseuses, occasionnellement des douleurs thoraciques, un exanthème, une conjonctivite et des nausées peuvent apparaître 6 à 12 heures après le début du traitement. L'administration de corticoïdes doit être envisagée à titre prophylactique et curatif. S'ils sont efficaces, le traitement par cytarabine peut être poursuivi.

Les effets indésirables dus à un traitement par cytarabine à fortes doses, autres que ceux observés à doses conventionnelles, incluent :

Toxicité hématologique :

La toxicité hématologique se manifeste par une pancytopénie profonde pouvant durer de 15 à 25 jours, avec une aplasie médullaire plus sévère que celle observée aux doses conventionnelles. 

Troubles du système nerveux central :

Après traitement par de fortes doses de cytarabine, des symptômes de type cérébraux ou cérébelleux tels que des changements de la personnalité, des troubles de la vigilance, une dysarthrie, une ataxie, des tremblements, un nystagmus, des céphalées, une confusion, une somnolence, une confusion, un coma, des convulsions, etc apparaissent chez 8 à 37% des patients traités. L'incidence chez le sujet âgé (> 55 ans) peut être encore plus élevée. Les autres facteurs prédisposants sont l'insuffisance hépatique ou rénale, des antécédents de traitement du système nerveux central (par exemple, radiothérapie) et l'alcoolisme. Les troubles du système nerveux central sont dans la plupart des cas réversibles.

Le risque de toxicité du système nerveux central augmente si le traitement par cytarabine - administré par voie I.V. à fortes doses - est associé à un autre traitement toxique pour le SNC, comme une radiothérapie ou un traitement à doses élevées.

Toxicité cornéenne et conjonctivale :

Des lésions réversibles de la cornée et des conjonctivites hémorragiques ont été décrites.

Ces phénomènes peuvent être prévenus ou diminués par l'instillation d'un collyre contenant des corticoïdes.

Troubles gastro-intestinaux :

Des réactions plus sévères peuvent apparaître en plus des autres symptômes fréquents, particulièrement après l'administration de fortes doses de cytarabine. Une perforation ou une nécrose intestinale avec un iléus et une péritonite ont été rapportées.

Des abcès hépatiques, une hépatomégalie, un syndrome de Budd-Chiari (thrombose veineuse hépatique) et une pancréatite ont été observés après un traitement à hautes doses de cytarabine.

Troubles respiratoire, thoracique et médiastinaux :

Des signes cliniques d'oedème pulmonaire/SDRA peuvent apparaître, en particulier à fortes doses. La réaction est probablement due à des lésions des capillaires alvéolaires. Il est difficile d'évaluer les fréquences de ces effets indésirables (déclarés entre  10 et 26 % dans différentes publications) car ils surviennent généralement chez des patients présentant une rechute, au cours de laquelle différents facteurs peuvent contribuer à l'apparition de  cette réaction.

Autres:

Après un traitement par cytarabine, une cardiomyopathie et une rhabdomyolyse ont été rapportées. Un cas d'anaphylaxie ayant entrainé un arrêt cardiopulmonaire et nécessité une réanimation a été décrit. Ce cas s'est produit immédiatement après l'administration intraveineuse de cytarabine.

Les effets indésirables gastro-intestinaux sont réduits si la cytarabine est administrée en perfusion. L'emploi de glucocorticoïdes locaux est recommandé en prophylaxie de la conjonctivite hémorragique.

Aménorrhée et azoospermie (voir section Grossesse et allaitement).



publicité